Par Margit Ghillemyn

À quatorze ans, Andreas Skov Olsen a craint que sa carrière de footballeur ne soit terminée avant même d'avoir commencé. Assis dans le bureau d'un médecin, il est sur le point d'abandonner son rêve. Voilà près d'un an qu'il ne peut plus pratiquer son sport à cause d'une blessure à la hanche. Son rêve de devenir footballeur professionnel semble impossible. Mais le médecin n'est pas d'accord avec ce diagnostic et suggère une opération. Un an et demi plus tard, Skov Olsen dribble à nouveau les défenseurs comme s'il s'agissait de cônes.

Mais son immaturité lui joue cependant encore des tours. Il manque de régularité dans ses prestations et enchaîne les bons matches avec les mauvais. L'entraîneur national danois des U19 ne le convoque alors pas pour un match décisif. Dans un cas identique, certains joueurs bouderaient ou s'insurgeraient dans les médias, mais Skov Olsen préfère retenir la leçon et commence à travailler plus dur pour s'améliorer au lieu de se satisfaire de son niveau.

Grâce à cette remise en question, il effectue ainsi ses débuts professionnels avec le FC Nordsjaelland, son club formateur, à l'âge de dix-sept ans. A une position où peu le pensent performant mais où il préfère jouer, sur le flanc. Avec son 1,78 m, il devrait se contenter de se débarrasser des ballons lorsqu'il défend, mais il ne veut pas le faire et veut exploiter sa relative petite taille comme un atout. Comme lors de la saison 2018-2019, où il s'est révélé en championnat sous les ordres de Kasper Hjulmand, l'actuel sélectionneur au Danemark. En deux saisons, il marque à 27 reprises, ce que jamais aucun adolescent n'avait réussi avant lui dans le championnat danois. Ses pairs l'ont donc élu talent de l'année 2019.

Difficultés en Italie

Le talent de Skov Olsen est également remarqué en dehors du Danemark. Une vingtaine de clubs, dont Bologne, le FC Bruges et le Bayern Munich, veulent s'attacher les services du joueur. L'ailier passe tout un été à réfléchir, à peser le pour et le contre à rejoindre tel club plutôt qu'un autre. Finalement, son intuition lui dit de choisir Bologne. La seule chose qui manque est sa signature, mais le Danois veut bien réfléchir avec ses proches avant de prendre une décision.

A Bologne, sous la direction de Sinisa Mihajlovic, le Danois devait beaucoup défendre et n'avait pas l'impression de pouvoir montrer la meilleure version de lui-même., iStock
A Bologne, sous la direction de Sinisa Mihajlovic, le Danois devait beaucoup défendre et n'avait pas l'impression de pouvoir montrer la meilleure version de lui-même. © iStock

Une fois, le transfert bouclé, il passe donc directement de la maison de ses parents à sa propre habitation à l'étranger, où le changement est facilité par la présence de sa mère qui l'accompagne lors de son premier mois en Italie. Les blessures et son style de jeu ne vont pas l'aider à s'épanouir pleinement en Serie A. Selon le Danois, le jeu de Bologne ne lui convenait pas car il devait trop défendre et n'avait pas assez d'occasions de s'exprimer offensivement. Cela influait sur sa confiance puisqu'il avait l'impression de regresser en tant que joueur.

Il en arrive à la conclusion, qu'à 22 ans, il veut jouer à sa meilleure place et reproduire les mêmes prestations qu'au Danemark. En vue de la Coupe du monde au Qatar, son sélectionneur national lui conseille également de trouver dans une équipe dans laquelle il pourra évoluer au même poste que celui qu'il occupe en sélection. Ce n'est pas possible à Bologne, donc il décide de partir à Bruges où il dépose d'entrée sa carte de visite aux supporters brugeois en signant trois passes décisives et un but en cinq rencontres.

Persévérance et mental

La force mentale de Skov Olsen vient de sa foi religieuse. A chaque but ou montée sur le terrain, le Danois se tourne vers Dieu pendant un moment. Il a également tatoué les mots "Fear God" et "God created you different, be you" sur son corps. Mais ces phrases sont soigneusement cachées sous son maillot, tout comme le reste de ses tatouages. Il préfère ne pas trop les exposer car sa mère n'est visiblement pas trop fan de ceux-ci.

C'est probablement grâce à cette persévérance et à cette force mentale qu'Andreas Skov Olsen a pu réaliser son rêve. Le jeune Danois de 22 ans s'est battu pour sa place, alors que son rêve aurait pu s'achever dès l'adolescence, mais à force de travail et en suivant son leimotiv de "droit de rêver", il a pu signer à Bologne et être présent dans le noyau danois lors du dernier Euro. Auteur d'une prestation 4 étoiles sur la pelouse du Pairay avec deux buts (et un autre qui a finalement été accordé au gardien serésien Diestch) et un assist, le Danois peut désormais rêver d'un titre avec ses nouvelles couleurs et peut commencer à s'assurer d'une place au sein du noyau qui défendra les couleurs danoises au Qatar.

Par Margit GhillemynÀ quatorze ans, Andreas Skov Olsen a craint que sa carrière de footballeur ne soit terminée avant même d'avoir commencé. Assis dans le bureau d'un médecin, il est sur le point d'abandonner son rêve. Voilà près d'un an qu'il ne peut plus pratiquer son sport à cause d'une blessure à la hanche. Son rêve de devenir footballeur professionnel semble impossible. Mais le médecin n'est pas d'accord avec ce diagnostic et suggère une opération. Un an et demi plus tard, Skov Olsen dribble à nouveau les défenseurs comme s'il s'agissait de cônes. Mais son immaturité lui joue cependant encore des tours. Il manque de régularité dans ses prestations et enchaîne les bons matches avec les mauvais. L'entraîneur national danois des U19 ne le convoque alors pas pour un match décisif. Dans un cas identique, certains joueurs bouderaient ou s'insurgeraient dans les médias, mais Skov Olsen préfère retenir la leçon et commence à travailler plus dur pour s'améliorer au lieu de se satisfaire de son niveau.Grâce à cette remise en question, il effectue ainsi ses débuts professionnels avec le FC Nordsjaelland, son club formateur, à l'âge de dix-sept ans. A une position où peu le pensent performant mais où il préfère jouer, sur le flanc. Avec son 1,78 m, il devrait se contenter de se débarrasser des ballons lorsqu'il défend, mais il ne veut pas le faire et veut exploiter sa relative petite taille comme un atout. Comme lors de la saison 2018-2019, où il s'est révélé en championnat sous les ordres de Kasper Hjulmand, l'actuel sélectionneur au Danemark. En deux saisons, il marque à 27 reprises, ce que jamais aucun adolescent n'avait réussi avant lui dans le championnat danois. Ses pairs l'ont donc élu talent de l'année 2019.Le talent de Skov Olsen est également remarqué en dehors du Danemark. Une vingtaine de clubs, dont Bologne, le FC Bruges et le Bayern Munich, veulent s'attacher les services du joueur. L'ailier passe tout un été à réfléchir, à peser le pour et le contre à rejoindre tel club plutôt qu'un autre. Finalement, son intuition lui dit de choisir Bologne. La seule chose qui manque est sa signature, mais le Danois veut bien réfléchir avec ses proches avant de prendre une décision.Une fois, le transfert bouclé, il passe donc directement de la maison de ses parents à sa propre habitation à l'étranger, où le changement est facilité par la présence de sa mère qui l'accompagne lors de son premier mois en Italie. Les blessures et son style de jeu ne vont pas l'aider à s'épanouir pleinement en Serie A. Selon le Danois, le jeu de Bologne ne lui convenait pas car il devait trop défendre et n'avait pas assez d'occasions de s'exprimer offensivement. Cela influait sur sa confiance puisqu'il avait l'impression de regresser en tant que joueur. Il en arrive à la conclusion, qu'à 22 ans, il veut jouer à sa meilleure place et reproduire les mêmes prestations qu'au Danemark. En vue de la Coupe du monde au Qatar, son sélectionneur national lui conseille également de trouver dans une équipe dans laquelle il pourra évoluer au même poste que celui qu'il occupe en sélection. Ce n'est pas possible à Bologne, donc il décide de partir à Bruges où il dépose d'entrée sa carte de visite aux supporters brugeois en signant trois passes décisives et un but en cinq rencontres. La force mentale de Skov Olsen vient de sa foi religieuse. A chaque but ou montée sur le terrain, le Danois se tourne vers Dieu pendant un moment. Il a également tatoué les mots "Fear God" et "God created you different, be you" sur son corps. Mais ces phrases sont soigneusement cachées sous son maillot, tout comme le reste de ses tatouages. Il préfère ne pas trop les exposer car sa mère n'est visiblement pas trop fan de ceux-ci. C'est probablement grâce à cette persévérance et à cette force mentale qu'Andreas Skov Olsen a pu réaliser son rêve. Le jeune Danois de 22 ans s'est battu pour sa place, alors que son rêve aurait pu s'achever dès l'adolescence, mais à force de travail et en suivant son leimotiv de "droit de rêver", il a pu signer à Bologne et être présent dans le noyau danois lors du dernier Euro. Auteur d'une prestation 4 étoiles sur la pelouse du Pairay avec deux buts (et un autre qui a finalement été accordé au gardien serésien Diestch) et un assist, le Danois peut désormais rêver d'un titre avec ses nouvelles couleurs et peut commencer à s'assurer d'une place au sein du noyau qui défendra les couleurs danoises au Qatar.