Manu, 40 ans, Hell-Side/Vieille garde : "Steven était un leader, quelqu'un qui ne vivait que pour le Standard. Il mouillait son maillot, tirait le club vers l'avant. Il serait devenu une légende s'il n'avait pas fait ce qu'il a fait cet été. Il est venu en T3, à nos côtés, c'est significatif. C'est quelqu'un qui sait s'amuser, qui savait boire son verre, mais qui vivait aussi pour son club, comme nous tous ici. Je suis resté ami mais le Standard, c'est ma famille. Et je ne vais donc certainement pas l'applaudir le 25 mais je ne vais pas non plus le huer. J'ai bien peur que certains risquent de dépasser les limites, surtout chez les jeunes. Comment voulez-vous faire pour contrôler une tribune de 7000 personnes, longue de 55 mètres ? J'arriverai à gérer ceux que je connais... Je suis certain d'une chose : s'il venait à marquer, il ne fêtera pas son but. Mais il tirera les corners, j'en suis sûr. C'est un homme."

Kat la rouche, 52 ans, Présidente du club de supporters Standard@internet : "Defour, on l'avait dans les tripes. Il représentait le Standard. On ne lui a pas donné le brassard de capitaine pour rien. Il en imposait sur le terrain, et avait cette gnaque qu'on aime tant. J'étais persuadé qu'il jouait vraiment pour son blason. C'était avant... Quand j'ai appris qu'il avait signé à Anderlecht, je n'ai eu qu'un mot en tête : Judas ! Comment je vais l'accueillir ? Tout dépendra où je me trouve dans le stade. Si je suis en T2 et donc entouré de papys, je ne vais pas l'accueillir du tout, je serai indifférente. Par contre, si je me retrouve en T3, je peux vous assurer que ça va gueuler."

Ahmed, 45 ans, Hell-Side/Vieille garde : "La première fois que je l'ai rencontré c'était à Liège-sur-sable, et j'ai vu directement que c'était un bon mec. Le seul et gros problème, c'est qu'aujourd'hui il est chez l'ennemi. Je ne comprendrai jamais pourquoi il est revenu en Belgique dans un championnat aussi faible. Defour était dans notre coeur, et il nous l'a brisé en signant à Anderlecht. Mais bon, c'est vrai aussi que Duchâtelet a de l'arthrose à ses doigts et qu'il était incapable de signer un chèque pour ramener Defour. Contre Anderlecht, ça risque d'être très chaud pour les fesses de Steven mais aussi pour Duchâtelet car personne ne soutient sa politique.

Moi en tout cas, je vais l'accueillir chaudement, je vais devoir apprendre à siffler d'ailleurs (il rit)."

Francis, 57 ans, encyclopédie vivante du club : "Mon regard n'a pas changé depuis son transfert à Anderlecht. Defour restera toujours là (il frappe son coeur). L'inconvénient : il est mauve. Et ça, on peut pas le nier. J'ai tellement vécu de belles anecdotes avec Steven que je ne peux fermer les yeux. Pour moi, Defour restera dans la légende du Standard. On ne peut pas tirer un trait sur ces cinq saisons où il a tout donné pour ce club, pour le blason et pour nous car il était toujours disponible. Defour, c'est un gars comme nous, qui ne se la pète pas. Je pourrais le rencontrer demain, même si ça me fait mal de le voir en mauve. J'étais évidemment cassé quand j'ai appris la nouvelle du transfert à Anderlecht. Je suis resté dans mon fauteuil, je n'y croyais pas. La première fois que je l'ai vu en mauve, ou en rose, ce n'était pas Defour."

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré au retour de Steven Defour à Sclessin dans votre Sport/Foot Magazine

Manu, 40 ans, Hell-Side/Vieille garde : "Steven était un leader, quelqu'un qui ne vivait que pour le Standard. Il mouillait son maillot, tirait le club vers l'avant. Il serait devenu une légende s'il n'avait pas fait ce qu'il a fait cet été. Il est venu en T3, à nos côtés, c'est significatif. C'est quelqu'un qui sait s'amuser, qui savait boire son verre, mais qui vivait aussi pour son club, comme nous tous ici. Je suis resté ami mais le Standard, c'est ma famille. Et je ne vais donc certainement pas l'applaudir le 25 mais je ne vais pas non plus le huer. J'ai bien peur que certains risquent de dépasser les limites, surtout chez les jeunes. Comment voulez-vous faire pour contrôler une tribune de 7000 personnes, longue de 55 mètres ? J'arriverai à gérer ceux que je connais... Je suis certain d'une chose : s'il venait à marquer, il ne fêtera pas son but. Mais il tirera les corners, j'en suis sûr. C'est un homme."Kat la rouche, 52 ans, Présidente du club de supporters Standard@internet : "Defour, on l'avait dans les tripes. Il représentait le Standard. On ne lui a pas donné le brassard de capitaine pour rien. Il en imposait sur le terrain, et avait cette gnaque qu'on aime tant. J'étais persuadé qu'il jouait vraiment pour son blason. C'était avant... Quand j'ai appris qu'il avait signé à Anderlecht, je n'ai eu qu'un mot en tête : Judas ! Comment je vais l'accueillir ? Tout dépendra où je me trouve dans le stade. Si je suis en T2 et donc entouré de papys, je ne vais pas l'accueillir du tout, je serai indifférente. Par contre, si je me retrouve en T3, je peux vous assurer que ça va gueuler." Ahmed, 45 ans, Hell-Side/Vieille garde : "La première fois que je l'ai rencontré c'était à Liège-sur-sable, et j'ai vu directement que c'était un bon mec. Le seul et gros problème, c'est qu'aujourd'hui il est chez l'ennemi. Je ne comprendrai jamais pourquoi il est revenu en Belgique dans un championnat aussi faible. Defour était dans notre coeur, et il nous l'a brisé en signant à Anderlecht. Mais bon, c'est vrai aussi que Duchâtelet a de l'arthrose à ses doigts et qu'il était incapable de signer un chèque pour ramener Defour. Contre Anderlecht, ça risque d'être très chaud pour les fesses de Steven mais aussi pour Duchâtelet car personne ne soutient sa politique.Moi en tout cas, je vais l'accueillir chaudement, je vais devoir apprendre à siffler d'ailleurs (il rit)."Francis, 57 ans, encyclopédie vivante du club : "Mon regard n'a pas changé depuis son transfert à Anderlecht. Defour restera toujours là (il frappe son coeur). L'inconvénient : il est mauve. Et ça, on peut pas le nier. J'ai tellement vécu de belles anecdotes avec Steven que je ne peux fermer les yeux. Pour moi, Defour restera dans la légende du Standard. On ne peut pas tirer un trait sur ces cinq saisons où il a tout donné pour ce club, pour le blason et pour nous car il était toujours disponible. Defour, c'est un gars comme nous, qui ne se la pète pas. Je pourrais le rencontrer demain, même si ça me fait mal de le voir en mauve. J'étais évidemment cassé quand j'ai appris la nouvelle du transfert à Anderlecht. Je suis resté dans mon fauteuil, je n'y croyais pas. La première fois que je l'ai vu en mauve, ou en rose, ce n'était pas Defour."Par Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'article consacré au retour de Steven Defour à Sclessin dans votre Sport/Foot Magazine