Il y a un an, Logan Bailly était un pilier de l'équipe mouscronnoise qui épatait dans sa première ligne droite. Aujourd'hui, il végète dans le noyau Espoir, une décision prise dès son arrivée par Bernd Storck. C'est quoi le problème ?

"Il y avait trois gardiens qu'on voulait garder : Olivier Werner, Jean Butez et Clément Libertiaux", explique Paul Allaerts, le directeur. "C'était clair dès la fin de saison dernière et on l'avait dit à Bailly. On espérait qu'il allait trouver un nouveau club, ça n'a pas marché. Ses agents nous ont dit qu'ils avaient des pistes mais on n'a pas reçu une seule offre concrète." Pendant les premières semaines de cette saison, il a quand même continué à s'entraîner avec les pros. Sans jouer une minute. "Il est maintenant dans le noyau B parce que le nouvel entraîneur ne veut que trois gardiens dans son groupe", poursuit le directeur.

Aujourd'hui, le plan est clair : Mouscron espère vendre Logan Bailly, sous contrat jusqu'en juin, dès le mercato de janvier. "Là, il reste sur le payroll du club et il n'est pas le joueur le moins cher...", dit encore Paul Allaerts. L'ex-taulier des Diables s'entraîne avec les U21 et ne joue même pas les matches. Il prépare maintenant les élections communales, il poussera la liste MR. Motivé, comme il l'a dit à la conférence de presse de présentation : "Je suis Mouscronnois. J'aime Mouscron. Je n'ai pas peur de dire que j'y resterai, quoi qu'il se passe dans ma carrière." Le même jour, il a ajouté : "Je dois évoluer avec les U21, je l'accepte. Et si on a besoin de mes services avec l'équipe fanion, je répondrai présent. Je ne vais pas me plaindre, j'ai la chance d'être en bonne santé."

Des supporters, furieux du sort qui lui est réservé, ont créé une page Facebook pour le soutenir. "C'est le foot", conclut le directeur. "Au moment où il s'est blessé, la saison dernière, Werner a saisi sa chance et n'a plus quitté l'équipe entre-temps."

Par Pierre Danvoye