"Je suis terriblement déçu", a-t-il confié à Belga après son élimination. "J'ai malheureusement disputé un match avec très peu de hauts et beaucoup trop de bas. Une nouvelle fois, j'étais trop stressé et cela m'a porté préjudice. Pourtant, il était prenable. Même sans jouer extraordinairement bien, j'étais au-dessus de lui dans le premier set. Et puis, au début du deuxième, j'ai vu la victoire arriver et je me suis crispé. J'ai alors perdu mon service à 3-3 et ensuite, j'ai complètement disparu", a-t-il soupiré. Le problème de la gestion du stress dans les tournois du Grand Chelem n'est pas neuf pour Joachim Gerard. Le natif d'Uccle le reconnaît d'ailleurs volontiers. "Et j'y travaille beaucoup", a-t-il glissé. Mais, entre-temps, il continue de le poursuivre. "J'aimerais tellement remporter un tournoi du Grand Chelem en simple. Et je sais que j'en ai les moyens. La plus belle preuve, c'est que la semaine passée, à Amiens, j'avais très bien joué, pour me hisser en finale après avoir battu l'Argentin Fernandez, numéro 2 mondial, l'un des grands favoris ici. Mes attentes sont donc chaque fois très élevées et cela me joue des tours. Je me stresse, mes coups ne partent plus et je fais des bêtes fautes. Je devrais en fait arrêter de mettre ce genre de tournoi sur un piédestal, mais c'est plus facilement dit que fait." (Belga)