Sans doute trop excité par la nouvelle, Marc Coucke a tenu à précéder le faste de l'annonce officielle, clipée en une vidéo aux allures forcément royales, qui annonce que le Petit Prince rejoint le Prince. Le 5 juillet dernier, le président des Mauves poste une photo de lui, flanqué de son bras droit d'alors Michael Verschueren, et de la nouvelle recrue anderlechtoise. Samir Nasri débarque à Bruxelles. Peu importe, à ce moment, que l'ancien enfant prodige de l'OM n'ait joué que 1.023 minutes en cumulant les deux dernières saisons. Le fait que les gros CV de Marko Marin ou de Demy De Zeeuw n'aient jamais suffi à émerger chez les Mauves semble à peine plus important. Le coup médiatique est exceptionnel. Le nom d'Anderlecht n'a plus de frontières.

En coulisses, on raconte pourtant que la venue de l'ancien Bleu est bien moins motivée que ce que les mots distillés face aux micros laissent supposer. Si le Petit Prince n'a pas pris la direction rémunératrice des Émirats, ce serait avant tout parce que le club qui le convoitait n'est pas parvenu à libérer l'une des indispensables places extra-communautaires pour l'accueillir. Anderlecht faisait alors office de plan B, rendu attrayant par un plantureux salaire comme seul le président du Sporting semble pouvoir en offrir en Belgique.

Sa vie à Bruxelles a surtout été remarquée à l'écart des terrains, exposant une silhouette pas toujours digne d'un joueur professionnel.

"Nos jeunes ne peuvent réussir que s'ils sont bien encadrés sur et en-dehors du terrain", justifie Marc Coucke en évoquant l'arrivée du nouveau numéro 14 des Mauves. Nasri écope carrément du brassard de capitaine pour la venue de Malines, hôte de sa première titularisation à Bruxelles, suivant la règle alors en vigueur à Anderlecht qui veut que le plus ancien sur le terrain - excepté le joueur-coach Vincent Kompany - porte le brassard.

Parce qu'il était l'aîné sur le terrain, Samir Nasri a parfois porté le brassard de capitaine des Mauves en début de saison, BELGA - Virginie Lefour
Parce qu'il était l'aîné sur le terrain, Samir Nasri a parfois porté le brassard de capitaine des Mauves en début de saison © BELGA - Virginie Lefour

Le rôle d'exemple ne semblait pas taillé sur mesure pour le Français, et le temps n'a pas tardé à confirmer un présage initialement basé sur sa seule réputation. Très vite, Samir Nasri a plus souvent fait parler de lui sur les dancefloors bruxellois que sur les pelouses nationales. Son histoire de joueur mauve, probablement arrêtée par une énième douleur au genou au début du mois d'octobre lors d'un déplacement dans le Pays Noir, ne recense que 508 minutes au compteur, agrémentées d'un but à Courtrai et d'un autre en Coupe face au Beerschot. Sa vie dans la capitale belge, elle, a principalement été marquée par un rapprochement avec Anthony Vanden Borre, un goût prononcé pour les apparitions nocturnes, une silhouette pas toujours digne d'un joueur professionnel et des voyages fréquents vers Dubaï, son repère où il se trouve actuellement en attendant le verdict définitif de la Pro League sur la suite potentielle de la saison.

"J'ai la plage pour m'entraîner", expliquait d'ailleurs le Français lors d'un live Instagram avec un journaliste de L'Équipe,profitant de l'occasion pour nier toute disparition des radars anderlechtois : "Je parle au médecin en chef et à Vincent Kompany tous les jours." Cette longue période loin des terrains et de Neerpede aurait, ainsi, permis au Petit Prince de déceler un problème de dos à la source de ses souffrances récurrentes au genou depuis deux ans.

L'histoire ne dit pas encore, par contre, si son train de vie actuel permettra d'un jour remettre sa carrière sur les bons rails.

Sans doute trop excité par la nouvelle, Marc Coucke a tenu à précéder le faste de l'annonce officielle, clipée en une vidéo aux allures forcément royales, qui annonce que le Petit Prince rejoint le Prince. Le 5 juillet dernier, le président des Mauves poste une photo de lui, flanqué de son bras droit d'alors Michael Verschueren, et de la nouvelle recrue anderlechtoise. Samir Nasri débarque à Bruxelles. Peu importe, à ce moment, que l'ancien enfant prodige de l'OM n'ait joué que 1.023 minutes en cumulant les deux dernières saisons. Le fait que les gros CV de Marko Marin ou de Demy De Zeeuw n'aient jamais suffi à émerger chez les Mauves semble à peine plus important. Le coup médiatique est exceptionnel. Le nom d'Anderlecht n'a plus de frontières.En coulisses, on raconte pourtant que la venue de l'ancien Bleu est bien moins motivée que ce que les mots distillés face aux micros laissent supposer. Si le Petit Prince n'a pas pris la direction rémunératrice des Émirats, ce serait avant tout parce que le club qui le convoitait n'est pas parvenu à libérer l'une des indispensables places extra-communautaires pour l'accueillir. Anderlecht faisait alors office de plan B, rendu attrayant par un plantureux salaire comme seul le président du Sporting semble pouvoir en offrir en Belgique."Nos jeunes ne peuvent réussir que s'ils sont bien encadrés sur et en-dehors du terrain", justifie Marc Coucke en évoquant l'arrivée du nouveau numéro 14 des Mauves. Nasri écope carrément du brassard de capitaine pour la venue de Malines, hôte de sa première titularisation à Bruxelles, suivant la règle alors en vigueur à Anderlecht qui veut que le plus ancien sur le terrain - excepté le joueur-coach Vincent Kompany - porte le brassard.Le rôle d'exemple ne semblait pas taillé sur mesure pour le Français, et le temps n'a pas tardé à confirmer un présage initialement basé sur sa seule réputation. Très vite, Samir Nasri a plus souvent fait parler de lui sur les dancefloors bruxellois que sur les pelouses nationales. Son histoire de joueur mauve, probablement arrêtée par une énième douleur au genou au début du mois d'octobre lors d'un déplacement dans le Pays Noir, ne recense que 508 minutes au compteur, agrémentées d'un but à Courtrai et d'un autre en Coupe face au Beerschot. Sa vie dans la capitale belge, elle, a principalement été marquée par un rapprochement avec Anthony Vanden Borre, un goût prononcé pour les apparitions nocturnes, une silhouette pas toujours digne d'un joueur professionnel et des voyages fréquents vers Dubaï, son repère où il se trouve actuellement en attendant le verdict définitif de la Pro League sur la suite potentielle de la saison."J'ai la plage pour m'entraîner", expliquait d'ailleurs le Français lors d'un live Instagram avec un journaliste de L'Équipe,profitant de l'occasion pour nier toute disparition des radars anderlechtois : "Je parle au médecin en chef et à Vincent Kompany tous les jours." Cette longue période loin des terrains et de Neerpede aurait, ainsi, permis au Petit Prince de déceler un problème de dos à la source de ses souffrances récurrentes au genou depuis deux ans.L'histoire ne dit pas encore, par contre, si son train de vie actuel permettra d'un jour remettre sa carrière sur les bons rails.