Bjorn Ruytinx comparaissait mardi devant la Commission des litiges. Le procureur fédéral a requis quatre rencontres effectives de suspension et deux avec sursis. Me Johnny Maeschalck, vendu défendre le capitaine de OHL, s'est appliqué à démonter le dossier à charge constitué par le parquet et a demandé l'acquittement.

Bjorn Ruytinx a été convoqué pour son comportement "inconvenant et déplacé" après son tackle sur Carcela, mais pas pour la faute en elle-même puisqu'elle a été sanctionnée d'une carte jaune par l'arbitre. Or, le parquet fédéral représenté par Johan Cambier a diffusé un montage de différentes images, dont la faute de Ruytinx sous tous les angles. Premier élément de défense, un tel montage est interdit selon Me Maeschalck. "Vous deviez vous contenter de la phase après la faute", a ajouté le célèbre avocat. Un montage qui n'a pas respecté la chronologie des faits. Sur les images montées par le parquet, le genou de Ruytinx contre le visage de Carcela apparait après la carte jaune alors qu'il s'est produit avant. Il est donc englobé dans la faute qui a été sanctionnée d'une carte jaune.

"Quatre journées de suspension plus deux avec sursis pour un sourire"


"Règlementairement, on ne peut pas revenir sur la faute de Ruytinx, mais le procureur l'a fait à plusieurs reprises", a déclaré Maeschalck après le réquisitoire de Johan Cambier. Il a également adressé quelques flèches au procureur Marc Rubens. "Juridiquement, le parquet ne pouvait pas convoquer Bjorn Ruytinx. C'est du jamais vu, le règlement n'est pas appliqué. M. Ruytinx n'a pas droit à un procès équitable. Le procureur s'est exprimé dans la presse avant le traitement de l'affaire. On sanctionne un coup de quatre journées (NDLR: la gifle de Carcela sur Ruytinx), et ici on demande quatre journées effectives de suspension plus deux avec sursis pour un sourire", s'est étranglé Me Maeschalck.

"Via sa créativité et son inventivité, le procureur essaye d'avoir Bjorn Ruytinx. La créativité n'est pas interdite, mais pas en dépit du règlement. Un sourire après une faute... Messieurs de la Commission des litiges, je vous demande de respecter le règlement. Le mauvais goût n'est pas punissable. Ne créez pas un dangereux précédent. Je ne parle pas d'éthique, mais du respect des règles. C'est pourquoi je vous demande l'acquittement."

La Commission des litiges doit à présent se prononcer.

Le procureur fédéral a demandé en fait la même peine que celle infligée à Mehdi Carcela pour s'être fait justice lui-même.

Bjorn Ruytinx avait reçu une carte jaune sur cette action qui a sérieusement blessé le joueur du Standard, mais c'est le comportement "déplacé et incorrect" du Louvaniste lors de cet incident que remet en cause le procureur de l'Union belge.

Bjorn Ruytinx comparaissait mardi devant la Commission des litiges. Le procureur fédéral a requis quatre rencontres effectives de suspension et deux avec sursis. Me Johnny Maeschalck, vendu défendre le capitaine de OHL, s'est appliqué à démonter le dossier à charge constitué par le parquet et a demandé l'acquittement. Bjorn Ruytinx a été convoqué pour son comportement "inconvenant et déplacé" après son tackle sur Carcela, mais pas pour la faute en elle-même puisqu'elle a été sanctionnée d'une carte jaune par l'arbitre. Or, le parquet fédéral représenté par Johan Cambier a diffusé un montage de différentes images, dont la faute de Ruytinx sous tous les angles. Premier élément de défense, un tel montage est interdit selon Me Maeschalck. "Vous deviez vous contenter de la phase après la faute", a ajouté le célèbre avocat. Un montage qui n'a pas respecté la chronologie des faits. Sur les images montées par le parquet, le genou de Ruytinx contre le visage de Carcela apparait après la carte jaune alors qu'il s'est produit avant. Il est donc englobé dans la faute qui a été sanctionnée d'une carte jaune. "Quatre journées de suspension plus deux avec sursis pour un sourire" "Règlementairement, on ne peut pas revenir sur la faute de Ruytinx, mais le procureur l'a fait à plusieurs reprises", a déclaré Maeschalck après le réquisitoire de Johan Cambier. Il a également adressé quelques flèches au procureur Marc Rubens. "Juridiquement, le parquet ne pouvait pas convoquer Bjorn Ruytinx. C'est du jamais vu, le règlement n'est pas appliqué. M. Ruytinx n'a pas droit à un procès équitable. Le procureur s'est exprimé dans la presse avant le traitement de l'affaire. On sanctionne un coup de quatre journées (NDLR: la gifle de Carcela sur Ruytinx), et ici on demande quatre journées effectives de suspension plus deux avec sursis pour un sourire", s'est étranglé Me Maeschalck. "Via sa créativité et son inventivité, le procureur essaye d'avoir Bjorn Ruytinx. La créativité n'est pas interdite, mais pas en dépit du règlement. Un sourire après une faute... Messieurs de la Commission des litiges, je vous demande de respecter le règlement. Le mauvais goût n'est pas punissable. Ne créez pas un dangereux précédent. Je ne parle pas d'éthique, mais du respect des règles. C'est pourquoi je vous demande l'acquittement."La Commission des litiges doit à présent se prononcer. Le procureur fédéral a demandé en fait la même peine que celle infligée à Mehdi Carcela pour s'être fait justice lui-même. Bjorn Ruytinx avait reçu une carte jaune sur cette action qui a sérieusement blessé le joueur du Standard, mais c'est le comportement "déplacé et incorrect" du Louvaniste lors de cet incident que remet en cause le procureur de l'Union belge.