Le président des Mauves nous reçoit au centre d'entraînement de Neerpede. Il nous attend dans une salle aux murs blancs, avec vue sur les terrains d'entraînement. Les derniers joueurs regagnent les vestiaires : la séance du matin est achevée. Vanden Stock rayonne en voyant ses jeunes gaillards. Cela doit adoucir son mécontentement sur l'aboutissement dans l'affaire Scholz.

Roger Vanden Stock : "Quand vous voulez jouer le jeu honnêtement mais qu'un concurrent s'y prend autrement, vous n'avez aucune chance. Devons-nous procéder ainsi à l'avenir ? Nous essayons de trouver un accord avec le club avant de contacter le joueur. Dans ce cas-ci, deux jours après notre accord avec Lokeren, le joueur a signé dans un autre club. Ce sont des pratiques dont Anderlecht ne veut pas."

Avez-vous été trop honnête ?

Vanden Stock : "Absolument et ce n'est pas la première fois. Nous avons négocié avec le club pendant des semaines, sans qu'il y ait la moindre fuite, mais dès que la nouvelle est parue dans la presse, le joueur a choisi un autre club. Ca s'était produit avec De Bock et le Club Bruges, maintenant avec Scholz et le Standard. Ce n'est quand même pas un hasard ?"

Le Standard vous a taclé ?

Vanden Stock : "On peut le dire. Le règlement FIFA interdit de négocier avec un joueur sous contrat. On peut donc déposer plainte mais qui va le faire ? Pas Lokeren, quand même."

Non car Roger Lambrecht a réussi une bonne affaire aussi.

Vanden Stock : "Tout-à-fait. Tout le monde est content: Lokeren, le Standard et le joueur. Nous le sommes un peu moins. Je ne regrette toutefois pas d'avoir loupé le transfert d'un joueur qui ne voulait pas vraiment nous rejoindre. C'est mieux comme ça."

Avez-vous le sentiment que c'est devenu un contre tous?

Vanden Stock : "Anderlecht a trop de succès. Notre dernier titre a fait très mal à nos adversaires. Nous aussi, nous avons été complètement surpris d'être champions. Puis il y a eu le Soulier d'Or. Deux points de différence entre Hasi et Preud'homme, cinq entre Praet et Vazquez, chaque fois à notre avantage. C'était peut-être un peu trop."

Par François Collin

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Roger Vanden Stock dans votre Sport/Foot Magazine

Le président des Mauves nous reçoit au centre d'entraînement de Neerpede. Il nous attend dans une salle aux murs blancs, avec vue sur les terrains d'entraînement. Les derniers joueurs regagnent les vestiaires : la séance du matin est achevée. Vanden Stock rayonne en voyant ses jeunes gaillards. Cela doit adoucir son mécontentement sur l'aboutissement dans l'affaire Scholz.Roger Vanden Stock : "Quand vous voulez jouer le jeu honnêtement mais qu'un concurrent s'y prend autrement, vous n'avez aucune chance. Devons-nous procéder ainsi à l'avenir ? Nous essayons de trouver un accord avec le club avant de contacter le joueur. Dans ce cas-ci, deux jours après notre accord avec Lokeren, le joueur a signé dans un autre club. Ce sont des pratiques dont Anderlecht ne veut pas."Avez-vous été trop honnête ?Vanden Stock : "Absolument et ce n'est pas la première fois. Nous avons négocié avec le club pendant des semaines, sans qu'il y ait la moindre fuite, mais dès que la nouvelle est parue dans la presse, le joueur a choisi un autre club. Ca s'était produit avec De Bock et le Club Bruges, maintenant avec Scholz et le Standard. Ce n'est quand même pas un hasard ?"Le Standard vous a taclé ?Vanden Stock : "On peut le dire. Le règlement FIFA interdit de négocier avec un joueur sous contrat. On peut donc déposer plainte mais qui va le faire ? Pas Lokeren, quand même."Non car Roger Lambrecht a réussi une bonne affaire aussi.Vanden Stock : "Tout-à-fait. Tout le monde est content: Lokeren, le Standard et le joueur. Nous le sommes un peu moins. Je ne regrette toutefois pas d'avoir loupé le transfert d'un joueur qui ne voulait pas vraiment nous rejoindre. C'est mieux comme ça."Avez-vous le sentiment que c'est devenu un contre tous?Vanden Stock : "Anderlecht a trop de succès. Notre dernier titre a fait très mal à nos adversaires. Nous aussi, nous avons été complètement surpris d'être champions. Puis il y a eu le Soulier d'Or. Deux points de différence entre Hasi et Preud'homme, cinq entre Praet et Vazquez, chaque fois à notre avantage. C'était peut-être un peu trop."Par François CollinRetrouvez l'intégralité de l'interview de Roger Vanden Stock dans votre Sport/Foot Magazine