Arnauld Mercier à propos...

...de sa vision du foot : "Je préfère gagner 4-3 que 1-0. Parce que le foot, c'est du spectacle, c'est aller vers l'avant. Je ne veux pas un jeu sclérosé en attendant l'adversaire. Si on attend et s'il y a plus d'expérience en face, ce n'est pas bon. On ne doit pas être dans une position trop attentiste. On doit bousculer les choses, bousculer l'adversaire, le surprendre."

...du challenge Waasland-Beveren qui s'apparente à un cadeau empoisonné : "Je ne me suis jamais fait cette réflexion parce que, dans ma tête, on va réussir. J'ai toujours relevé des challenges, rien ne me fait peur dans la vie. Je ne suis pas stressé par les enjeux. Tout ce qui m'intéresse, c'est le travail, et le progrès. Il y a beaucoup de boulot ici mais je n'ai aucune crainte. Je suis en déficit de sommeil mais je trouve ça tellement excitant, comme challenge. Partir de loin et devoir remonter, c'est grisant. Je n'ai que 47 ans, c'est peut-être pour ça que je suis plus audacieux que les autres. À Saint-Trond, on a joué avec quatre attaquants, je sais que ça a étonné. Mais à quelques secondes près, on gagnait ce match.

Dans notre situation, regarder le classement, c'est du temps perdu. Je leur explique que ça ne sert à rien. On doit se focaliser sur nous, pas sur les autres. Si on travaille en équipe, les résultats vont venir, et à ce moment-là, ils pourront analyser le classement. Le faire maintenant, ça ne peut leur apporter que du négatif.

Ils travaillent dur et ils sont derniers, pourquoi se faire mal ? L'analyse du classement, c'est fait pour les gens qui veulent parier et pour les journalistes qui s'amusent à écrire que Waasland-Beveren va descendre... Comment tu peux dire ça alors qu'on n'a pas joué dix matches ?"

...du match de ce week-end contre Anderlecht : "Ils ont leurs difficultés, nous aussi, on va essayer de les mettre encore plus dans le dur! On sait que sur le papier, on est mis perdants à 99 %. On va essayer d'inverser la tendance. Et je serai heureux de recroiser Vincent Kompany. Il était venu voir un match de Roulers, le jour où on avait gagné la première tranche. J'avais son frère François dans mon équipe. Après le match, il était venu discuter dans mon bureau. Ça va aussi me permettre de revoir Pär Zetterberg. Son fils, Erik, a failli signer à Roulers quand j'y étais mais il avait un problème au genou. Je l'ai aussi pris en test à Seraing, mais là aussi, il revenait de blessure. Quand tu passes un test, tu dois être super prêt. Et puis je reverrai avec plaisir Tom Colpaert et Johan Plancke, que j'ai connus à Roulers."

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