Dans le cadre des échanges d'arbitres entre la Jupiler League et la Eredivisie, le président de la Commission Centrale des Arbitres (CCA) est amené à côtoyer pas mal de referees néerlandais. C'est donc avec beaucoup d'émotion qu'il a appris le décès du juge de touche Richard Nieuwenhuizen, 41 ans : "on se dit toujours que cela n'arrive qu'ailleurs..."

M. Jeurissen, que se passe-t-il actuellement en Belgique lorsqu'un arbitre se fait agresser dans le cadre d'un match ?

La Fédération a mis en place une adresse e-mail à laquelle les arbitres doivent envoyer leur rapport dans les plus brefs délais. La Commission disciplinaire se charge alors de prendre des sanctions le plus rapidement possible. Depuis quelques mois, celles-ci sont plus sévères. C'est selon moi une bonne initiative mais qui ne va pas tout résoudre. Punir est une chose, sensibiliser en est une autre...

Les arbitres sont-ils préparer à faire face à ce genre de situation ?

Lors de leurs premiers matches, chaque jeune arbitre est parrainé par un homme en noir plus âgé et expérimenté ou à la retraite. Ce parrain aide le novice pour les aspects techniques de l'arbitrage et, si besoin est, en cas d'agression. Mais ce parrainage ne dure que quelques mois.

Selon vous, que faudrait-il faire pour améliorer la sécurité des referees ?

Honnêtement, la Fédération ne sait rien faire de plus. Il existe déjà une cellule psychologique pour venir en aide aux arbitres. On essaie de sensibiliser les clubs à la violence, mais la réalité est qu'il n'y a tout simplement pas assez de bénévoles pour être efficace.

Idéalement, il faudrait que les arbitres soient parrainés plus longtemps, qu'il y ait une présence policière lors des matches ou alors qu'il y ait des stewards. Mais en l'état actuel des choses, tout cela est totalement impossible.

Enfin, la violence sur les terrains est également le fruit d'un problème de société. C'est aussi aux gens à réfléchir à ce qu'ils font...

Dans le cadre des échanges d'arbitres entre la Jupiler League et la Eredivisie, le président de la Commission Centrale des Arbitres (CCA) est amené à côtoyer pas mal de referees néerlandais. C'est donc avec beaucoup d'émotion qu'il a appris le décès du juge de touche Richard Nieuwenhuizen, 41 ans : "on se dit toujours que cela n'arrive qu'ailleurs..." M. Jeurissen, que se passe-t-il actuellement en Belgique lorsqu'un arbitre se fait agresser dans le cadre d'un match ? La Fédération a mis en place une adresse e-mail à laquelle les arbitres doivent envoyer leur rapport dans les plus brefs délais. La Commission disciplinaire se charge alors de prendre des sanctions le plus rapidement possible. Depuis quelques mois, celles-ci sont plus sévères. C'est selon moi une bonne initiative mais qui ne va pas tout résoudre. Punir est une chose, sensibiliser en est une autre... Les arbitres sont-ils préparer à faire face à ce genre de situation ? Lors de leurs premiers matches, chaque jeune arbitre est parrainé par un homme en noir plus âgé et expérimenté ou à la retraite. Ce parrain aide le novice pour les aspects techniques de l'arbitrage et, si besoin est, en cas d'agression. Mais ce parrainage ne dure que quelques mois. Selon vous, que faudrait-il faire pour améliorer la sécurité des referees ? Honnêtement, la Fédération ne sait rien faire de plus. Il existe déjà une cellule psychologique pour venir en aide aux arbitres. On essaie de sensibiliser les clubs à la violence, mais la réalité est qu'il n'y a tout simplement pas assez de bénévoles pour être efficace. Idéalement, il faudrait que les arbitres soient parrainés plus longtemps, qu'il y ait une présence policière lors des matches ou alors qu'il y ait des stewards. Mais en l'état actuel des choses, tout cela est totalement impossible. Enfin, la violence sur les terrains est également le fruit d'un problème de société. C'est aussi aux gens à réfléchir à ce qu'ils font...