Il fera terriblement calme dimanche soir dans le Stade Roi Baudouin et alentours quand le Standard et Genk s'affronteront en finale de la Coupe. C'était déjà le cas en août 2020, quand Bruges et l'Antwerp s'étaient disputé le trophée, avec une surprenante victoire anversoise au bout du compte. Cette Coupe était censée donner un bon coup de boost à l'Antwerp d' Ivan Leko. Aujourd'hui, en fin de phase régulière du championnat, le matricule 1 est deuxième, à seize points de Bruges, donc à huit unités après la division.
...

Il fera terriblement calme dimanche soir dans le Stade Roi Baudouin et alentours quand le Standard et Genk s'affronteront en finale de la Coupe. C'était déjà le cas en août 2020, quand Bruges et l'Antwerp s'étaient disputé le trophée, avec une surprenante victoire anversoise au bout du compte. Cette Coupe était censée donner un bon coup de boost à l'Antwerp d' Ivan Leko. Aujourd'hui, en fin de phase régulière du championnat, le matricule 1 est deuxième, à seize points de Bruges, donc à huit unités après la division. Le Standard s'est qualifié in extremis pour les PO2 au terme d'un parcours chahuté. Et il espère sauver sa saison en ramenant la Coupe à Liège. La dernière fois, c'était en 2018, sous la conduite de l'excentrique Ricardo Sá Pinto. Les Rouches avaient terminé le championnat à la deuxième place, puis le Portugais avait dû dégager pour laisser la place à Michel Preud'homme, à qui on demandait de construire solidement et de diminuer l'écart par rapport au top de notre foot. Près de trois ans plus tard, le Standard est à 26 points de Bruges et on ne sait pas si Mbaye Leye sera toujours en poste cet été. À Genk aussi, la Coupe doit embellir une saison bizarre. Le club limbourgeois, d'ordinaire si calme, a montré d'importants signes de nervosité ces derniers mois. Il a remporté sa première Coupe de Belgique en 1998 dans l'une des finales les plus mémorables de l'histoire. L'équipe d' Aimé Anthuenis avait balayé Bruges sur un 4-0 bien tassé. AA était l'architecte de la réussite et on l'écoutait. À la trêve hivernale, il avait réussi à conserver un joueur convoité par Coventry: Philippe Clement. Neuf des onze décideurs du club avaient rendu un avis favorable à son départ. Selon une clause du contrat de Clement, Genk pouvait toucher 250.000 euros (dix millions de francs à l'époque) de plus s'il partait à ce moment-là plutôt qu'en fin de saison. Sur l'insistance d'Anthuenis, le président Remi Fagard avait bloqué le transfert, qui allait quand même se faire plus tard. Genk a donc des choses à mettre au point dans la finale du week-end prochain. En attendant de présenter un visage différent à partir de l'été. Plusieurs joueurs seront fort convoités sur le marché des transferts. À commencer par le meilleur buteur, Paul Onuachu, auteur de 29 buts. Il faut remonter à l'année 2002 pour trouver trace d'un joueur plus efficace chez nous. Il jouait aussi à Genk, c'était Wesley Sonck et il en avait mis trente. Avant le début de cette saison, on pensait que notre football allait devoir se réinventer, se chercher une nouvelle identité. Il n'allait plus être possible de faire la même chose que les années précédentes. Vu qu'il y avait moins d'argent, on allait devoir faire confiance à notre patrimoine. Et même si la tendance à recruter beaucoup d'étrangers n'a pas disparu, c'est rassurant de constater que des jeunes reçoivent leur chance dans des clubs comme Bruges, Genk, le Standard et Anderlecht. Chez les Mauves, on constate avec étonnement qu'avec Adrien Trebel sur le terrain, l'équipe ne s'est jamais inclinée. Signe que le talent a besoin d'expérience autour de lui pour éclore. On attend de voir si cette tendance à lancer des jeunes va se confirmer. En tout cas, avec quatorze changements d'entraîneurs, cette saison ne restera pas gravée dans les mémoires comme la campagne de la stabilité. Et parmi les 18 coaches actuellement en place, il y en a plusieurs qui n'occuperont plus leur siège à la reprise des entraînements. Toujours tout recommencer. Le foot reste le foot.