S'il prolonge son contrat jusqu'en 2022, comme cela semble être en bonne voie, Roberto Martinez aura passé six ans à la tête des Diables rouges. À l'été 2016, plusieurs histoires aux relents humiliants étaient arrivées d'Angleterre, quand Martinez a pris la succession de Marc Wilmots. Une partie des médias avait repris ces critiques sans y apporter de nuance. L'Espagnol n'a pas réagi. Il s'est comporté comme il le fait le long de la ligne de touche: comme un homme de classe. Ni geste passionné, ni revendication sauvage, mais un homme en parfait équilibre.

Le temps ne l'a pas changé. Et ainsi, Martinez est devenu une bouffée d'air frais dans un petit monde surmené. Pas de haussement de ton, ni de jeu avec les médias. Des consignes claires, qui n'étouffent pas ses joueurs. Martinez n'est pas un entraîneur novateur. Il aime dire que dans le football, tout a déjà été inventé. Il définit sa tâche simplement: apporter de la cohérence dans le jeu, et essayer que tout le monde se sente bien.

N'est-ce pas la mission principale d'un sélectionneur? Martinez est très apprécié par son groupe et, si ce n'est pas toujours un bon signe, cela semble l'être dans son cas. Il y avait bien eu cet épisode de novembre 2017, quand Kevin De Bruyne avait ouvertement pointé du doigt la tactique des Diables, mais l'histoire a vite été balayée sous le tapis. Martinez cherchait le bon équilibre, et il l'a trouvé juste avant la Coupe du monde, après avoir pris vingt matches pour assembler son puzzle.

Roberto Martinez n'est pas un entraîneur novateur. Il apporte de la cohérence dans le jeu et essaie que tout le monde se sente bien. N'est-ce pas la mission principale d'un sélectionneur?

Pendant le Mondial, Roberto Martinez a donné l'image d'un excellent peoplemanager. Par la suite, son nom a été lié à des clubs anglais et même au FC Barcelone, bien que cet intérêt n'a jamais été vraiment concret et a surtout été un jeu d'agents. Avant la crise, alors qu'il négociait un potentiel nouveau contrat avec la Fédération, certains avaient l'impression qu'il temporiserait jusqu'à l'EURO, où il pourrait étaler ses qualités sous les yeux du continent. N'aurait-il pas troqué la stabilité contre une aventure teintée d'incertitude?

Quand le monde du football s'est retrouvé à l'arrêt, les cartes ont été rebattues. Il n'y avait plus d'hésitation à avoir. Roberto Martinez veut lier son sort plus longuement à celui des Diables. Un accord de principe a été trouvé, et on ne peut que s'en réjouir. L'Espagnol est l'homme idéal pour accompagner ce changement de génération. Il connaît les joueurs, et il connaît le football belge dont il a visité le moindre recoin. Surtout, les Diables rejoignent avec enthousiasme leur sélection. Ils s'y sentent traités comme des adultes. La joie de jouer est le thermomètre de leurs résultats. En ce sens, l'Espagnol est une garantie de succès. À l'heure actuelle, difficile de trouver un meilleur guide.

S'il prolonge son contrat jusqu'en 2022, comme cela semble être en bonne voie, Roberto Martinez aura passé six ans à la tête des Diables rouges. À l'été 2016, plusieurs histoires aux relents humiliants étaient arrivées d'Angleterre, quand Martinez a pris la succession de Marc Wilmots. Une partie des médias avait repris ces critiques sans y apporter de nuance. L'Espagnol n'a pas réagi. Il s'est comporté comme il le fait le long de la ligne de touche: comme un homme de classe. Ni geste passionné, ni revendication sauvage, mais un homme en parfait équilibre.Le temps ne l'a pas changé. Et ainsi, Martinez est devenu une bouffée d'air frais dans un petit monde surmené. Pas de haussement de ton, ni de jeu avec les médias. Des consignes claires, qui n'étouffent pas ses joueurs. Martinez n'est pas un entraîneur novateur. Il aime dire que dans le football, tout a déjà été inventé. Il définit sa tâche simplement: apporter de la cohérence dans le jeu, et essayer que tout le monde se sente bien.N'est-ce pas la mission principale d'un sélectionneur? Martinez est très apprécié par son groupe et, si ce n'est pas toujours un bon signe, cela semble l'être dans son cas. Il y avait bien eu cet épisode de novembre 2017, quand Kevin De Bruyne avait ouvertement pointé du doigt la tactique des Diables, mais l'histoire a vite été balayée sous le tapis. Martinez cherchait le bon équilibre, et il l'a trouvé juste avant la Coupe du monde, après avoir pris vingt matches pour assembler son puzzle.Pendant le Mondial, Roberto Martinez a donné l'image d'un excellent peoplemanager. Par la suite, son nom a été lié à des clubs anglais et même au FC Barcelone, bien que cet intérêt n'a jamais été vraiment concret et a surtout été un jeu d'agents. Avant la crise, alors qu'il négociait un potentiel nouveau contrat avec la Fédération, certains avaient l'impression qu'il temporiserait jusqu'à l'EURO, où il pourrait étaler ses qualités sous les yeux du continent. N'aurait-il pas troqué la stabilité contre une aventure teintée d'incertitude?Quand le monde du football s'est retrouvé à l'arrêt, les cartes ont été rebattues. Il n'y avait plus d'hésitation à avoir. Roberto Martinez veut lier son sort plus longuement à celui des Diables. Un accord de principe a été trouvé, et on ne peut que s'en réjouir. L'Espagnol est l'homme idéal pour accompagner ce changement de génération. Il connaît les joueurs, et il connaît le football belge dont il a visité le moindre recoin. Surtout, les Diables rejoignent avec enthousiasme leur sélection. Ils s'y sentent traités comme des adultes. La joie de jouer est le thermomètre de leurs résultats. En ce sens, l'Espagnol est une garantie de succès. À l'heure actuelle, difficile de trouver un meilleur guide.