Roberto Martinez s'est fait le porte voix de la campagne de la FIFA #ReachOut sur la santé mentale des footballeurs rejoignant le courant d'une réflexion plus générale sur la santé mentale des sportifs.

L'instance mondiale du football a publié mercredi un article dans le sélectionneur espagnol des Diables Rouges s'exprime sur un sujet qui selon lui "touche tout le monde", lui qui a été joueur à une époque où "s'exprimer et montrer ses 'faiblesses' était mal vu. On avait l'impression que tout le monde devait être un superhéros." Les mentalités commencent à changer et de nombreux sportifs évoquent ouvertement le sujet. Les exemples les plus récents et les plus médiatisés concernent notamment la gymnaste américaine Simone Biles et la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka. "C'est le bon moment de comprendre que derrière le footballeur, derrière l'homme d'affaires, derrière l'ouvrier, il y a un être humain", estime Roberto Martinez.

"Et cet être humain a les mêmes problèmes que tout autre être humain. Qui que vous soyez, c'est de plus en plus dur de vivre lorsque vous cachez que vous n'allez pas bien. C'est l'effet boule de neige et le problème ne cesse de grossir. Cela finit par affecter vos prestations, et c'est sans doute la première chose que l'on voit, mais surtout votre bonheur et celui de vos proches. La santé mentale est un problème qui nous concerne tous. Nous devons être conscients et suffisamment courageux pour nous exprimer et demander de l'aide pour pouvoir travailler sous pression tout en continuant à aimer ce que l'on fait."

Avec des enjeux de plus en plus élevés, les prestations et le comportement des joueurs et de leur staff sont sans cesse passés au microscope, Roberto Martinez sait qu'il doit se concentrer sur la gestion de la charge émotionnelle et psychologique de ses joueurs. "Il faut être capable de performer sous la pression, de prendre du plaisir parce que c'est ce que nous faisons depuis toujours, mais aussi de bien comprendre que certaines personnes se mettent dans des états qui ne sont pas naturels et malsains, et ce n'est pas facile de prendre tout cela en compte. Cela veut dire qu'ils ne peuvent pas être au meilleur de leur forme, mais surtout qu'ils souffrent vraiment à l'intérieur."

"En tant qu'institutions sportives, nous avons la responsabilité de mettre en place des environnements permettant à tous les joueurs, à tous les membres du staff, à toutes les personnes impliquées dans notre sport de se sentir à l'aise et soutenus s'ils souhaitent s'exprimer lorsqu'ils ne se sentent pas bien. Quand on a une jambe cassée, on va voir le médecin. C'est la même idée : quand on ne se sent pas bien, on doit demander de l'aide", a estimé Roberto Martinez, 48 ans, qui se souvient avoir pris les rêves d'Everton peu après le suicide de Gary Speed, le sélectionneur du Pays de Galles, un de ses homologues et une légende du club.

"Le métier d'entraîneur est un poste individuel, qui peut parfois être solitaire. Il est donc encore plus important d'être entouré de personnes à qui vous pouvez parler et avec qui partager vos sentiments. Une chose est claire : vous devez être en mesure de faire une coupure avec votre métier et le meilleur moyen de faire une coupure dans toute carrière, c'est de passer du temps avec les personnes que vous aimez. Et cela est vrai pour tout le monde, quelle que soit votre profession. Il est essentiel de trouver un bon équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie de famille, et d'être capable d'être heureux dans ce que vous faites", a conclu le sélectionneur de la Belgique.

Roberto Martinez s'est fait le porte voix de la campagne de la FIFA #ReachOut sur la santé mentale des footballeurs rejoignant le courant d'une réflexion plus générale sur la santé mentale des sportifs. L'instance mondiale du football a publié mercredi un article dans le sélectionneur espagnol des Diables Rouges s'exprime sur un sujet qui selon lui "touche tout le monde", lui qui a été joueur à une époque où "s'exprimer et montrer ses 'faiblesses' était mal vu. On avait l'impression que tout le monde devait être un superhéros." Les mentalités commencent à changer et de nombreux sportifs évoquent ouvertement le sujet. Les exemples les plus récents et les plus médiatisés concernent notamment la gymnaste américaine Simone Biles et la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka. "C'est le bon moment de comprendre que derrière le footballeur, derrière l'homme d'affaires, derrière l'ouvrier, il y a un être humain", estime Roberto Martinez. "Et cet être humain a les mêmes problèmes que tout autre être humain. Qui que vous soyez, c'est de plus en plus dur de vivre lorsque vous cachez que vous n'allez pas bien. C'est l'effet boule de neige et le problème ne cesse de grossir. Cela finit par affecter vos prestations, et c'est sans doute la première chose que l'on voit, mais surtout votre bonheur et celui de vos proches. La santé mentale est un problème qui nous concerne tous. Nous devons être conscients et suffisamment courageux pour nous exprimer et demander de l'aide pour pouvoir travailler sous pression tout en continuant à aimer ce que l'on fait."Avec des enjeux de plus en plus élevés, les prestations et le comportement des joueurs et de leur staff sont sans cesse passés au microscope, Roberto Martinez sait qu'il doit se concentrer sur la gestion de la charge émotionnelle et psychologique de ses joueurs. "Il faut être capable de performer sous la pression, de prendre du plaisir parce que c'est ce que nous faisons depuis toujours, mais aussi de bien comprendre que certaines personnes se mettent dans des états qui ne sont pas naturels et malsains, et ce n'est pas facile de prendre tout cela en compte. Cela veut dire qu'ils ne peuvent pas être au meilleur de leur forme, mais surtout qu'ils souffrent vraiment à l'intérieur." "En tant qu'institutions sportives, nous avons la responsabilité de mettre en place des environnements permettant à tous les joueurs, à tous les membres du staff, à toutes les personnes impliquées dans notre sport de se sentir à l'aise et soutenus s'ils souhaitent s'exprimer lorsqu'ils ne se sentent pas bien. Quand on a une jambe cassée, on va voir le médecin. C'est la même idée : quand on ne se sent pas bien, on doit demander de l'aide", a estimé Roberto Martinez, 48 ans, qui se souvient avoir pris les rêves d'Everton peu après le suicide de Gary Speed, le sélectionneur du Pays de Galles, un de ses homologues et une légende du club."Le métier d'entraîneur est un poste individuel, qui peut parfois être solitaire. Il est donc encore plus important d'être entouré de personnes à qui vous pouvez parler et avec qui partager vos sentiments. Une chose est claire : vous devez être en mesure de faire une coupure avec votre métier et le meilleur moyen de faire une coupure dans toute carrière, c'est de passer du temps avec les personnes que vous aimez. Et cela est vrai pour tout le monde, quelle que soit votre profession. Il est essentiel de trouver un bon équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie de famille, et d'être capable d'être heureux dans ce que vous faites", a conclu le sélectionneur de la Belgique.