"J'ai 30 ans. Suffisamment de jeunes talents sont prêts, qui ont une place dans l'équipe nationale et peuvent encore jouer dix ans. Si un nouveau coach était engagé et qu'il m'appelait pour me dire qu'il a besoin de moi pour les Diables Rouges, je le remercierais gentiment pour sa proposition. Pour moi, c'est assez. Je ne vais plus faire tous les efforts pour rejoindre l'équipe."

Les raisons "tactiques" évoquées par le coach Roberto Martinez pour ne pas emmener Nainggolan en Russie, il ne les accepte pas: "J'ai disputé 300 matches en série A, c'est la compétition la plus tactique au monde. Après le match d'entraînement contre l'Espagne, j'ai soudainement été exclu de l'équipe. Est-ce parce que je suis arrivé en retard? Je ne veux pas citer de noms, mais c'est arrivé à d'autres joueurs qui sont toujours là."

"Que certains me reprochent de fumer, je comprends. Ils estiment que je dois être un exemple pour la jeunesse. Si c'est ce que je voulais être, je serais devenu instituteur ou éducateur. Mais je suis footballeur et je veux être jugé sur base de mes prestations sur le terrain."

Roberto Martinez s'est déplacé à Rome pour rencontrer le joueur. "Auparavant, nous avons parlé uniquement par média interposé. Lorsque j'ai su qu'il arrivait, j'ai appelé quelques autres joueurs de l'équipe nationale pour leur demander de quoi il s'agissait. Certains pensaient qu'il voulait m'expliquer les règles auxquelles je devais me tenir en Russie. Cela n'a pas été le cas. A Rome, il m'a expliqué qu'il n'avait pas encore pris sa décision, mais il était clair qu'il cherchait un motif pour ne pas me sélectionner."

"Manquer deux coupes du monde au cours d'une néanmoins belle carrière est amer. Je travaille toujours là-dessus. Je vais certainement suivre le Mondial et soutenir les Diables Rouges. Nous avons les qualités pour faire face à tout le monde."