Percy Tau à propos...

...de la pression : "On vit dans un monde sous pression, partout. Il ne faut pas trop y réfléchir. Je n'ai pas ressenti cette pression dans le vestiaire ni dans l'entourage de l'équipe. Ici, chaque match est important. La pression ne naît que quand on rend un match plus important que les autres ou qu'on commence à penser : qu'arrivera-t-il si... Si j'échoue, si je rate cette occasion, si je perds le ballon. On peut gérer cette pression en se concentrant et en croyant aux directives de l'entraîneur, en ses coéquipiers, en soi-même. J'ai la chance de vivre dans un vestiaire agréable, qui a favorisé mon intégration."

...de son refus initial d'aller chercher son trophée de Joueur de l'année en D1B : "Je n'aime pas être sous les feux de la rampe. Cette récompense était le fruit d'un travail collectif, de l'équipe, de l'entraîneur, du staff médical qui m'a maintenu en forme, des gens qui m'ont accueilli. C'est pour ça que j'ai demandé qu'on envoie quelqu'un d'autre, au nom du club. La réponse a été sèche : non. Bref, je me suis mis en quête d'un costume pour monter sur ce podium. (Rires)"

...de la Ligue des Champions africaine remportée avec le Mamelodi Sundowns : "Ce n'est pas comparable à l'européenne. Elles sont spéciales toutes les deux, chacune le plus grand tournoi de leur continent mais la comparaison s'arrête là. Voyager en Afrique, jouer sur une pelouse artificielle, parcourir des distances énormes, sous un autre climat, avec des supporters différents, beaucoup d'intimidation. En fait, il est facile de gagner une fois qu'on accepte tout ça. Ça ne devient difficile que quand on commence à poser des questions ou à se plaindre des tentatives d'intimidation, du terrain ou de la nourriture. On s'est rapidement adapté, c'est ça qui a fait notre force. On était entraîné par l'ancien sélectionneur du pays, qui avait beaucoup voyagé. Il parvenait à nous concentrer sur le football. C'est comme ça qu'il a gagné l'outside battle."

...de Nelson Mandela : "Ce que Nelson Mandela a fait pour l'Afrique du Sud continue à inspirer et à motiver les gens. On ne peut pas perdre espoir. Une personne a consenti de terribles sacrifices pour nous libérer, il faut conserver cet espoir. Ceux qui vivent cette situation de l'intérieur voient que les gens continuent à se battre et à travailler pour rendre le pays meilleur. Je pense que beaucoup d'habitants conservent espoir et saisissent leur chance."

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