Après le départ de Yannick Ferrera, les dirigeants carolos ont donc été confrontés au coup de poker de Luka Peruzovic. La sortie de l'entraîneur croate a surpris beaucoup de monde. Peruzovic avait beau ne pas être sur la même longueur d'ondes que les nouveaux dirigeants, il avait toujours choisi la discrétion, attendant patiemment dans l'ombre. Pourquoi a-t-il dérogé à sa ligne de conduite ? Sans doute s'est-il cru en position de force. Les dirigeants ont vite maté la rébellion, confiant l'équipe au fidèle Mario Notaro. Quant à Peruzovic, à défaut de pouvoir le virer, il a été reclassé dans l'organigramme et on lui a confié des missions de scouting.

" Il a déjà scouté deux matches ce week-end afin de visionner des joueurs qui nous intéressent. Il prend cette mission avec coeur et fait cela avec passion et intelligence ", a commenté avec diplomatie l'administrateur délégué, Mehdi Bayat. Pourtant, voilà le Sporting condamné à supporter Peruzovic. Même si les deux parties ne sont plus compatibles, le Sporting ne peut pas se permettre financièrement de le virer et Peruzovic ne veut pas démissionner (et payer les indemnités de rupture de contrat), ni consentir à partir gratuitement en trouvant un accord à l'amiable.

Les Zèbres entameront donc les PO2 avec leur troisième entraîneur de la saison. Et ce sera Mario Notaro. Dans un premier temps, les dirigeants ont pensé lancer directement dans le bain l'entraîneur appelé à prendre les rênes de l'équipe la saison prochaine avant de se raviser et de finir la saison avec Notaro. " Je pense que le groupe a déjà été assez ébranlé ces dernières semaines et on veut éviter de le chambouler davantage ", s'est défendu Bayat.

Cela ne veut pas dire pour autant que le nouvel entraîneur ne sera pas dévoilé avant la fin de ces PO2. Les négociations vont en tous cas débuter, une fois le contrat des joueurs-clés prolongé. Une short list a été établie avec le nom de trois-quatre entraîneurs belges (pas uniquement des entraîneurs sans emploi puisqu'au moins une de ces cibles est sous contrat avec un autre club) et quelques coaches français. La priorité va à un technicien belge " qui a de l'expérience et qui entre dans le cadre d'un projet portant sur trois saisons. On ne veut pas qu'il soit trop jeune et qu'il parte pour une meilleure proposition six mois après son arrivée, ni qu'il soit trop vieux, assis dans ses certitudes. "

Deux noms ont circulé cette semaine : celui d'Hein Vanhaezebrouck et celui de José Riga. L'entraîneur de Courtrai, en fin de bail et dont les chances de prolonger ont baissé après la grève de ses joueurs, a rencontré Mogi Bayat dans un hôtel bruxellois quelques minutes après que Mehdi Bayat eut été vu dans le même hôtel. " Mais il s'agissait de fournir une évaluation des joueurs de Courtrai que Mogi représente ", a reconnu Vanhaezebrouck. Cependant, il semble que Van Haezebrouck soit trop cher pour les Carolos.

Quant à Riga, il correspond au profil mais ne semble pas intéressé Mehdi Bayat. " Je ne le connais pas du tout et je n'ai pas suivi son parcours d'entraîneur ", a affirmé le responsable des Zèbres.

Jacky Mathijssen et Felice Mazzu constituent d'autres pistes. A noter que dès la mise à l'écart de Peruzovic dévoilée, pas moins de 250 CV d'entraîneurs sont arrivés sur le bureau de Mehdi Bayat. " Et certains très folkloriques. Quelques-uns ont même téléphoné à mon frère, Mogi, pour faire acte de candidature. C'est n'importe quoi ", a conclu Mehdi Bayat.

En attendant de finaliser le dossier de l'entraîneur, le Sporting boucle le renouvellement de contrat de ses joueurs-cadres. Une semaine après Giuseppe Rossini et Danijel Milicevic, c'est au tour d'Onur Kaya et d'Abraham Kumedor de prolonger leur contrat au Mambourg. La colonne vertébrale du maintien a donc été préservée.

Par Stéphane Vande Velde

Après le départ de Yannick Ferrera, les dirigeants carolos ont donc été confrontés au coup de poker de Luka Peruzovic. La sortie de l'entraîneur croate a surpris beaucoup de monde. Peruzovic avait beau ne pas être sur la même longueur d'ondes que les nouveaux dirigeants, il avait toujours choisi la discrétion, attendant patiemment dans l'ombre. Pourquoi a-t-il dérogé à sa ligne de conduite ? Sans doute s'est-il cru en position de force. Les dirigeants ont vite maté la rébellion, confiant l'équipe au fidèle Mario Notaro. Quant à Peruzovic, à défaut de pouvoir le virer, il a été reclassé dans l'organigramme et on lui a confié des missions de scouting." Il a déjà scouté deux matches ce week-end afin de visionner des joueurs qui nous intéressent. Il prend cette mission avec coeur et fait cela avec passion et intelligence ", a commenté avec diplomatie l'administrateur délégué, Mehdi Bayat. Pourtant, voilà le Sporting condamné à supporter Peruzovic. Même si les deux parties ne sont plus compatibles, le Sporting ne peut pas se permettre financièrement de le virer et Peruzovic ne veut pas démissionner (et payer les indemnités de rupture de contrat), ni consentir à partir gratuitement en trouvant un accord à l'amiable.Les Zèbres entameront donc les PO2 avec leur troisième entraîneur de la saison. Et ce sera Mario Notaro. Dans un premier temps, les dirigeants ont pensé lancer directement dans le bain l'entraîneur appelé à prendre les rênes de l'équipe la saison prochaine avant de se raviser et de finir la saison avec Notaro. " Je pense que le groupe a déjà été assez ébranlé ces dernières semaines et on veut éviter de le chambouler davantage ", s'est défendu Bayat. Cela ne veut pas dire pour autant que le nouvel entraîneur ne sera pas dévoilé avant la fin de ces PO2. Les négociations vont en tous cas débuter, une fois le contrat des joueurs-clés prolongé. Une short list a été établie avec le nom de trois-quatre entraîneurs belges (pas uniquement des entraîneurs sans emploi puisqu'au moins une de ces cibles est sous contrat avec un autre club) et quelques coaches français. La priorité va à un technicien belge " qui a de l'expérience et qui entre dans le cadre d'un projet portant sur trois saisons. On ne veut pas qu'il soit trop jeune et qu'il parte pour une meilleure proposition six mois après son arrivée, ni qu'il soit trop vieux, assis dans ses certitudes. " Deux noms ont circulé cette semaine : celui d'Hein Vanhaezebrouck et celui de José Riga. L'entraîneur de Courtrai, en fin de bail et dont les chances de prolonger ont baissé après la grève de ses joueurs, a rencontré Mogi Bayat dans un hôtel bruxellois quelques minutes après que Mehdi Bayat eut été vu dans le même hôtel. " Mais il s'agissait de fournir une évaluation des joueurs de Courtrai que Mogi représente ", a reconnu Vanhaezebrouck. Cependant, il semble que Van Haezebrouck soit trop cher pour les Carolos. Quant à Riga, il correspond au profil mais ne semble pas intéressé Mehdi Bayat. " Je ne le connais pas du tout et je n'ai pas suivi son parcours d'entraîneur ", a affirmé le responsable des Zèbres. Jacky Mathijssen et Felice Mazzu constituent d'autres pistes. A noter que dès la mise à l'écart de Peruzovic dévoilée, pas moins de 250 CV d'entraîneurs sont arrivés sur le bureau de Mehdi Bayat. " Et certains très folkloriques. Quelques-uns ont même téléphoné à mon frère, Mogi, pour faire acte de candidature. C'est n'importe quoi ", a conclu Mehdi Bayat. En attendant de finaliser le dossier de l'entraîneur, le Sporting boucle le renouvellement de contrat de ses joueurs-cadres. Une semaine après Giuseppe Rossini et Danijel Milicevic, c'est au tour d'Onur Kaya et d'Abraham Kumedor de prolonger leur contrat au Mambourg. La colonne vertébrale du maintien a donc été préservée. Par Stéphane Vande Velde