Sami Allagui à propos...

...de son arrivée à l'Excel Mouscron : "Je veux juste montrer qui je suis. Sami Allagui, un joueur qui se donne pour le collectif. Je ne fais pas 2 mètres, je ne peux pas me contenter d'attendre que les ballons viennent. Par contre, j'aime participer au jeu, travailler, prendre mes responsabilités. Ce que j'aime, c'est terminer un match en étant KO. Qu'on doive me porter jusqu'au banc de touche à la limite. Et je savais qu'avec Bernd Hollerbarch, je serais obligé d'à nouveau en arriver là. Ça tombe bien, je ne voulais pas finir ma carrière en roue libre, j'avais besoin d'un entraîneur capable de me faire bosser dur encore deux ou trois saisons."

...de Thomas Tuchel qu'il a connu à Mainz : "Déjà, avec Tuchel, si tu n'as pas de diplôme à l'école, ça ne sert à rien de venir à l'entraînement. Avec lui, c'est plus la tête que les jambes qui travaillent. Je me souviens de notre premier entraînement, c'était un petit match. Il y avait des cônes partout sur le terrain. On ne pouvait jamais rentrer seul dans une zone. On est sorti de là, on avait la tête en feu. Mais derrière, on a écrit l'histoire du club. En décembre, on était encore 2e devant le Bayern. On avait gagné nos sept premiers matchs cette saison-là. Avec sept systèmes différents parce qu'il identifiait à chaque fois le point faible de l'adversaire. Au final, en deux mois, on a battu tous les grands : Stuttgart, Wolfsburg, le Werder Brême, le Bayern avec deux attaquants, Hoffenheim. C'était ahurissant. Dans cette équipe, il n'y avait pas vraiment de grands noms, mais un immense entraîneur. Évidemment qu'on pouvait anticiper ce qu'il allait devenir. Il y a très peu d'entraîneurs qui, en une séance, sont capables de te retourner le cerveau. Et généralement, c'est bon signe. J'ai bien connu Jürgen Klopp aussi à Mayence, vu que j'ai repris sa maison quand il est parti à Dortmund. Ce sont des gars qui, quand tu les écoutes, sont capables de t'apprendre beaucoup."

...de son passage à Anderlecht : "J'étais si jeune ! Je me vois encore arriver à Bruxelles... J'avais 18 ans, c'était mon premier club professionnel, même si je m'étais déjà entraîné quelques fois avec les pros à Aix-la-Chapelle quand j'étais en U19, mais c'était vraiment la première fois que j'intégrais un vestiaire pro. Je ne parlais pas français, presque pas un mot, et je me retrouvais à devoir m'intégrer dans un groupe où il n'y avait que des grands noms. Vanderhaeghe, Wilhelmsson, Akin,... Ça volait haut à l'époque, c'est une équipe qui jouait la Ligue des Champions chaque année..."

Par Martin Grimberghs

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