Quand on voit comment Rednic a manoeuvré pour obtenir ses transferts, n'auriez-vous dû pas mettre plus de pression sur la direction ?

Ce n'est pas parce que je n'ai pas crié dans la presse que je n'ai pas crié ailleurs. J'ai revendiqué et je l'ai fait savoir en stage. J'avais le sentiment que c'était suffisamment évident pour être compris. Je le dis peut-être différemment et j'utilise des termes différents qui font que peut-être les gens ne s'éveillent pas mais il ne faut pas me demander de changer. Je ne crois pas que quelqu'un comme Wenger va changer son discours demain.

Quelle était la vision de Duchâtelet ?

Celle de remettre le Standard à la place qui est la sienne.

Comment compte-t-il s'y prendre ?

Il faut le lui demander. Mais quel est le club en Belgique qui a une réelle vision sur les dix années qui viennent ? Qui choisit l'entraîneur de l'équipe première en fonction de ce qui veut se faire dans tous les autres domaines (jeunes, etc.) ? On a beaucoup discuté avec monsieur Duchâtelet, sur l'aspect financier, sur le profil à donner à l'équipe, sur les joueurs mais de là à dire qu'on a discuté sur deux, trois, quatre, cinq ans, non. Il a beaucoup d'idées mais il doit mettre de l'ordre dedans.

Est-ce qu'entraîner le Standard fut plus compliqué que prévu ?

Non. J'estime avoir fait face jusqu'au bout et bien négocié toutes les situations compliquées. Car il y en a eu des situations ! Le rachat, les sous-entendus, les blessures...

En deuxième partie de saison, on vous sentait très nerveux et à vif...

Je suis un vrai compétiteur. Je ne supporte pas l'échec, par définition. Je cherche le détail et donc inévitablement, cette nervosité coïncidait avec des moments plus difficiles. Il fallait rendre de l'énergie à ce groupe qui avait déjà beaucoup donné en première partie de saison. Je me revois au stage de La Manga, avec beaucoup de blessés et alors qu'on doit se ressourcer, j'ai l'impression qu'on est moins bien qu'avant. De là vient ma nervosité. Je gère bien le groupe restant, notamment lors des matches à Cracovie mais je manque de munitions. Et ça m'énerve. Ceci dit, il suffit de venir me voir directement après une victoire ou une défaite pour se rendre compte que je suis différent. Je n'arrive pas à prendre les choses au second degré.

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Quand on voit comment Rednic a manoeuvré pour obtenir ses transferts, n'auriez-vous dû pas mettre plus de pression sur la direction ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas crié dans la presse que je n'ai pas crié ailleurs. J'ai revendiqué et je l'ai fait savoir en stage. J'avais le sentiment que c'était suffisamment évident pour être compris. Je le dis peut-être différemment et j'utilise des termes différents qui font que peut-être les gens ne s'éveillent pas mais il ne faut pas me demander de changer. Je ne crois pas que quelqu'un comme Wenger va changer son discours demain. Quelle était la vision de Duchâtelet ? Celle de remettre le Standard à la place qui est la sienne. Comment compte-t-il s'y prendre ? Il faut le lui demander. Mais quel est le club en Belgique qui a une réelle vision sur les dix années qui viennent ? Qui choisit l'entraîneur de l'équipe première en fonction de ce qui veut se faire dans tous les autres domaines (jeunes, etc.) ? On a beaucoup discuté avec monsieur Duchâtelet, sur l'aspect financier, sur le profil à donner à l'équipe, sur les joueurs mais de là à dire qu'on a discuté sur deux, trois, quatre, cinq ans, non. Il a beaucoup d'idées mais il doit mettre de l'ordre dedans. Est-ce qu'entraîner le Standard fut plus compliqué que prévu ? Non. J'estime avoir fait face jusqu'au bout et bien négocié toutes les situations compliquées. Car il y en a eu des situations ! Le rachat, les sous-entendus, les blessures...En deuxième partie de saison, on vous sentait très nerveux et à vif...Je suis un vrai compétiteur. Je ne supporte pas l'échec, par définition. Je cherche le détail et donc inévitablement, cette nervosité coïncidait avec des moments plus difficiles. Il fallait rendre de l'énergie à ce groupe qui avait déjà beaucoup donné en première partie de saison. Je me revois au stage de La Manga, avec beaucoup de blessés et alors qu'on doit se ressourcer, j'ai l'impression qu'on est moins bien qu'avant. De là vient ma nervosité. Je gère bien le groupe restant, notamment lors des matches à Cracovie mais je manque de munitions. Et ça m'énerve. Ceci dit, il suffit de venir me voir directement après une victoire ou une défaite pour se rendre compte que je suis différent. Je n'arrive pas à prendre les choses au second degré. Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine