"Le contrat qu'on me proposait là-bas pesait vraiment très lourd", a avoué Pozuelo à cette occasion. "De quoi perturber votre sommeil pendant plusieurs nuits, compte tenu de la difficulté de prendre une décision. On retourne le problème dans tous les sens dans sa tête, au lieu de s'endormir sereinement. Finalement je pense quand même avoir fait le bon choix. Mais c'est ma femme qui la première, a dit que ce serait sans doute mieux de rester. Parce ce qu'il pourrait se passer quelque chose d'important pour Genk, au terme de cette saison. Ce qui était aussi, et est d'ailleurs toujours, mon sentiment. Ce n'était donc peut-être pas le bon moment pour partir..."

Al-Ahli était pourtant prêt à payer sans rechigner les huit millions mentionnés dans la clause de départ du contrat de Pozuelo, et à lui allouer un salaire annuel de trois millions pendant deux ans. Il a demandé un temps de réflexion, pour finalement repousser l'offre, et renoncer au pactole. Un choix sportif qui peut se comprendre, vu que Genk est en tête du championnat, et qualifié pour les seizièmes de finale de l'Europa League, où il affrontera un adversaire à sa portée, en l'occurrence le Slavia Prague.

Le directeur sportif Dimitri De Condé qui ne semble pas regretter de voir Genk passer à côté de huit millions, s'est au contraire déclaré ravi de la décision du meneur de jeu espagnol.

"Moi aussi j'ai passé des nuits blanches à me ronger les sangs", avoue-t-il. "A son âge il était normal qu'Alejandro réfléchisse sérieusement à cette très lucrative proposition. Mais au final c'est le sport qui a gagné. Notre capitaine a laissé parler son coeur, et donné la priorité à l'ambition sportive. Tant mieux pour nous, pour les supporters, et pour le championnat."

Arrivé à Genk en provenance du Rayo Vallecano en août 2015, Pozuelo est sous contrat à la Luminus Arena jusqu'à l'été 2021. Il sera ce mercredi soir à Puers, un des favoris lors de l'élection du Soulier d'Or 2018.