Stefan Keller avait ouvert le 30 juillet 2020 une procédure visant Gianni Infantino pour trois rencontres informelles avec l'ancien chef du parquet suisse, et examinait depuis mars une affaire de jet privé payé par la FIFA, sans avoir formellement engagé de poursuites. Mais le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone a "admis la demande de récusation de Gianni Infantino contre Stefan Keller", dans une décision prise vendredi dernier et publiée mercredi sur son site. La juridiction pénale suprême reproche au magistrat quatre communications à la presse, ainsi qu'une "déclaration à une revue juridique", qui ne relèvent pas d'une "information objective, neutre et correcte dans l'intérêt du public" et jettent un doute sur son impartialité. Stefan Keller avait en particulier relevé mi-décembre des "indices" selon lesquels le patron de la FIFA s'était rendu coupable de "gestion déloyale" en rentrant en jet privé du Suriname en Suisse en 2017, avant même d'être désigné compétent pour enquêter sur ce volet. Le Tribunal pénal fédéral précise néanmoins n'avoir pas encore examiné la demande de "nullité des actes de procédure conduits jusqu'à présent". Gianni Infantino demeure donc poursuivi pour "incitation à l'abus d'autorité", à la "violation du secret de fonction" et à "l'entrave à l'action pénale", en attendant la désignation d'un nouveau magistrat pour reprendre ce dossier. Président de la Cour suprême du canton d'Obwald, dans le centre du pays, Stefan Keller avait été choisi comme "procureur extraordinaire" mi-2020 pour enquêter sur les soupçons de collusion entre la FIFA et l'ancien chef du parquet fédéral, Michael Lauber. Ses investigations portaient sur trois rencontres secrètes tenues en 2016 et 2017 entre Michael Lauber et Gianni Infantino, non mentionnées dans les multiples procédures ouvertes depuis 2015 sur le football mondial, dans lesquelles la FIFA est partie civile. L'affaire a contraint l'été dernier Michael Lauber à la démission, mais la justice interne de la FIFA a blanchi mi-août Gianni Infantino. Le dirigeant a depuis jugé "absurde" d'être mis en cause pour avoir rencontré un magistrat et assure qu'il voulait juste montrer à Michael Lauber combien la FIFA avait changé depuis les "fonctionnaires corrompus" de l'ère Sepp Blatter, son prédécesseur. (Belga)

Stefan Keller avait ouvert le 30 juillet 2020 une procédure visant Gianni Infantino pour trois rencontres informelles avec l'ancien chef du parquet suisse, et examinait depuis mars une affaire de jet privé payé par la FIFA, sans avoir formellement engagé de poursuites. Mais le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone a "admis la demande de récusation de Gianni Infantino contre Stefan Keller", dans une décision prise vendredi dernier et publiée mercredi sur son site. La juridiction pénale suprême reproche au magistrat quatre communications à la presse, ainsi qu'une "déclaration à une revue juridique", qui ne relèvent pas d'une "information objective, neutre et correcte dans l'intérêt du public" et jettent un doute sur son impartialité. Stefan Keller avait en particulier relevé mi-décembre des "indices" selon lesquels le patron de la FIFA s'était rendu coupable de "gestion déloyale" en rentrant en jet privé du Suriname en Suisse en 2017, avant même d'être désigné compétent pour enquêter sur ce volet. Le Tribunal pénal fédéral précise néanmoins n'avoir pas encore examiné la demande de "nullité des actes de procédure conduits jusqu'à présent". Gianni Infantino demeure donc poursuivi pour "incitation à l'abus d'autorité", à la "violation du secret de fonction" et à "l'entrave à l'action pénale", en attendant la désignation d'un nouveau magistrat pour reprendre ce dossier. Président de la Cour suprême du canton d'Obwald, dans le centre du pays, Stefan Keller avait été choisi comme "procureur extraordinaire" mi-2020 pour enquêter sur les soupçons de collusion entre la FIFA et l'ancien chef du parquet fédéral, Michael Lauber. Ses investigations portaient sur trois rencontres secrètes tenues en 2016 et 2017 entre Michael Lauber et Gianni Infantino, non mentionnées dans les multiples procédures ouvertes depuis 2015 sur le football mondial, dans lesquelles la FIFA est partie civile. L'affaire a contraint l'été dernier Michael Lauber à la démission, mais la justice interne de la FIFA a blanchi mi-août Gianni Infantino. Le dirigeant a depuis jugé "absurde" d'être mis en cause pour avoir rencontré un magistrat et assure qu'il voulait juste montrer à Michael Lauber combien la FIFA avait changé depuis les "fonctionnaires corrompus" de l'ère Sepp Blatter, son prédécesseur. (Belga)