Des hauts et des bas sur le terrain. Un gros trou dans la caisse. La grogne des supporters. Si Marc Coucke accompagne la délégation mauve ce week-end à Ostende, il se rappellera que c'était vachement plus chouette d'être le proprio du KVO que celui du Sporting. Depuis qu'il a ouvert son chéquier pour acquérir l'institution bruxelloise - et même s'il a un jour déclaré qu'à part ses supporters, Anderlecht n'était " plus tout à fait une institution " - l'homme a surtout dû gérer des coups durs. Laisser la présidence à Wouter Vandenhaute, c'est fait. Forcément, Coucke n'est plus autant dans l'actualité, plus en première ligne. Il reste seulement l'actionnaire majoritaire du club.
...

Des hauts et des bas sur le terrain. Un gros trou dans la caisse. La grogne des supporters. Si Marc Coucke accompagne la délégation mauve ce week-end à Ostende, il se rappellera que c'était vachement plus chouette d'être le proprio du KVO que celui du Sporting. Depuis qu'il a ouvert son chéquier pour acquérir l'institution bruxelloise - et même s'il a un jour déclaré qu'à part ses supporters, Anderlecht n'était " plus tout à fait une institution " - l'homme a surtout dû gérer des coups durs. Laisser la présidence à Wouter Vandenhaute, c'est fait. Forcément, Coucke n'est plus autant dans l'actualité, plus en première ligne. Il reste seulement l'actionnaire majoritaire du club. Qu'est-ce qui fait toujours courir Marc Coucke ? Prend-il son pied à Anderlecht ? Ce n'est pas frappant lors des matches, où on ne revoit pas l'ambianceur qui colorait la tribune officielle d'Ostende avant d'enchaîner par des sessions de karaoké et des pas de danse aux réceptions d'après-match. Il est beaucoup plus dans la retenue. Et dans l'interrogation concernant son investissement à long terme ? Sur ce thème, on a voulu interroger son porte-parole, qui nous a gentiment répondu : " On ne parle pas du rôle de Monsieur Coucke (...) Je pense qu'on a beaucoup d'autres choses à faire. " On aurait alors peut-être pu poser la question directement au principal intéressé ? " Non plus ", nous dit son responsable com'. La direction d'Anderlecht ? Personne ne souhaite s'exprimer. On nous signale simplement que Marc Coucke n'a plus de fonction opérationnelle et qu'il ne fait plus de communication sur Anderlecht, même pas sur Twitter où il était particulièrement actif à ses débuts dans le club. Et on ne le voit plus régulièrement à Neerpede ou au stade comme c'était le cas pendant sa période de présidence. " Si vous vous posez la question de son engouement pour le foot et pour Anderlecht, vous n'êtes pas dans le bon ", nous lâche Yves Lejaeghere. Cet homme d'affaires est un ami intime de Marc Coucke depuis la nuit des temps. Il a été président d'Ostende de 2006 à 2013, date à laquelle il a passé le flambeau à son pote " parce que le club avait besoin d'un investisseur avec beaucoup de moyens. " Il continue sur le thème de la passion de Marc Coucke : " Il était dingue de foot avant de reprendre Ostende, il l'était peut-être encore plus pendant sa présidence, et rien n'a changé entre-temps. Il se montre beaucoup moins depuis qu'il n'est plus président d'Anderlecht, mais son enthousiasme est toujours intact. " Simplement, il a compris qu'il n'était pas fait pour être président du Sporting. Il l'a expliqué à la télé flamande en fin d'année passée : " Je n'étais plus la bonne personne. Wouter Vandenhaute sera un meilleur président que moi. " L'investissement de Coucke à Anderlecht, c'est déjà une grosse centaine de millions. Quatre fois plus que pour acquérir autrefois 30% des parts de Pairi Daiza. Dix fois plus que son investissement récent dans la société française qui possède le Parc Astérix, Walibi et Bellewaerde. Mais une fois et demie moins que le montant qu'il a déjà investi à Durbuy en établissements horeca, clubs de golf et autres domaines récréatifs. Il aime dire que, partout où il met de l'argent, il veut trouver du plaisir. Mais il déclare aussi ceci : " Injecter de l'argent dans un puits sans fond pour faire plaisir à quelqu'un ou pour être vu comme quelqu'un de sympa, c'est la chose la plus bête qui soit. " Le foot ne lui fait pas (encore ? ) gagner d'argent. Quid ? Daniel Spreutels, qui était l'avocat d'Anderlecht depuis trente ans et administrateur depuis douze ans quand Coucke a racheté le club en 2018, constate : " Il continue à investir, il a pris des mesures de sauvegarde financière. Je n'ai pas l'impression qu'il ait envie de prendre ses distances. Il s'est probablement rendu compte que le poste de président était plus chronophage et complexe qu'il l'avait imaginé, mais je ne pense pas qu'il ait l'intention de quitter le club. " Marc Coucke est-il heureux dans son rôle de propriétaire ? " Ça ne peut pas être la même chose que quand on est à la tête d'un club sympathique et folklorique comme Ostende ", continue l'avocat. " Anderlecht, c'est une institution, un autre monde. " Yves Lejaegere sur le même thème : " Plus haut tu montes, moins c'est amateur et moins tu as de plaisir. Il l'a compris entre-temps. Il reconnaît qu'il a sans doute commis quelques erreurs depuis qu'il a repris ce club. Et il a peut-être sous-estimé la difficulté de la tâche. Mais le foot l'amuse toujours autant, aucun doute là-dessus. On est sur un même groupe WhatsApp avec quelques amis. Chaque semaine, il nous envoie sa petite blague en rapport avec le football. Une fois il vise Ostende, une autre fois c'est Bruges qui prend. Des feintes typiques de gens du foot. Je n'imagine pas une seconde qu'il prépare son départ d'Anderlecht. Il a trop de fierté pour s'en aller à un moment où ça ne marche pas. Il ne vendra pas avant que le club ait fêté un nouveau titre, j'en mets ma main à couper. " Un raisonnement qui semble confirmé par l'attitude très ferme du propriétaire du Sporting quand il a été plus d'une fois approché, ces derniers mois, par des repreneurs potentiels venus de l'étranger. Au début de cette année, il avait dit dans la presse : " Je n'ai jamais pensé me retirer. Ça ne sert à rien qu'un cheikh me contacte. " Cet été, c'est un Mexicain richissime qui s'est manifesté. Marc Coucke n'a même pas accepté de le rencontrer.