À 22 ans, Simon Mignolet est parti seul en Angleterre. Sa copine, Jasmien étudiait le droit à Louvain et tenait évidemment à aller au bout. Au moment de son transfert, Simon était aussi à l'Université, en sciences politiques. Il a décroché son bachelier. Il revient sur cette période dans une interview à coeur ouvert accordée dans le nouveau mensuel de Sport/Foot Magazine.

"C'était beaucoup de théorie donc je n'étais pas obligé d'aller souvent au cours. J'aurais aussi pu choisir le droit, c'était aussi fait pour moi. Je suivais les cours sur slides et en ligne. Je trouvais important de faire des études. À 18 ans, qui pouvait me garantir que j'allais percer dans le foot? Il me fallait une alternative. En plus, j'aimais bien ce que j'étudiais. Pas tellement l'aspect politique, mais tout ce qui est histoire et sociétal."

Quand il a compris qu'il allait faire carrière et qu'il n'était plus obligé de suivre une formation... il a quand même décidé de continuer. Ses études lui permettaient d'avoir une structure. "Je m'entraînais le matin, et puis après, quoi? J'allais parfois jouer au golf, mais à partir du moment où tu ne sais plus comment occuper tes journées, tu cours le risque de succomber aux tentations de la vie d'étudiant."

Il estime que cette période sans Jasmien a été la plus importante de sa vie. "Avant ça, on avait toujours tout fait pour moi. La lessive, le repassage, les repas. J'étais traité comme un prince, soigné aux petits oignons. Quand ce n'était pas ma mère qui me mâchait la besogne, c'était ma petite amie. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé seul et j'ai dû tout faire. Je suis devenu indépendant, je me suis structuré. Pour ma relation avec Jasmien, ça a été compliqué, bien entendu. Mais pour mon développement, ça a été un passage crucial."

Jasmien a constaté cette évolution perso quand, un an et demi plus tard, et son diplôme en poche, elle l'a rejoint en Angleterre. Elle avait laissé un ado, elle a retrouvé un adulte. "Quand j'étais jeune, j'étais un plouc, une amusette. Rien à voir avec celui que je suis aujourd'hui. Je suis devenu très ponctuel et sérieux. Parce qu'en Angleterre, du jour au lendemain, j'ai été obligé de me structurer. Mais mes potes d'enfance, Jasmien, mes parents et mon frère te diraient certainement qu'en privé, je suis complètement différent du Simon Mignolet que les gens voient dans le foot. À l'école, j'étais un clown et je n'avais pas peur de ridiculiser les gens. Parfois, ça rendait Jasmien assez nerveuse... Pour les profs, je n'étais pas l'élève le plus facile à vivre. Quand on revoit nos amis de l'époque et qu'on se remémore certaines scènes, je suis souvent concerné."

Retrouvez cet entretien complet avec Simon Mignolet dans la Zone + ou dans la version papier de notre magazine parue ce 4 février.

À 22 ans, Simon Mignolet est parti seul en Angleterre. Sa copine, Jasmien étudiait le droit à Louvain et tenait évidemment à aller au bout. Au moment de son transfert, Simon était aussi à l'Université, en sciences politiques. Il a décroché son bachelier. Il revient sur cette période dans une interview à coeur ouvert accordée dans le nouveau mensuel de Sport/Foot Magazine."C'était beaucoup de théorie donc je n'étais pas obligé d'aller souvent au cours. J'aurais aussi pu choisir le droit, c'était aussi fait pour moi. Je suivais les cours sur slides et en ligne. Je trouvais important de faire des études. À 18 ans, qui pouvait me garantir que j'allais percer dans le foot? Il me fallait une alternative. En plus, j'aimais bien ce que j'étudiais. Pas tellement l'aspect politique, mais tout ce qui est histoire et sociétal."Quand il a compris qu'il allait faire carrière et qu'il n'était plus obligé de suivre une formation... il a quand même décidé de continuer. Ses études lui permettaient d'avoir une structure. "Je m'entraînais le matin, et puis après, quoi? J'allais parfois jouer au golf, mais à partir du moment où tu ne sais plus comment occuper tes journées, tu cours le risque de succomber aux tentations de la vie d'étudiant." Il estime que cette période sans Jasmien a été la plus importante de sa vie. "Avant ça, on avait toujours tout fait pour moi. La lessive, le repassage, les repas. J'étais traité comme un prince, soigné aux petits oignons. Quand ce n'était pas ma mère qui me mâchait la besogne, c'était ma petite amie. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé seul et j'ai dû tout faire. Je suis devenu indépendant, je me suis structuré. Pour ma relation avec Jasmien, ça a été compliqué, bien entendu. Mais pour mon développement, ça a été un passage crucial." Jasmien a constaté cette évolution perso quand, un an et demi plus tard, et son diplôme en poche, elle l'a rejoint en Angleterre. Elle avait laissé un ado, elle a retrouvé un adulte. "Quand j'étais jeune, j'étais un plouc, une amusette. Rien à voir avec celui que je suis aujourd'hui. Je suis devenu très ponctuel et sérieux. Parce qu'en Angleterre, du jour au lendemain, j'ai été obligé de me structurer. Mais mes potes d'enfance, Jasmien, mes parents et mon frère te diraient certainement qu'en privé, je suis complètement différent du Simon Mignolet que les gens voient dans le foot. À l'école, j'étais un clown et je n'avais pas peur de ridiculiser les gens. Parfois, ça rendait Jasmien assez nerveuse... Pour les profs, je n'étais pas l'élève le plus facile à vivre. Quand on revoit nos amis de l'époque et qu'on se remémore certaines scènes, je suis souvent concerné."Retrouvez cet entretien complet avec Simon Mignolet dans la Zone + ou dans la version papier de notre magazine parue ce 4 février.