Quasi invaincues en 2019 (une seule défaite, 6-0 contre les États-Unis à Los Angeles, en avril), les Red Flames gardent pourtant un mauvais souvenir de leur dernier match ensemble. C'était à l'Algarve Cup (un prestigieux tournoi amical auquel participait notamment la Suède, l'Allemagne ou encore l'Italie), face à un Danemark qui se remettait de sa non-qualification pour le Mondial 2019. Sur la pelouse de Lagos, Pernille Harder et consorts s'en étaient donné à coeur joie, écrasant la Belgique 4-0. "On n'a clairement pas été bonnes", assumait Tessa Wullaert dans le magazine Eddy. "On sait jouer au football, mais quand on joue contre une grande équipe, meilleure que nous, on fait preuve de trop de respect. On a peur de demander le ballon ou de dribbler. On doit progresser là-dessus, ...

Quasi invaincues en 2019 (une seule défaite, 6-0 contre les États-Unis à Los Angeles, en avril), les Red Flames gardent pourtant un mauvais souvenir de leur dernier match ensemble. C'était à l'Algarve Cup (un prestigieux tournoi amical auquel participait notamment la Suède, l'Allemagne ou encore l'Italie), face à un Danemark qui se remettait de sa non-qualification pour le Mondial 2019. Sur la pelouse de Lagos, Pernille Harder et consorts s'en étaient donné à coeur joie, écrasant la Belgique 4-0. "On n'a clairement pas été bonnes", assumait Tessa Wullaert dans le magazine Eddy. "On sait jouer au football, mais quand on joue contre une grande équipe, meilleure que nous, on fait preuve de trop de respect. On a peur de demander le ballon ou de dribbler. On doit progresser là-dessus, sur cette confiance à acquérir."Le sélectionneur Ives Serneels partageait le même avis juste après cette rencontre, disputée le 10 mars, 72 heures avant que la Belgique ne s'enferme à double tour à cause du corona. "Chaque erreur nous coûte un but. C'était un match de haut niveau, que le Danemark a déjà atteint, mais pas nous. Nous, on doit encore franchir un étape pour s'en rapprocher", expliquait-il à Het Laatste Nieuws. Franchir cette étape, cela passera par une participation à un second EURO de rang, histoire d'acquérir encore un peu plus d'expérience à l'international. Et pour gratter le précieux ticket, il faudra d'abord réaliser un match de bonne facture contre la Roumanie, troisième du groupe H avec trois points sur neuf.Douze points sur douze, 17 buts marqués et seulement deux encaissés en quatre matches, les Red Flames ont réussi leur première moitié de phase éliminatoire pour l'Euro 2021 (2022 en réalité). Mais il faut l'avouer, les Belges n'ont affronté que les seconds couteaux du groupe : la Croatie, 44e nation mondiale, battue à Louvain (6-1) et à Zapresic (1-4), la très faible Lituanie, qui ne figure même pas dans le top 100, écrasée 6-0 à Den Dreef, grâce notamment à un quintuplé de l'Anderlechtoise Tine De Caigny, et la Roumanie, défaite à Cluj 0-1, sur un coup franc (chanceux, il faut l'avouer) de Laura De Neve. Face à ces mêmes Roumaines, mais cette fois à la maison, les Flames doivent donc confirmer ces belles dispositions, dix mois après leur dernier match de qualif'. Lors de leur dernière confrontation, les Belges avaient largement dominé dans les stats (quatorze tirs au but à deux), mais sans parvenir à se montrer très concrètes (un seul pion marqué, six tirs non-cadrés). L'Anderlechtoise Stefania Vatafu et ses équipières risquent de ne pas trop sortir du bois, rendant les espaces plus réduits. La vitesse de joueuses comme Wullaert ou Davinia Vanmechelen sera donc particulièrement utile...Blessée, la médiane ne sera pas de la partie ce vendredi à 17h30. Autrice de sept buts lors de cette campagne qualificative, celle-ci n'avait plus loupé un match à enjeu depuis le carton du 10 juin 2018 contre la Moldavie (0-7). Si l'Anderlechtoise et son mètre 80 manqueront aux Red Flames sur phase arrêtée, cette absence sera vraisemblablement l'occasion pour la jeune Marie Minnaert (21 ans, 1,84 mètre) de se tailler une place dans le triangle médian aux côtés de Kassie Missipo et Justine Vanhaevermaet. À moins que ça ne soit l'expérimentée Louvaniste Lenie Onzia, 31 ans, qui soit préférée pour être titulaire ?Si le groupe H est abordable, il renseigne pourtant un adversaire coriace : la Suisse. Douzième meilleure nation européenne (la Belgique est dixième), la Nati féminine a elle aussi réussi un sans-faute jusqu'à présent, sans encaisser le moindre but (elle en a planté quinze). Mais là encore, elle n'a affronté que les "seconds couteaux". La Suisse, actuellement deuxième à égalité avec les Flames, se rend ce vendredi en Croatie, qui lui avait donné du fil à retordre en octobre 2019, malgré une victoire 2-0. Le mardi 22 septembre à 19h, ce sera au tour des Belges de se mesurer à la solide Nati...