Voici quelques semaines, Sport/Foot Magazine vous a invités à raconter la vie de votre club amateur au temps de la crise sanitaire, et à partager vos pistes pour sortir la tête de l'eau. Voici les tendances de vos réponses, récoltées aux quatre coins du pays.

Presque tous les clubs le reconnaissent, la crise du coronavirus a fortement amputé leurs revenus. Pas seulement parce que les recettes des entrées ne sont pas arrivées dans les caisses, à cause des matches annulés. Les buvettes, qui sont parfois ouvertes en-dehors des heures de compétition dans certains villages où elles font désormais office de café local, sont une autre source importante de revenus qui a été asséchée par la mise à l'arrêt du monde du ballon rond.

Ajoutez encore à cela l'annulation des tournois et des stages de Pâques, des repas de fin de saison, des présentations de joueurs ou de certains autres évènements, et vous verrez le manque à gagner grimper jusqu'à des milliers, voire parfois des dizaines de milliers d'euros.

Au-delà du financier, la plus grande perte était le manque de contact social durant le lockdown, nous signale-t-on dans un club wallon. Une véritable catastrophe pour de nombreux jeunes, ceux pour qui le football est parfois une deuxième maison.

Les coûts, eux, n'ont pas disparu. Et payer les factures devient parfois difficiles. Notamment parce que certains sponsors ont dû se retirer, eux aussi en proie à des ennuis financiers. Et dans de nombreux cas, les clubs se demandent si ces partenaires bien précieux feront leur retour en s'engageant en vue de la saison prochaine. Ce constat fait dire à beaucoup d'acteurs du football amateur que la crise du Covid-19 se fera encore ressentir dans les clubs pendant de nombreuses années.

Survivre à la crise

Parmi les initiatives prises par les clubs pour surmonter la situation, l'argent est inévitablement le nerf de la guerre. Certains ont augmenté les frais de cotisation, d'autres décident de compter le moindre euro pour améliorer une gestion devenue rigoureuse, alors que plusieurs clubs ont opté pour une diminution des salaires ou négocié un accord pour ne pas payer les dernières rencontres. Par endroits, les primes des joueurs pour la saison prochaine ont été revues à la baisse. Et souvent, les présidents concèdent qu'ils ont dû mettre la main au portefeuille pour éviter de voir leur club s'effondrer.

La période d'arrêt a parfois été mise à profit pour lancer de nouvelles réflexions. Certains clubs ont ainsi décidé d'en finir avec les joueurs attirés de l'extérieur à coups d'euros, et misent désormais sur les jeunes du cru. D'autres ont modernisé leurs infrastructures, voire leur mode de fonctionnement, en augmentant leur présence en ligne ou en informatisant plus profondément leurs tâches administratives.

Les réseaux sociaux ont évidemment joué un rôle salutaire, pour conserver le lien. Avec les joueurs, qui recevaient parfois des exercices à réaliser via Facebook, ou avec les supporters, invités à participer à des tombolas, ou à précommander des consommations à la buvette en vue de la réouverture prochaine, avec la Fête des Mères ou celle des Pères pour prétextes.

L'heure des conseils

Le mot d'ordre est souvent le même, à l'heure de dégainer des pistes pour sortir le plus indemne possible de cette crise ravageuse. Il évoque une gestion plus réaliste, évitant de promettre des sommes que le club serait incapable d'assurer ou de disperser les précieuses recettes dans des primes mirobolantes. Se recentrer sur les jeunes est une bonne piste dans la quête d'une gestion plus saine.

Pour le reste, les conseils sont divers : certains comptent sur un coup de pouce des parents, qui savent à quel point la vie au club importe à leurs enfants ; d'autres proposent à leurs joueurs de laisser la première prime de victoire de la saison dans les caisses du club, en guise de geste symbolique.

Les regards se tournent également vers la Fédération. Un dirigeant suggère qu'elle offre des primes conséquentes aux clubs qui offrent aux jeunes une formation reconnue comme étant de qualité, un autre demande des exigences plus modérées pour la gestion des clubs amateurs, en revoyant des règles parfois strictes imposées dans le cahier des charges des divisions inférieures.

Un conseil en or, pour terminer: revenir aux bases, un match de foot entre amis le dimanche. Sans salaire, sans primes, et avec des jeunes formés au club. En voilà une noble cause.

Voici quelques semaines, Sport/Foot Magazine vous a invités à raconter la vie de votre club amateur au temps de la crise sanitaire, et à partager vos pistes pour sortir la tête de l'eau. Voici les tendances de vos réponses, récoltées aux quatre coins du pays.Presque tous les clubs le reconnaissent, la crise du coronavirus a fortement amputé leurs revenus. Pas seulement parce que les recettes des entrées ne sont pas arrivées dans les caisses, à cause des matches annulés. Les buvettes, qui sont parfois ouvertes en-dehors des heures de compétition dans certains villages où elles font désormais office de café local, sont une autre source importante de revenus qui a été asséchée par la mise à l'arrêt du monde du ballon rond.Ajoutez encore à cela l'annulation des tournois et des stages de Pâques, des repas de fin de saison, des présentations de joueurs ou de certains autres évènements, et vous verrez le manque à gagner grimper jusqu'à des milliers, voire parfois des dizaines de milliers d'euros.Au-delà du financier, la plus grande perte était le manque de contact social durant le lockdown, nous signale-t-on dans un club wallon. Une véritable catastrophe pour de nombreux jeunes, ceux pour qui le football est parfois une deuxième maison.Les coûts, eux, n'ont pas disparu. Et payer les factures devient parfois difficiles. Notamment parce que certains sponsors ont dû se retirer, eux aussi en proie à des ennuis financiers. Et dans de nombreux cas, les clubs se demandent si ces partenaires bien précieux feront leur retour en s'engageant en vue de la saison prochaine. Ce constat fait dire à beaucoup d'acteurs du football amateur que la crise du Covid-19 se fera encore ressentir dans les clubs pendant de nombreuses années.Parmi les initiatives prises par les clubs pour surmonter la situation, l'argent est inévitablement le nerf de la guerre. Certains ont augmenté les frais de cotisation, d'autres décident de compter le moindre euro pour améliorer une gestion devenue rigoureuse, alors que plusieurs clubs ont opté pour une diminution des salaires ou négocié un accord pour ne pas payer les dernières rencontres. Par endroits, les primes des joueurs pour la saison prochaine ont été revues à la baisse. Et souvent, les présidents concèdent qu'ils ont dû mettre la main au portefeuille pour éviter de voir leur club s'effondrer.La période d'arrêt a parfois été mise à profit pour lancer de nouvelles réflexions. Certains clubs ont ainsi décidé d'en finir avec les joueurs attirés de l'extérieur à coups d'euros, et misent désormais sur les jeunes du cru. D'autres ont modernisé leurs infrastructures, voire leur mode de fonctionnement, en augmentant leur présence en ligne ou en informatisant plus profondément leurs tâches administratives.Les réseaux sociaux ont évidemment joué un rôle salutaire, pour conserver le lien. Avec les joueurs, qui recevaient parfois des exercices à réaliser via Facebook, ou avec les supporters, invités à participer à des tombolas, ou à précommander des consommations à la buvette en vue de la réouverture prochaine, avec la Fête des Mères ou celle des Pères pour prétextes.Le mot d'ordre est souvent le même, à l'heure de dégainer des pistes pour sortir le plus indemne possible de cette crise ravageuse. Il évoque une gestion plus réaliste, évitant de promettre des sommes que le club serait incapable d'assurer ou de disperser les précieuses recettes dans des primes mirobolantes. Se recentrer sur les jeunes est une bonne piste dans la quête d'une gestion plus saine.Pour le reste, les conseils sont divers : certains comptent sur un coup de pouce des parents, qui savent à quel point la vie au club importe à leurs enfants ; d'autres proposent à leurs joueurs de laisser la première prime de victoire de la saison dans les caisses du club, en guise de geste symbolique.Les regards se tournent également vers la Fédération. Un dirigeant suggère qu'elle offre des primes conséquentes aux clubs qui offrent aux jeunes une formation reconnue comme étant de qualité, un autre demande des exigences plus modérées pour la gestion des clubs amateurs, en revoyant des règles parfois strictes imposées dans le cahier des charges des divisions inférieures.Un conseil en or, pour terminer: revenir aux bases, un match de foot entre amis le dimanche. Sans salaire, sans primes, et avec des jeunes formés au club. En voilà une noble cause.