"La montagne à laquelle elle s'attaque est très haute", déclare Brian Lynch à Belga. "A un moment donné, elle a complétement laissé tomber le tennis. Elle était totalement concentrée sur sa famille et son académie. Elle ne jouait plus au tennis tous les jours, loin de là. C'est donc un défi incroyable, mais unique. Une mère, non pas d'un mais de trois enfants, qui fait cela, c'est une aventure incroyable. Je suis totalement derrière elle, et les enfants aussi", dit l'Américain. Si elle ne tape plus la balle tous les jours, Kim Clijsters n'a pas totalement déserté les courts de tennis. "Ces deux dernières années, elle jouait les tournois de 'Legends' en Grand Chelem, et à chaque fois qu'elle revenait à la maison, elle disait la même chose: 'je sens que je suis une joueuse, pas une légende'. Je lui ai alors dit que si elle voulait effectuer un come-back, elle devait le faire maintenant", dit Brian Lynch, qui a convaincu son épouse de reprendre la compétition. "Je lui ai dit: 'Si tu sens que tu peux encore être compétitive et que tu veux relever ce défi, fais-le, on ne vit qu'une fois. Essaie. Cela ne peut pas nuire à ta carrière. Ne reste pas les bras croisés, ne laisse pas passer sous le nez ces précieuses années avant tes 40 ans. Why not ? Let's do this'". L'hiver dernier a été un moment charnière dans la décision de Kim Clijsters. Brian Lynch avait été limogé de son poste de coach du Spirou Charleroi. "Elle a alors vu une ouverture. Elle ne pouvait pas le faire quand nos enfants étaient trop jeunes. Etre maman, diriger son académie et me soutenir quand j'étais à Charleroi, cela faisait beaucoup. Quand mon aventure au Spirou s'est terminée, elle s'est dit que s'il y avait une chance, c'était maintenant". Brian Lynch a entretemps retrouvé un club, Limburg United, dont il est le coach depuis mars. Alors qu'il avait mis un terme à sa carrière de joueur en 2009 à Anvers pour soutenir totalement son épouse, l'Américain ne pense cette fois pas mettre un terme à sa carrière d'entraîneur. Sera-ce le cas si Kim Clijsters réussit son come-back ? "Je ferai ce qui est bien pour ma famille", dit-il. "Si ma famille a besoin que je travaille, je le ferai. Si ma famille a besoin de moi pour soutenir Kim comme mari, ou que mes enfants ont besoin de leur père, je m'adapterai". (Belga)