A quand l'assistance de la vidéo, pour exclure des situations comme à Liège, Bruges ou Genk?
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A quand l'assistance de la vidéo, pour exclure des situations comme à Liège, Bruges ou Genk? LUDWIG SNEYERS :Ça arrive. Aujourd'hui, nous tenons une assemblée générale durant laquelle nous allons soumettre à tous les clubs professionnels un dossier sur la vidéo. En principe, tout le monde a déjà accepté qu'à l'avenir, nous travaillions avec un arbitre-vidéo mais jusqu'à présent, nous ne savions pas comment nous y prendre concrètement. Ni combien ça allait coûter. Ça pouvait être 100.000 euros -façon de parler- comme le double. Nous avons préparé tous les chiffres. Les clubs peuvent donner leur feu vert.Ça veut dire que le week-end suivant, tous les arbitre de division un pourront consulter un cinquième arbitre, qui regardera la vidéo?SNEYERS :Non. Ça n'ira pas aussi vite. Si les clubs donnent leur feu vert, nous passerons par une phase-test, durant laquelle nous nous servirons de la vidéo mais offline. Il n'y aura pas de contact avec l'arbitre sur le terrain. On ne peut pas introduire ça comme ça. Les Pays-Bas procèdent à des tests depuis trois ans. La NFL a aussi longuement testé le système avant de l'utiliser. L'émoi actuel constitue sans doute une occasion en or pour accélérer l'exécution de tous les principes déjà acceptés.Comment allez-vous réagir aux problèmes suscités par les paris et l'implication des joueurs? Un club limoge son joueur, l'autre pas.SNEYERS :C'est un deuxième point important à l'agenda de ce mercredi. Il est clair que de ce point de vue non plus, ça n'a pas été une bonne semaine pour le football belge et qu'il est nécessaire de prendre une série de mesures pour exclure les paris sur sa propre équipe. Nous allons discuter ces mesures aujourd'hui. Il y a déjà des directives mais elles ne sont manifestement pas assez bien transmises aux joueurs. Donc, il faut des règles claires, des sanctions uniformes et un travail de prévention.Le TPO, le Third Patry Ownership, est apparemment déjà interdit mais il est facilement contournable. Comment réagissez-vous quand un président d'un club de D1B doit démissionner suite à l'opération undercover du Telegraph et que peut faire la Pro League contre ce genre de problème?SNEYERS :Je connais la personne en question et j'ai été stupéfait. C'est interdit et nous devons tout mettre en oeuvre, avec toutes les instances, pour faire respecter cette interdiction. Les règles sont là pour être appliquées. La Pro League n'est pas bien armée. Ce sujet fait notamment partie de la compétence de la commission des licences. Elle a en principe accès à tous les comptes, elle peut détecter et suivre les flux d'argent, voir où ils arrivent, savoir qui gagne combien dans l'affaire. Je pense que les contrôles devront être très fouillés lors des prochaines reconductions des licences. Nous devons mettre fin à ce genre de pratiques dès qu'elles apparaissent.A l'issue de la dernière campagne de Coupe, Hein Vanhaezebrouck a dit: "On ferait mieux d'arrêter les frais." Ce point de vue est-il partagé par toute la Pro League?SNEYERS :Pour le moment, discuter d'une nouvelle formule de Coupe n'est pas notre première priorité. Nous évaluons constamment la situation mais nous sommes liés à des contrats, commerciaux et télévisés. Or, le format actuel est inclus dans les contrats. La Coupe est une de nos préoccupations à long terme mais vous comprendrez que nous avons d'autres priorités pour le moment. Par Peter T'Kint