Bien que l'Association royale belge de football (RBFA) ait engagé une procédure de licenciement à l'encontre de l'arbitre Sébastien Delférièrevoici déjà trois ans, celui-ci est pourtant toujours payé par la fédération. Comment cela se fait-il ?

Voici bientôt trois ans, le 10 octobre 2018, l'opération "Mains propres" secouait le monde du football belge avec de nombreuses perquisitions, notamment au sein de plusieurs clubs de football de D1A. Un jour après, le parquet fédéral tenait une conférence de presse dans laquelle il expliquait que deux arbitres, Sébastien Delférière et Bart Vertenten, étaient soupçonnés d'infractions pénales. Suite à celle-ci, l'Union Belge entamait une procédure de licenciement à l'encontre des deux hommes en noir, mais dans le cas de Delférière, les choses se sont quelque peu compliquées.

Sébastien Delférière disposait non seulement d'un contrat avec la RBFA en tant qu'arbitre, mais il était aussi employé de l'Association des clubs francophones du football (ACFF), la branche de l'Union Belge qui est en charge du football amateur francophone.

Mais le point le plus problématique était qu'en tant que représentant syndical et membre du comité d'entreprise, Sébastien Delferière était un salarié protégé. La RBFA a donc dû demander au tribunal du travail l'autorisation de le démettre de ses fonctions d'arbitre.

Entre-temps, le tribunal du travail a décidé d'attendre le jugement de l'affaire au pénal avant de se prononcer sur la "raison urgente", explique Louis Derwa, l'avocat de Sébastien Delferière à Sport/Foot Magazine.

Conséquence : ce dernier perçoit donc toujours un revenu de remplacement en tant qu'arbitre, payé en partie par la RBFA et en partie par l'État. Son contrat avec la fédération, qui n'est donc que suspendu pour l'instant, expire en juin 2022. Son contrat d'employé n'est en revanche pas lié à cette affaire. Il continue toujours de travailler pour l'ACFF, dont son père David est le président.

Bien que l'Association royale belge de football (RBFA) ait engagé une procédure de licenciement à l'encontre de l'arbitre Sébastien Delférièrevoici déjà trois ans, celui-ci est pourtant toujours payé par la fédération. Comment cela se fait-il ? Voici bientôt trois ans, le 10 octobre 2018, l'opération "Mains propres" secouait le monde du football belge avec de nombreuses perquisitions, notamment au sein de plusieurs clubs de football de D1A. Un jour après, le parquet fédéral tenait une conférence de presse dans laquelle il expliquait que deux arbitres, Sébastien Delférière et Bart Vertenten, étaient soupçonnés d'infractions pénales. Suite à celle-ci, l'Union Belge entamait une procédure de licenciement à l'encontre des deux hommes en noir, mais dans le cas de Delférière, les choses se sont quelque peu compliquées.Sébastien Delférière disposait non seulement d'un contrat avec la RBFA en tant qu'arbitre, mais il était aussi employé de l'Association des clubs francophones du football (ACFF), la branche de l'Union Belge qui est en charge du football amateur francophone.Mais le point le plus problématique était qu'en tant que représentant syndical et membre du comité d'entreprise, Sébastien Delferière était un salarié protégé. La RBFA a donc dû demander au tribunal du travail l'autorisation de le démettre de ses fonctions d'arbitre.Entre-temps, le tribunal du travail a décidé d'attendre le jugement de l'affaire au pénal avant de se prononcer sur la "raison urgente", explique Louis Derwa, l'avocat de Sébastien Delferière à Sport/Foot Magazine. Conséquence : ce dernier perçoit donc toujours un revenu de remplacement en tant qu'arbitre, payé en partie par la RBFA et en partie par l'État. Son contrat avec la fédération, qui n'est donc que suspendu pour l'instant, expire en juin 2022. Son contrat d'employé n'est en revanche pas lié à cette affaire. Il continue toujours de travailler pour l'ACFF, dont son père David est le président.