Le constructeur a souligné qu'il jugeait "stérile" toute poursuite du débat sur la légalité ou non du système mis en cause. Les deux Renault engagées à Suzuka avaient été disqualifiées mercredi par la Fédération internationale de l'Automobile (FIA), l'écurie française perdant le bénéfice des 9 points engrangés grâce aux sixième et dixième places de Daniel Ricciardo et Nico Hulkenberg. Le motif de cette décision est l'utilisation d'un système automatique de freinage que la FIA n'a pas jugé contraire au règlement technique mais contrevenant au règlement sportif qui interdit toute aide au pilotage. "A notre avis, la sanction n'est pas proportionnelle à tout avantage supposé que les pilotes auraient pu en tirer, surtout lorsqu'utilisé dans le cadre d'un système jugé légal et innovant", a affirmé Renault dans un communiqué diffusé en marge du Grand Prix du Mexique qui se dispute ce week-end. "Cependant, comme nous n'avons pas plus de preuves à apporter sinon celles déjà fournies pour prouver la légalité de notre système, nous ne souhaitons pas consacrer plus de temps et d'efforts en un débat stérile devant la Cour internationale d'appel portant sur l'appréciation subjective, et en conséquent aussi la sanction, à propos d'une aide qui réduit la charge de travail du pilote sans améliorer la performance de la voiture", ajoute Renault. C'est l'écurie Racing Point qui avait déposé plainte contre le système utilisé par Renault à l'issue du GP du Japon. Elle profite de la disqualification des deux voitures de sa rivale puisqu'elle n'est plus qu'à dix points de l'écurie française au classement provisoire du championnat du monde des constructeurs. (Belga)