Quand tu arrives à la Masia, tout le monde en parle comme le meilleur centre de formation du monde. C'est l'époque où Guardiola domine l'Europe avec plusieurs joueurs formés au club. Tu avais un peu l'impression d'être au centre du monde ?

SERGIO GÓMEZ : À l'époque, on savait qu'à la Masia, on trouvait les meilleurs jeunes joueurs du monde. Dans chaque catégorie, on voyait arriver plusieurs joueurs venus de l'étranger. Le club était au sommet, il luttait pour les titres chaque année... Tout le monde voulait jouer au Barça. On devait obligatoirement se mettre un peu de pression. Parce que tu savais que si tu faisais une mauvaise saison, il était probable que tu ne fasses plus partie du club la saison suivante. Le Barça, c'est ça.

Avec la médiatisation des jeunes à l'époque, tu étais presque une star avant de devenir pro. Comment on gère ça ?

GÓMEZ : C'est clair que quand tu brilles dans un centre de formation comme celui du Barça, beaucoup de gens commencent à parler de toi, ils te comparent avec des joueurs qui font partie de l'équipe première... C'est un peu de pression, mais il faut pouvoir rester tranquille et profiter des matches. Au final, on n'était que des gars de treize ou quatorze ans et tout ce qu'on voulait, c'était s'amuser et gagner.

Le club vous aide à ce que tout ça ne vous monte pas à la tête ?

GÓMEZ : Il y a un genre de psychologue sportif, qui est à la disposition des joueurs qui en ont besoin. Mais au final, ceux qui ont le plus d'influence là-dessus, ce sont les entraîneurs que tu rencontres pendant ton parcours. Ils font tout pour que tu gardes les pieds sur terre, que tu t'impliques à fond dans les entraînements et dans les cours, et ils sont importants pour te faire évoluer et t'apprendre à devenir un professionnel.

On dit souvent des jeunes formés au Barça qu'ils peuvent se reconnaître entre eux, tant l'apprentissage à la Masia est spécifique. C'est vrai ?

GÓMEZ : C'est clair qu'un joueur qui est passé par la Masia, ça se voit un peu plus. Après, j'ai été surpris en arrivant ici à Anderlecht. Il y a beaucoup de jeunes qui sont en U19 ou en U21, et qui ont énormément de qualités. Je suis parfois venu les voir jouer ici au stade, et ils m'ont surpris. Anderlecht me fait penser à la Masia parce que dès le plus jeune âge, le club impose un style, et accompagne ses jeunes pendant toute leur formation pour les préparer à prendre la place de ceux qui sont sur le terrain avec l'équipe première. De manière générale, quand tu vois la façon dont un joueur touche la balle, tu sais très rapidement dire s'il est passé par un bon centre de formation ou non.

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Quand tu arrives à la Masia, tout le monde en parle comme le meilleur centre de formation du monde. C'est l'époque où Guardiola domine l'Europe avec plusieurs joueurs formés au club. Tu avais un peu l'impression d'être au centre du monde ?SERGIO GÓMEZ : À l'époque, on savait qu'à la Masia, on trouvait les meilleurs jeunes joueurs du monde. Dans chaque catégorie, on voyait arriver plusieurs joueurs venus de l'étranger. Le club était au sommet, il luttait pour les titres chaque année... Tout le monde voulait jouer au Barça. On devait obligatoirement se mettre un peu de pression. Parce que tu savais que si tu faisais une mauvaise saison, il était probable que tu ne fasses plus partie du club la saison suivante. Le Barça, c'est ça.Avec la médiatisation des jeunes à l'époque, tu étais presque une star avant de devenir pro. Comment on gère ça ?GÓMEZ : C'est clair que quand tu brilles dans un centre de formation comme celui du Barça, beaucoup de gens commencent à parler de toi, ils te comparent avec des joueurs qui font partie de l'équipe première... C'est un peu de pression, mais il faut pouvoir rester tranquille et profiter des matches. Au final, on n'était que des gars de treize ou quatorze ans et tout ce qu'on voulait, c'était s'amuser et gagner.Le club vous aide à ce que tout ça ne vous monte pas à la tête ?GÓMEZ : Il y a un genre de psychologue sportif, qui est à la disposition des joueurs qui en ont besoin. Mais au final, ceux qui ont le plus d'influence là-dessus, ce sont les entraîneurs que tu rencontres pendant ton parcours. Ils font tout pour que tu gardes les pieds sur terre, que tu t'impliques à fond dans les entraînements et dans les cours, et ils sont importants pour te faire évoluer et t'apprendre à devenir un professionnel.On dit souvent des jeunes formés au Barça qu'ils peuvent se reconnaître entre eux, tant l'apprentissage à la Masia est spécifique. C'est vrai ?GÓMEZ : C'est clair qu'un joueur qui est passé par la Masia, ça se voit un peu plus. Après, j'ai été surpris en arrivant ici à Anderlecht. Il y a beaucoup de jeunes qui sont en U19 ou en U21, et qui ont énormément de qualités. Je suis parfois venu les voir jouer ici au stade, et ils m'ont surpris. Anderlecht me fait penser à la Masia parce que dès le plus jeune âge, le club impose un style, et accompagne ses jeunes pendant toute leur formation pour les préparer à prendre la place de ceux qui sont sur le terrain avec l'équipe première. De manière générale, quand tu vois la façon dont un joueur touche la balle, tu sais très rapidement dire s'il est passé par un bon centre de formation ou non.