On est loin du temps où le tenant du titre remettait immédiatement sa couronne en jeu avec souvent quelques surprises. Personne en Belgique n'a oublié Argentine-Belgique 0-1 de 1982. Les défaites argentine de 1990 (0-1 contre la Cameroun) et française de 2002 (0-1 face au Sénégal) ont aussi marqué la première journée des compétitions. Depuis 2006, et la non-qualification automatique du champion sortant, l'ouverture est assurée par le pays organisateur. Il y a quatre ans le Brésil avait pris la mesure de la Croatie 3-1. Personne ne s'attend à voir une de ces deux équipes aller loin dans la compétition. Il n'est même pas certain qu'elles passeront le cap du premier tour dans ce groupe A, considéré comme le plus faible, qui comprend l'Uruguay et l'Egypte. Staislav Cherchesov, outre la pression de ne pas décevoir, qui plus est devant le chef de l'état Vladimir Poutine, connaît de gros soucis de sélection. Il doit composer sans son axe défensif central Dzhikiya et Vasin, ni sans son meilleur attaquant Kokorin, tous trois blessés. D'autres ont refusé la sélection comme les jumeaux Aleksei et Vasili Berezutski et Igor Denisov est en conflit et n'a pas été retenu. Du coup, le vétéran Sergey Ignashevich doit assurer à 38 ans la solidité derrière. La campagne de préparation 2018 des Russes n'a pas été miraculeuse (défaites contre le Brésil (3-0), la France (3-1) et l'Autriche (1-0), et partage contre la Turquie (1-1). Depuis la disparition de l'Union soviétique, la Russie n'a jamais franchi le cap du premier tour. Pas sûr que la Russie pourra se refaire, grâce au football, une belle image sportive après ses gros scandales de dopage qui lui avait valu l'exclusion des Mondiaux d'athlétisme l'an dernier et des récents Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang. L'Arabie Saoudite a encore moins d'arguments à présenter. Composée de joueurs qui n'ont pratiquement aucune expérience internationale, les "Fils du Désert" retrouvent le Mondial après 12 ans d'absence. N'ayant rien à perdre, la sélection de l'Argentin Juan Antonio Pizzi (vainqueur en 2016 de la Copa America aux commandes du Chili), va faire son possible comme lors du récent match contre l'Allemagne (défaite de justesse 2-1 à Leverkusen). "Nous n'avons pas peur parce que on n'attend pas de nous que nous remportions le Mondial. Dès lors nous pouvons jouer à l'aise et représenter dignement notre pays", a reconnu le capitaine Osama Hawsawi, qui a séjourné quelque temps à Anderlecht. Un discours que Pizzi ne suit pas totalement: "Je me fais fort de rendre la vie dure à nos adversaires" a-t-il déclaré. (Belga)

On est loin du temps où le tenant du titre remettait immédiatement sa couronne en jeu avec souvent quelques surprises. Personne en Belgique n'a oublié Argentine-Belgique 0-1 de 1982. Les défaites argentine de 1990 (0-1 contre la Cameroun) et française de 2002 (0-1 face au Sénégal) ont aussi marqué la première journée des compétitions. Depuis 2006, et la non-qualification automatique du champion sortant, l'ouverture est assurée par le pays organisateur. Il y a quatre ans le Brésil avait pris la mesure de la Croatie 3-1. Personne ne s'attend à voir une de ces deux équipes aller loin dans la compétition. Il n'est même pas certain qu'elles passeront le cap du premier tour dans ce groupe A, considéré comme le plus faible, qui comprend l'Uruguay et l'Egypte. Staislav Cherchesov, outre la pression de ne pas décevoir, qui plus est devant le chef de l'état Vladimir Poutine, connaît de gros soucis de sélection. Il doit composer sans son axe défensif central Dzhikiya et Vasin, ni sans son meilleur attaquant Kokorin, tous trois blessés. D'autres ont refusé la sélection comme les jumeaux Aleksei et Vasili Berezutski et Igor Denisov est en conflit et n'a pas été retenu. Du coup, le vétéran Sergey Ignashevich doit assurer à 38 ans la solidité derrière. La campagne de préparation 2018 des Russes n'a pas été miraculeuse (défaites contre le Brésil (3-0), la France (3-1) et l'Autriche (1-0), et partage contre la Turquie (1-1). Depuis la disparition de l'Union soviétique, la Russie n'a jamais franchi le cap du premier tour. Pas sûr que la Russie pourra se refaire, grâce au football, une belle image sportive après ses gros scandales de dopage qui lui avait valu l'exclusion des Mondiaux d'athlétisme l'an dernier et des récents Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang. L'Arabie Saoudite a encore moins d'arguments à présenter. Composée de joueurs qui n'ont pratiquement aucune expérience internationale, les "Fils du Désert" retrouvent le Mondial après 12 ans d'absence. N'ayant rien à perdre, la sélection de l'Argentin Juan Antonio Pizzi (vainqueur en 2016 de la Copa America aux commandes du Chili), va faire son possible comme lors du récent match contre l'Allemagne (défaite de justesse 2-1 à Leverkusen). "Nous n'avons pas peur parce que on n'attend pas de nous que nous remportions le Mondial. Dès lors nous pouvons jouer à l'aise et représenter dignement notre pays", a reconnu le capitaine Osama Hawsawi, qui a séjourné quelque temps à Anderlecht. Un discours que Pizzi ne suit pas totalement: "Je me fais fort de rendre la vie dure à nos adversaires" a-t-il déclaré. (Belga)