Pourtant peu réputé pour adapter son système de jeu aux automatismes rigides, Antonio Conte aime comparer le travail d'entraîneur à celui d'un tailleur. Deux métiers où l'objectif est de mettre les corps à l'aise dans un costume conçu sur mesure. Le système de jeu est finalement secondaire. Parole d'Italien, un pays où les modules sont pourtant enseignés comme des évangiles à Coverciano, l'école des entraîneurs transalpins.

Très vite, en se plongeant dans ces combinaisons de chiffres et leur animation, on apprend que chaque système comporte des avantages et des inconvénients. L'idéal est alors de choisir un module qui met en évidence les vertus offensives et défensives de son noyau, quitte à l'adapter légèrement à chaque transfert. D'où l'image du tailleur.

Le 4-4-2 en losange était taillé sur mesure pour les qualités de Jonathan David.

Dans les prochaines semaines, Jess Thorup risque de devoir sortir les épingles. Car son 4-4-2 en losange était taillé sur mesure pour les qualités de Jonathan David. Infiltreur de génie, avec ou sans le ballon, ses qualités étaient exacerbées par un système de jeu dans lequel Laurent Depoitre et Roman Yaremchuk font leurs appels de l'intérieur vers l'extérieur pour dégager le couloir axial, et peuplent la surface pour permettre à leur numéro 10 de jaillir à l'abri des centraux pour finir le travail.

Le problème, c'est que Gand n'a pas d'autre Jonathan David. Et que sans lui, les vertus offensives du système diminuent alors que les faiblesses défensives sont toujours bien présentes. Elles ont été exposées par Saint-Trond, qui a multiplié les changements d'aile pour trouver de l'espace sur les côtés, là où seuls les latéraux sont présents quand le jeu va trop vite d'un côté à l'autre. Une stratégie que Charleroi et Anderlecht avaient déjà utilisée la saison dernière. "Si aucune grande équipe en Europe ne joue avec un 4-4-2 en losange, c'est qu'il y a une raison", expliquait d'ailleurs Ivan Leko dans nos colonnes au printemps dernier.

Privé de son principal bénéficiaire, le système de Jess Thorup perd un argument de poids dans la colonne de ses avantages, et risque de faire pencher la balance du côté des inconvénients. Malgré tout son talent, Giorgi Chakvetadze n'a pas le même rayon d'actions que David, et Roman Bezus ne possède pas le même dynamisme que le Canadien. Pour conserver ce duo offensif qui faisait également briller Yaremchuk la saison dernière, la route vers l'équilibre se dessinerait-elle en 3-5-2 ? Dans leurs clubs précédents, Jordan Botaka et Núrio ont, en tout cas, déjà occupé le couloir en solo avec brio, et ajouter un joueur dans la ligne arrière pourrait contribuer à cette solidification défensive qui a servi de fil rouge au début d'été bien chargé d'Ivan De Witte et Michel Louwagie.

Pourtant peu réputé pour adapter son système de jeu aux automatismes rigides, Antonio Conte aime comparer le travail d'entraîneur à celui d'un tailleur. Deux métiers où l'objectif est de mettre les corps à l'aise dans un costume conçu sur mesure. Le système de jeu est finalement secondaire. Parole d'Italien, un pays où les modules sont pourtant enseignés comme des évangiles à Coverciano, l'école des entraîneurs transalpins.Très vite, en se plongeant dans ces combinaisons de chiffres et leur animation, on apprend que chaque système comporte des avantages et des inconvénients. L'idéal est alors de choisir un module qui met en évidence les vertus offensives et défensives de son noyau, quitte à l'adapter légèrement à chaque transfert. D'où l'image du tailleur.Dans les prochaines semaines, Jess Thorup risque de devoir sortir les épingles. Car son 4-4-2 en losange était taillé sur mesure pour les qualités de Jonathan David. Infiltreur de génie, avec ou sans le ballon, ses qualités étaient exacerbées par un système de jeu dans lequel Laurent Depoitre et Roman Yaremchuk font leurs appels de l'intérieur vers l'extérieur pour dégager le couloir axial, et peuplent la surface pour permettre à leur numéro 10 de jaillir à l'abri des centraux pour finir le travail. Le problème, c'est que Gand n'a pas d'autre Jonathan David. Et que sans lui, les vertus offensives du système diminuent alors que les faiblesses défensives sont toujours bien présentes. Elles ont été exposées par Saint-Trond, qui a multiplié les changements d'aile pour trouver de l'espace sur les côtés, là où seuls les latéraux sont présents quand le jeu va trop vite d'un côté à l'autre. Une stratégie que Charleroi et Anderlecht avaient déjà utilisée la saison dernière. "Si aucune grande équipe en Europe ne joue avec un 4-4-2 en losange, c'est qu'il y a une raison", expliquait d'ailleurs Ivan Leko dans nos colonnes au printemps dernier.Privé de son principal bénéficiaire, le système de Jess Thorup perd un argument de poids dans la colonne de ses avantages, et risque de faire pencher la balance du côté des inconvénients. Malgré tout son talent, Giorgi Chakvetadze n'a pas le même rayon d'actions que David, et Roman Bezus ne possède pas le même dynamisme que le Canadien. Pour conserver ce duo offensif qui faisait également briller Yaremchuk la saison dernière, la route vers l'équilibre se dessinerait-elle en 3-5-2 ? Dans leurs clubs précédents, Jordan Botaka et Núrio ont, en tout cas, déjà occupé le couloir en solo avec brio, et ajouter un joueur dans la ligne arrière pourrait contribuer à cette solidification défensive qui a servi de fil rouge au début d'été bien chargé d'Ivan De Witte et Michel Louwagie.