"Je suis d'ailleurs ravi d'avoir obéi à son ordre, car je me sens déjà très bien ici. Je connais un peu l'histoire de ce club, son palmarès et les grands joueurs qu'il a formés. C'est clair que je n'arrive pas n'importe où..."

"On cherchait un joueur avec du rendement, et on l'a trouvé", a pour sa part commenté le directeur technique Frank Arnesen.

"Merci à Romelu, mais aussi à Michael Verschueren, qui a réussi ce transfert. C'est la super-solution à notre problème, même s'il faut bien avouer qu'elle est un peu tombée du ciel. Mais le joueur voulait bien venir, et est même très content d'être là. Nous aussi, cela va de soi..."

"Je crois bien qu'en Angleterre, je dois avoir joué à tous les niveaux, de haut en bas et inversément", s'est justifié en anglais Yannick Bolasie, un international congolais (35 sélections, 9 buts) né à Lyon qui curieusement, ne parle pas français.

"Je pensais donc qu'il était temps de faire une pause dans ce périple exlusivement anglais, et que ma carrière ne serait pas complète si je ne m'offrais pas une expérience sur le Continent. Alors pourquoi pas à Anderlecht, dont Dieumerci (Mbokani, ndlr) et d'autres compatriotes m'ont également dit le plus grand bien. Je suis très impatient de découvrir un autre championnat pendant quelques mois, avant de sans doute retourner à Everton. Venir ici était d'ailleurs ma décision. Personne à part Romelu (rires) ne m'a obligé. Merci au Sporting d'avoir réussi à conclure ce prêt.."

Visiblement Bolasie ne débarque pas en Jupiler Pro League pour jouer les stars. "Non, je veux juste aider les jeunes d'Anderlecht à remonter l'équipe aussi haut que possible dans le classement", explique-t-il. "Si j'ai bien compris le règlement de la compétition, on a encore toutes nos chances. J'espère sincèrement pouvoir apporter ce qu'on attend de moi, et déjà contribuer à une victoire au Standard dimanche. Christian (Luyindama, ndlr) a quitté le club, et même si je suppose que son remplaçant a également de grandes qualités, c'est quand même une très grosse perte qui pourrait nous être profitable. Je sais qu'on va particulièrement m'observer, mais ce n'est pas une source de pression supplémentaire. Je suis habitué à cela. Il y a de la pression sur toute l'équipe, mais pas davantage sur moi..", conclut Bolasie.

Quant à l'entraîneur, Fred Rutten, il s'est déclaré enchanté du renfort de choix dont il va pouvoir disposer jusqu'à la fin de la saison.

"On m'a expliqué que les numéros un et deux de ma liste, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, ce n'était pas possible", a-t-il relaté avec humour, "mais qu'on allait consentir un gros effort pour faire venir le numéro trois, Yannick Bolasie".

Un numéro trois qui sur le terrain portera le numéro onze, comme jadis Wilfried Puis et Robbie Rensenbrink, les meilleurs ailiers gauche de la saga mauve...