Le football a désormais aussi son VDB Paul. Mais là s'arrête la comparaison entre Paul Van den Bulck et Paul Vanden Boeynants. Là où le flamboyant ancien premier ministre belge divisait souvent les opinions, le nouveau président de l'instance belge du footballeur est réputé être un excellent médiateur, qui écoute tout le monde et peut mettre les gens sur la même longueur d'onde.

Une qualité qui devrait avoir son utilité dans un paysage footballistique où les positions des différents acteurs sont souvent éloignées. "Je veux être le lien entre les différents organes de la fédération : le conseil d'administration, l'assemblée générale, le comité exécutif, la Pro League, le Voetbal Vlaanderen, l'ACFF (l'aile francophone, ndlr)... Nous sommes tous au service du football. Je veux contribuer à une bonne coopération", explique-t-il dans Het Nieuwsblad.

Indépendant

Paul Van den Bulck aime se décrire comme "un produit de l'histoire coloniale de notre pays". Mon père était un capitaine de commerce flamand au long cours qui s'est retiré au Congo et a eu six enfants avec ma mère, une Congolaise de Bukavu", raconte-t-il déclaré au Nieuwsblad. "Quand j'avais deux ans, j'ai déménagé à Schepdaal (la commune d'un certain Remco Evenepoel), où j'ai été élevé par une femme seule. La plupart de mes frères étaient beaucoup plus âgés à l'époque. Pour eux, le déménagement a été traumatisant. Mais pas pour ma soeur et moi. J'ai été élevé comme un Belge. Je suis allé à l'école au collège St Michael à Bruxelles, j'ai étudié le droit à l'ULB et j'ai construit une carrière d'avocat et de médiateur," poursuit-il.

Si l'homme semble un médiateur dans l'âme, il n'a en revanche aucune véritable expérience dans le milieu du foot. Mais ce n'est pas son problème. S'il avait été à un moment lié à un club, il aurait pu être accusé de partialité. Ce ne sera pas le cas, Van den Bulck est une personnalité indépendante. L'avocat, spécialisé en informatique, protection des données, propriété intellectuelle et médias/divertissement, est âgé de 57 ans et travaille aux barreaux de Bruxelles et de Paris.

Van den Bulck le candidat présenté par Peter Bossaert. Un administrateur délégué néerlandophone et un président francophone, c'est aussi une bonne chose pour l'équilibre au sein de la Fédération. Van den Bulck ne veut cependant pas être étiqueté linguistiquement ou communautairement. "Vous ne m'entendrez jamais dire que je suis Bruxellois, Français ou Flamand. Je suis Belge", affirme-t--il dans La DH.

Premier président fédéral de couleur

Peter Bossaert a fait de la diversité l'un de ses chevaux de bataille les plus importants. L'objectif est de faire de l'Union Belge un miroir de la société. Il l'avait d'ailleurs déjà expliqué dans le passé : "Nous avons examiné le fonctionnement de notre conseil d'administration. Nous avons établi que nous avions besoin de plus de diversité là aussi."

La nomination de Paul Van den Bulck en tant que premier président de couleur en Belgique et en Europe revêt, selon lui, une importance symbolique. "Je ne parle pas de moi, mais de moi en tant que modèle", déclare-t-il dans Het Nieuwsblad. "Tout comme la première femme chef de gouvernement ou le premier transsexuel à devenir ministre. Sans modèle, il est très difficile de prendre confiance en soi", pense Paul VDB.

Dans ce rôle, il se voit plus comme un réconciliateur que comme un combattant. "Notre société est tellement divisée. Un modèle doit montrer qu'il y a de l'humanité partout. Je suis très philosophe maintenant, mais nous ne sommes que des humains. Je ne veux pas que mes enfants vivent dans un monde divisé", conclut le nouveau président de l'UB.

Le football a désormais aussi son VDB Paul. Mais là s'arrête la comparaison entre Paul Van den Bulck et Paul Vanden Boeynants. Là où le flamboyant ancien premier ministre belge divisait souvent les opinions, le nouveau président de l'instance belge du footballeur est réputé être un excellent médiateur, qui écoute tout le monde et peut mettre les gens sur la même longueur d'onde.Une qualité qui devrait avoir son utilité dans un paysage footballistique où les positions des différents acteurs sont souvent éloignées. "Je veux être le lien entre les différents organes de la fédération : le conseil d'administration, l'assemblée générale, le comité exécutif, la Pro League, le Voetbal Vlaanderen, l'ACFF (l'aile francophone, ndlr)... Nous sommes tous au service du football. Je veux contribuer à une bonne coopération", explique-t-il dans Het Nieuwsblad.Paul Van den Bulck aime se décrire comme "un produit de l'histoire coloniale de notre pays". Mon père était un capitaine de commerce flamand au long cours qui s'est retiré au Congo et a eu six enfants avec ma mère, une Congolaise de Bukavu", raconte-t-il déclaré au Nieuwsblad. "Quand j'avais deux ans, j'ai déménagé à Schepdaal (la commune d'un certain Remco Evenepoel), où j'ai été élevé par une femme seule. La plupart de mes frères étaient beaucoup plus âgés à l'époque. Pour eux, le déménagement a été traumatisant. Mais pas pour ma soeur et moi. J'ai été élevé comme un Belge. Je suis allé à l'école au collège St Michael à Bruxelles, j'ai étudié le droit à l'ULB et j'ai construit une carrière d'avocat et de médiateur," poursuit-il.Si l'homme semble un médiateur dans l'âme, il n'a en revanche aucune véritable expérience dans le milieu du foot. Mais ce n'est pas son problème. S'il avait été à un moment lié à un club, il aurait pu être accusé de partialité. Ce ne sera pas le cas, Van den Bulck est une personnalité indépendante. L'avocat, spécialisé en informatique, protection des données, propriété intellectuelle et médias/divertissement, est âgé de 57 ans et travaille aux barreaux de Bruxelles et de Paris.Van den Bulck le candidat présenté par Peter Bossaert. Un administrateur délégué néerlandophone et un président francophone, c'est aussi une bonne chose pour l'équilibre au sein de la Fédération. Van den Bulck ne veut cependant pas être étiqueté linguistiquement ou communautairement. "Vous ne m'entendrez jamais dire que je suis Bruxellois, Français ou Flamand. Je suis Belge", affirme-t--il dans La DH.Peter Bossaert a fait de la diversité l'un de ses chevaux de bataille les plus importants. L'objectif est de faire de l'Union Belge un miroir de la société. Il l'avait d'ailleurs déjà expliqué dans le passé : "Nous avons examiné le fonctionnement de notre conseil d'administration. Nous avons établi que nous avions besoin de plus de diversité là aussi."La nomination de Paul Van den Bulck en tant que premier président de couleur en Belgique et en Europe revêt, selon lui, une importance symbolique. "Je ne parle pas de moi, mais de moi en tant que modèle", déclare-t-il dans Het Nieuwsblad. "Tout comme la première femme chef de gouvernement ou le premier transsexuel à devenir ministre. Sans modèle, il est très difficile de prendre confiance en soi", pense Paul VDB.Dans ce rôle, il se voit plus comme un réconciliateur que comme un combattant. "Notre société est tellement divisée. Un modèle doit montrer qu'il y a de l'humanité partout. Je suis très philosophe maintenant, mais nous ne sommes que des humains. Je ne veux pas que mes enfants vivent dans un monde divisé", conclut le nouveau président de l'UB.