Il paraîtrait que l'être humain est un éternel insatisfait. Sans doute l'adage est-il encore plus vrai lorsque l'humain en question supporte les Red Flames. Difficile pour lui de se contenter aujourd'hui de victoires à domicile face à des sans-grades tels que l'Albanie, le Kosovo ou encore l'Arménie, fût-elle record avec ses 19 buts, quand il sait les progrès effectués par ses héroïnes au cours des dernières années.

Alors oui, il fallait bien un "vrai" succès-référence pour clore une année bourrée de contrastes, entre scores-fleuves contre les petits et lourdes défaites contre les géantes. Un match plein, où la domination est à la fois tactique, physique et technique, le spectacle total, mais la concentration permanente. Et où l'adversaire offre une vraie résistance, comme ce fut le cas de vaillantes Polonaises, moins fortes sur papier et privées de leur meilleure joueuse (la redoutable attaquante Ewa Pajor), mais qui n'ont jamais abdiqué malgré la lourdeur du score.

Peut-être est-ce d'ailleurs de cette rage de vaincre que les Flames peuvent aujourd'hui s'inspirer pour tenter de forcer un "coup" contre ces nations qui se refusent toujours à elles. On pense à ces Pays-Bas, cette Allemagne, cette Espagne et ces maudites Norvégiennes, qui ont rappelé par deux fois en 2021 le chemin qu'il restait encore à parcourir pour que les joueuses d'Ives Serneels puissent se caler dans le subtop européen de façon pérenne. Et sans doute les Belges sont-elles à leur place sur le strapontin du deuxième de ce groupe F, qui offre un ticket de barragiste pour le Mondial 2023.

Oui, la Norvège est encore un cran trop haut. Mais oui, les Flames peuvent croire à une place parmi le 32 meilleures nations mondiales. Parce que du talent, il y en a dans cette équipe qui peut compter sur des taulières comme Tessa Wullaert, encore au four, au moulin et aux assists (et parfois même à soixante mètres de son but) ce mardi contre la Pologne. Comme la puissante Tine De Caigny, l'expérimentée Janice Cayman, les solides Justine Vanhaevermaet et Nicky Evrard, revenue en grâce entre les perches noires-jaunes-rouges après avoir sombré en Suisse il y a un peu plus d'un an.

Ce qui pousse sous le soleil de plus en plus lumineux de Louvain, actuel leader de Super League, arrive petit à petit à maturité.

Mais ce qu'on a vu lors de ces dernières sorties, et en particulier contre les Polonaises, c'est cette nouvelle génération plus ambitieuse, mieux formée aussi, qui n'hésite pas à parler haut et fort de ses envies d'ailleurs. Ainsi, Jarne Teulings a-t-elle eu le cran d'aller se forger un physique à la hauteur de sa vista à Twente, au risque de perdre en temps de jeu. Pareil pour De Caigny, qui, elle, a pris cet été le parti de rejoindre Hoffenheim, l'un des meilleurs clubs d'Allemagne.

Louvain, nouvelle terre promise

Et ce qui pousse sous le soleil de plus en plus lumineux de Louvain, actuel leader de Super League, arrive petit à petit à maturité. C'est surtout vrai pour Amber Tysiak, peut-être la grande gagnante de cette année qui aurait dû accueillir l'EURO, mais qui aura finalement été propice à la révélation de cette défenseuse centrale aussi solide dans les duels qu'à la relance. Avec son mètre 75 et ses aptitudes balle au pied, la Limbourgeoise de 21 ans a pris une ampleur nouvelle, se montrant instransigeante jusque dans les ultimes secondes du choc face à la Pologne. Reste pour elle à grandir sereinement aux côtés de la gauchère Laura De Neve, revenante au leadership incontesté. Et peut-être profiter de la vitrine continentale de l'été prochain en Angleterre pour parachever ses rêves d'étranger.

Plus haut sur le pré, une autre Louvaniste a connu une fin d'année canon : Hannah Eurlings. On la savait habile techniquement, elle est devenue décisive sur la scène internationale, au point d'être élue Flame of the Game face aux Polonaises. Et tant pis si parfois, cette ado de 18 ans en fait trop, au point de se retrouver enfermée dans des défenses de moins en moins enclines à lui laisser l'espace dont elle rêve pour percuter. Car non seulement l'ailière peut s'en sortir grâce sa technique en mouvement qui s'inspire de son modèle Eden Hazard, mais en osant se frotter seule à l'arrière-garde adverse, la jeune joueuse prouve qu'elle non plus n'a pas froid aux yeux, mais l'envie de voir grand.

Et de ne pas se laisser faire, à l'image de la centenaire de la soirée, Davina Philtjens, la latérale gauche à la taille inversement proportionnelle au volume de course et à la gniaque. Cette fameuse grinta qui a pu faire défaut en tout début de rencontre ce mardi, avant de voir les Red Flames dérouler leur football accompagnées par une fanfare aux accords festifs.

Tiens... Voilà qui rappelle cette folle soirée vécue contre la Suisse il y a tout juste un an, et à l'issue de laquelle les Belges avaient validé leur billet pour un deuxième tournoi européen de rang. Une épreuve qui se jouera donc avec douze mois de retard, la faute à vous savez quoi. Et si en fait, à défaut de nous permettre de vivre un été 2021 à l'heure anglaise, le Covid nous avait fait découvrir un collectif encore plus solide qu'on ne le pensait ? Vivement 2022, oui !

Il paraîtrait que l'être humain est un éternel insatisfait. Sans doute l'adage est-il encore plus vrai lorsque l'humain en question supporte les Red Flames. Difficile pour lui de se contenter aujourd'hui de victoires à domicile face à des sans-grades tels que l'Albanie, le Kosovo ou encore l'Arménie, fût-elle record avec ses 19 buts, quand il sait les progrès effectués par ses héroïnes au cours des dernières années.Alors oui, il fallait bien un "vrai" succès-référence pour clore une année bourrée de contrastes, entre scores-fleuves contre les petits et lourdes défaites contre les géantes. Un match plein, où la domination est à la fois tactique, physique et technique, le spectacle total, mais la concentration permanente. Et où l'adversaire offre une vraie résistance, comme ce fut le cas de vaillantes Polonaises, moins fortes sur papier et privées de leur meilleure joueuse (la redoutable attaquante Ewa Pajor), mais qui n'ont jamais abdiqué malgré la lourdeur du score.Peut-être est-ce d'ailleurs de cette rage de vaincre que les Flames peuvent aujourd'hui s'inspirer pour tenter de forcer un "coup" contre ces nations qui se refusent toujours à elles. On pense à ces Pays-Bas, cette Allemagne, cette Espagne et ces maudites Norvégiennes, qui ont rappelé par deux fois en 2021 le chemin qu'il restait encore à parcourir pour que les joueuses d'Ives Serneels puissent se caler dans le subtop européen de façon pérenne. Et sans doute les Belges sont-elles à leur place sur le strapontin du deuxième de ce groupe F, qui offre un ticket de barragiste pour le Mondial 2023.Oui, la Norvège est encore un cran trop haut. Mais oui, les Flames peuvent croire à une place parmi le 32 meilleures nations mondiales. Parce que du talent, il y en a dans cette équipe qui peut compter sur des taulières comme Tessa Wullaert, encore au four, au moulin et aux assists (et parfois même à soixante mètres de son but) ce mardi contre la Pologne. Comme la puissante Tine De Caigny, l'expérimentée Janice Cayman, les solides Justine Vanhaevermaet et Nicky Evrard, revenue en grâce entre les perches noires-jaunes-rouges après avoir sombré en Suisse il y a un peu plus d'un an. Mais ce qu'on a vu lors de ces dernières sorties, et en particulier contre les Polonaises, c'est cette nouvelle génération plus ambitieuse, mieux formée aussi, qui n'hésite pas à parler haut et fort de ses envies d'ailleurs. Ainsi, Jarne Teulings a-t-elle eu le cran d'aller se forger un physique à la hauteur de sa vista à Twente, au risque de perdre en temps de jeu. Pareil pour De Caigny, qui, elle, a pris cet été le parti de rejoindre Hoffenheim, l'un des meilleurs clubs d'Allemagne. Et ce qui pousse sous le soleil de plus en plus lumineux de Louvain, actuel leader de Super League, arrive petit à petit à maturité. C'est surtout vrai pour Amber Tysiak, peut-être la grande gagnante de cette année qui aurait dû accueillir l'EURO, mais qui aura finalement été propice à la révélation de cette défenseuse centrale aussi solide dans les duels qu'à la relance. Avec son mètre 75 et ses aptitudes balle au pied, la Limbourgeoise de 21 ans a pris une ampleur nouvelle, se montrant instransigeante jusque dans les ultimes secondes du choc face à la Pologne. Reste pour elle à grandir sereinement aux côtés de la gauchère Laura De Neve, revenante au leadership incontesté. Et peut-être profiter de la vitrine continentale de l'été prochain en Angleterre pour parachever ses rêves d'étranger.Plus haut sur le pré, une autre Louvaniste a connu une fin d'année canon : Hannah Eurlings. On la savait habile techniquement, elle est devenue décisive sur la scène internationale, au point d'être élue Flame of the Game face aux Polonaises. Et tant pis si parfois, cette ado de 18 ans en fait trop, au point de se retrouver enfermée dans des défenses de moins en moins enclines à lui laisser l'espace dont elle rêve pour percuter. Car non seulement l'ailière peut s'en sortir grâce sa technique en mouvement qui s'inspire de son modèle Eden Hazard, mais en osant se frotter seule à l'arrière-garde adverse, la jeune joueuse prouve qu'elle non plus n'a pas froid aux yeux, mais l'envie de voir grand.Et de ne pas se laisser faire, à l'image de la centenaire de la soirée, Davina Philtjens, la latérale gauche à la taille inversement proportionnelle au volume de course et à la gniaque. Cette fameuse grinta qui a pu faire défaut en tout début de rencontre ce mardi, avant de voir les Red Flames dérouler leur football accompagnées par une fanfare aux accords festifs. Tiens... Voilà qui rappelle cette folle soirée vécue contre la Suisse il y a tout juste un an, et à l'issue de laquelle les Belges avaient validé leur billet pour un deuxième tournoi européen de rang. Une épreuve qui se jouera donc avec douze mois de retard, la faute à vous savez quoi. Et si en fait, à défaut de nous permettre de vivre un été 2021 à l'heure anglaise, le Covid nous avait fait découvrir un collectif encore plus solide qu'on ne le pensait ? Vivement 2022, oui !