1 Vous êtes conscient que vous avez peut-être cassé la carrière de Frank Defays en le virant après cinq matches, alors qu'il avait une équipe en chantier ? C'était sa première expérience en D1, il savait qu'il ne pouvait pas se planter, au risque de ne pas recevoir une autre chance !

Mais non, ne dites pas ça ! Sa carrière n'est certainement pas finie. Il est encore jeune, il a des qualités et c'est un bon gars. Quand tu décides de devenir entraîneur, tu dois accepter de vivre avec la probabilité d'être licencié un jour ou l'autre. J'ai connu la même situation il y a près de 25 ans, j'ai dû prendre la porte, moi aussi, mais j'ai rebondi. Quand tu as des compétences, tu reçois toujours une nouvelle chance. J'ai vu beaucoup d'entraînements de Frank Defays, c'était bon, il y avait du contenu.

Malheureusement, les résultats ne suivaient pas et il fallait faire quelque chose. Les raisons exactes de son licenciement, je ne les dévoilerai pas, ça reste entre nous. Simplement, je dirais qu'il a été malchanceux parce qu'il est tombé au mauvais endroit, au mauvais moment. C'est difficile cette saison parce que Mouscron n'a pas beaucoup de moyens financiers pour renforcer son noyau. On a fait le pari de continuer avec un nouvel entraîneur. D'un point de vue humain, pour moi, ça n'a pas été une belle journée parce que c'était la première fois que je devais annoncer à un entraîneur qu'il devait s'en aller.

2 On a longtemps dit que vous n'aviez pas de vraie influence sur la politique sportive du club. En faisant venir Bernd Storck, un entraîneur dont vous êtes très proche, vous prouvez enfin le contraire ?

Je ne suis pas le genre de gars qui dit qu'il sait tout ! Quand je suis arrivé à Mouscron, je devais tout découvrir : le club, le championnat de Belgique. Donc, j'ai surtout passé mon temps à observer et à discuter. C'est pour ça que je n'ai pas pris énormément de décisions sportives. Pour le faire, j'attendais d'avoir le meilleur background possible. Aujourd'hui, je suis beaucoup mieux formé à la réalité de ce club. Et j'ai estimé que Bernd Storck avait le bon profil pour nous sortir de la crise. On a longtemps travaillé ensemble en Allemagne et je sais qu'il a l'art de faire progresser des individualités et un collectif. Après ça, j'ai vu ce qu'il réalisait avec l'équipe nationale hongroise, c'était vraiment intéressant. Mouscron a le noyau pour se sauver et je pense qu'il peut faire prendre la sauce.

3 Vous pouvez citer quelques bonnes raisons pour faire croire que Mouscron va se sauver ?

La première raison d'y croire, c'est qu'on a un noyau qui vaut beaucoup mieux que son classement actuel. Ça, c'est certain. Notre gros problème, c'est le manque de confiance. Il y a toujours des moments clés dans une saison. Pour nous, ce premier moment important est arrivé dès le premier match, à Ostende. On ne devait jamais le perdre, on l'a perdu et cette défaite s'est directement installée dans les têtes. J'ai l'impression que les joueurs ont continué à vivre longtemps avec ce résultat.

4 Logan Bailly, votre joueur le plus connu et sans doute le plus bankable, est aujourd'hui dans le noyau B. Où est la logique ?

Je ne veux pas commenter la situation de Logan Bailly. Son renvoi dans le noyau B est une décision du nouvel entraîneur, c'est sa responsabilité. Je connais les raisons, on en a parlé avec le joueur, ça ne doit pas être rendu public. Il trouvera peut-être un nouveau club en janvier.

5 Des rumeurs parlent d'un départ prochain du nouveau propriétaire qui est arrivé il y a quelques semaines et qu'on n'a encore jamais vu au stade : c'est vrai tout ça ?

Je n'ai même pas entendu cette rumeur et ce n'est de toute façon pas mon rôle d'en parler. Je suis le directeur sportif de Mouscron : je cherche des joueurs, je choisis un entraîneur. Mon rôle n'est pas de trouver des sponsors ou de commenter ce qui se passe dans les bureaux. It's not my business.

Par Pierre Danvoye

1 Vous êtes conscient que vous avez peut-être cassé la carrière de Frank Defays en le virant après cinq matches, alors qu'il avait une équipe en chantier ? C'était sa première expérience en D1, il savait qu'il ne pouvait pas se planter, au risque de ne pas recevoir une autre chance ! Mais non, ne dites pas ça ! Sa carrière n'est certainement pas finie. Il est encore jeune, il a des qualités et c'est un bon gars. Quand tu décides de devenir entraîneur, tu dois accepter de vivre avec la probabilité d'être licencié un jour ou l'autre. J'ai connu la même situation il y a près de 25 ans, j'ai dû prendre la porte, moi aussi, mais j'ai rebondi. Quand tu as des compétences, tu reçois toujours une nouvelle chance. J'ai vu beaucoup d'entraînements de Frank Defays, c'était bon, il y avait du contenu. Malheureusement, les résultats ne suivaient pas et il fallait faire quelque chose. Les raisons exactes de son licenciement, je ne les dévoilerai pas, ça reste entre nous. Simplement, je dirais qu'il a été malchanceux parce qu'il est tombé au mauvais endroit, au mauvais moment. C'est difficile cette saison parce que Mouscron n'a pas beaucoup de moyens financiers pour renforcer son noyau. On a fait le pari de continuer avec un nouvel entraîneur. D'un point de vue humain, pour moi, ça n'a pas été une belle journée parce que c'était la première fois que je devais annoncer à un entraîneur qu'il devait s'en aller. 2 On a longtemps dit que vous n'aviez pas de vraie influence sur la politique sportive du club. En faisant venir Bernd Storck, un entraîneur dont vous êtes très proche, vous prouvez enfin le contraire ? Je ne suis pas le genre de gars qui dit qu'il sait tout ! Quand je suis arrivé à Mouscron, je devais tout découvrir : le club, le championnat de Belgique. Donc, j'ai surtout passé mon temps à observer et à discuter. C'est pour ça que je n'ai pas pris énormément de décisions sportives. Pour le faire, j'attendais d'avoir le meilleur background possible. Aujourd'hui, je suis beaucoup mieux formé à la réalité de ce club. Et j'ai estimé que Bernd Storck avait le bon profil pour nous sortir de la crise. On a longtemps travaillé ensemble en Allemagne et je sais qu'il a l'art de faire progresser des individualités et un collectif. Après ça, j'ai vu ce qu'il réalisait avec l'équipe nationale hongroise, c'était vraiment intéressant. Mouscron a le noyau pour se sauver et je pense qu'il peut faire prendre la sauce. 3 Vous pouvez citer quelques bonnes raisons pour faire croire que Mouscron va se sauver ? La première raison d'y croire, c'est qu'on a un noyau qui vaut beaucoup mieux que son classement actuel. Ça, c'est certain. Notre gros problème, c'est le manque de confiance. Il y a toujours des moments clés dans une saison. Pour nous, ce premier moment important est arrivé dès le premier match, à Ostende. On ne devait jamais le perdre, on l'a perdu et cette défaite s'est directement installée dans les têtes. J'ai l'impression que les joueurs ont continué à vivre longtemps avec ce résultat. 4 Logan Bailly, votre joueur le plus connu et sans doute le plus bankable, est aujourd'hui dans le noyau B. Où est la logique ? Je ne veux pas commenter la situation de Logan Bailly. Son renvoi dans le noyau B est une décision du nouvel entraîneur, c'est sa responsabilité. Je connais les raisons, on en a parlé avec le joueur, ça ne doit pas être rendu public. Il trouvera peut-être un nouveau club en janvier. 5 Des rumeurs parlent d'un départ prochain du nouveau propriétaire qui est arrivé il y a quelques semaines et qu'on n'a encore jamais vu au stade : c'est vrai tout ça ? Je n'ai même pas entendu cette rumeur et ce n'est de toute façon pas mon rôle d'en parler. Je suis le directeur sportif de Mouscron : je cherche des joueurs, je choisis un entraîneur. Mon rôle n'est pas de trouver des sponsors ou de commenter ce qui se passe dans les bureaux. It's not my business. Par Pierre Danvoye