Carl Hoefkens a fêté la conquête d'un titre au Standard avec le Lierse et y est régulièrement revenu avec l'équipe lierroise ou quand il portait le maillot du Club Bruges. Il ne faut pas lui faire un dessin : Hoefkens sait évidemment que les Brugeois seront reçus avec tous les honneurs.

"Pour moi, l'ambiance est plus vive qu'il y a 10 ans" dit-il. "C'est méga-chaud, le top en Belgique avec Bruges. Au Standard, les supporters vivent le match à l'italienne avec les superbes tifos. A Bruges, les accents sont plus britanniques. Quand l'équipe ne répond pas à l'attente, le public de Sclessin le fait savoir à ses joueurs et c'est dur aussi pour l'adversaire.

J'ai vu des images des différends entre des supporters et la direction en début de saison. C'est très motivant de jouer dans ce stade. L'ambiance est redoutable en début de match, cela vous prend même à la gorge mais cela disparaît au fil des minutes. En tant qu'adversaire, je ne me suis jamais senti menacé à Sclessin."

Ivica Mornar qualifié de "Judas" et Milan Jovanovic, eurent tout le stade sur le dos lors de leur retour à Sclessin avec Anderlecht. Le public n'épargne personne, ni coaches ni vedettes. Michy Batshuayi en sait quelque chose. Sclessin aime bien mais châtie bien quand son attaquant le plus doué cède à la facilité ou la joue perso.

Légende vivante du Standard, où il ne rate jamais un match, Wilfried Van Moer a vécu les mêmes problèmes que Michy lors de sa première saison au Standard en 1968-69. Il en parla dans un de ses livres, Numéro 8 : "Mon premier match de championnat sous les couleurs du Standard eut lieu contre l'Union Saint Gilloise : 5-1 !

"Un public exigeant et versatile"

Dès que le jeu ralentissait, le public se mettait à battre des mains. Les spectateurs n'épargnaient même pas Erwin Kostedde et Antal Nagy qui avaient marqué respectivement trois et deux goals. Le public de Sclessin est particulièrement exigeant et versatile. Il vous adore et vous brûle tout aussitôt. En fin 1970-71, après une victoire au Club Bruges 2-3, où j'avais fourni le plus beau match de championnat de ma carrière, le public de Sclessin épia le moindre de mes gestes.

Il me considéra comme le principal responsable de la défaite qu'Anderlecht nous infligea le week-end suivant. A un moment donné, excédé par les cris d'hostilité à mon égard, je me suis dirigé vers le banc dans l'intention bien arrêtée d'abandonner la partie. Paul Van Himst me barra la route et m'adressa quelques paroles qui me calmèrent : -Mon vieux, je comprends ton état d'esprit, j'ai eu la même mésaventure. Ils te porteront dans une semaine ou deux."

Van Moer mit le public dans sa poche en lui offrant le titre cette saison-là : Batshuayi sait ce qu'il lui reste à faire dans l'Enfer de Sclessin...

Retrouvez l'intégralité de cet article dans Sport/Foot Magazine, cette semaine. Pierre Bilic et Geert Foutré

Carl Hoefkens a fêté la conquête d'un titre au Standard avec le Lierse et y est régulièrement revenu avec l'équipe lierroise ou quand il portait le maillot du Club Bruges. Il ne faut pas lui faire un dessin : Hoefkens sait évidemment que les Brugeois seront reçus avec tous les honneurs. "Pour moi, l'ambiance est plus vive qu'il y a 10 ans" dit-il. "C'est méga-chaud, le top en Belgique avec Bruges. Au Standard, les supporters vivent le match à l'italienne avec les superbes tifos. A Bruges, les accents sont plus britanniques. Quand l'équipe ne répond pas à l'attente, le public de Sclessin le fait savoir à ses joueurs et c'est dur aussi pour l'adversaire. J'ai vu des images des différends entre des supporters et la direction en début de saison. C'est très motivant de jouer dans ce stade. L'ambiance est redoutable en début de match, cela vous prend même à la gorge mais cela disparaît au fil des minutes. En tant qu'adversaire, je ne me suis jamais senti menacé à Sclessin." Ivica Mornar qualifié de "Judas" et Milan Jovanovic, eurent tout le stade sur le dos lors de leur retour à Sclessin avec Anderlecht. Le public n'épargne personne, ni coaches ni vedettes. Michy Batshuayi en sait quelque chose. Sclessin aime bien mais châtie bien quand son attaquant le plus doué cède à la facilité ou la joue perso. Légende vivante du Standard, où il ne rate jamais un match, Wilfried Van Moer a vécu les mêmes problèmes que Michy lors de sa première saison au Standard en 1968-69. Il en parla dans un de ses livres, Numéro 8 : "Mon premier match de championnat sous les couleurs du Standard eut lieu contre l'Union Saint Gilloise : 5-1 ! "Un public exigeant et versatile" Dès que le jeu ralentissait, le public se mettait à battre des mains. Les spectateurs n'épargnaient même pas Erwin Kostedde et Antal Nagy qui avaient marqué respectivement trois et deux goals. Le public de Sclessin est particulièrement exigeant et versatile. Il vous adore et vous brûle tout aussitôt. En fin 1970-71, après une victoire au Club Bruges 2-3, où j'avais fourni le plus beau match de championnat de ma carrière, le public de Sclessin épia le moindre de mes gestes. Il me considéra comme le principal responsable de la défaite qu'Anderlecht nous infligea le week-end suivant. A un moment donné, excédé par les cris d'hostilité à mon égard, je me suis dirigé vers le banc dans l'intention bien arrêtée d'abandonner la partie. Paul Van Himst me barra la route et m'adressa quelques paroles qui me calmèrent : -Mon vieux, je comprends ton état d'esprit, j'ai eu la même mésaventure. Ils te porteront dans une semaine ou deux." Van Moer mit le public dans sa poche en lui offrant le titre cette saison-là : Batshuayi sait ce qu'il lui reste à faire dans l'Enfer de Sclessin... Retrouvez l'intégralité de cet article dans Sport/Foot Magazine, cette semaine. Pierre Bilic et Geert Foutré