Dans le système si particulier de Roberto Martinez, Thorgan Hazard a peiné à se faire une place. La faute, notamment, à une concurrence offensive qui ne laissait pas beaucoup de place aux nombreux candidats à quelques miettes de temps de jeu.

C'est donc d'abord dans le couloir gauche, rendu friable par les errances défensives et les mésaventures chinoises de Yannick Carrasco, que Thorgan a fait son trou. Le poste avait l'avantage de l'associer avec son frère Eden, dans une complémentarité forcément naturelle, mais aussi d'exploiter au mieux ses impressionnantes qualités physiques, reprenant finalement l'argument qui avait poussé Martinez à installer le Carrasco de Diego Simeone dans un rôle fait de longues courses avec ou sans le ballon. Néanmoins, le sourire et les réponses à la presse de Thorgan ne suffisent pas à le rendre plus sûr que le taciturne Yannick dans l'exécution défensive de son travail dans le couloir.

"J'apporte mes déplacements, mes courses et j'essaie de créer de l'espace", décrit le joueur de Gladbach quand il est amené à raconter son rôle diabolique. Une feuille de route qui ressemble furieusement à celle de Dries Mertens. "La position où je suis le plus performant, c'est dans le trident offensif." C'est d'ailleurs de là, flanqué d'un Mertens en faux neuf et de son frère, qu'il a inscrit un doublé finalement tombé dans l'oubli de la lourde défaite de Berne, lors du dernier match des Diables en Nations League. Et c'est sans doute là, au coeur d'une concurrence féroce mais où ses arguments sont de plus en plus percutants, que son avenir belge s'envisage le plus sérieusement.

Par Guillaume Gautier

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