1. De quoi te réjouis-tu le plus dans ton nouvel emploi d'entraîneur ?
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1. De quoi te réjouis-tu le plus dans ton nouvel emploi d'entraîneur ? J'ai toujours voulu retirer de la satisfaction de ce que je faisais. J'ai toujours aimé jouer au football, c'est le summum. Ensuite, j'ai cherché d'autres défis. Quand je n'aime plus ce que je fais, j'arrête. J'ai eu envie d'ouvrir un magasin mais quand ça m'est passé, je l'ai fermé. Maintenant, j'ai envie d'entraîner. Je me réjouis surtout de vivre les grands moments. Gagner ensemble, par exemple, est une expérience incroyable. Perdre ensemble fait très mal. La vie normale ne nous offre pas des émotions aussi fortes. Elle se déroule plus platement. Je n'éprouvais pas non plus ces émotions en tant que consultant. Après un match, je rentrais à la maison, sans me soucier de l'identité du vainqueur ou du perdant. On ne se saute pas non plus dans les bras après une émission réussie, comme les footballeurs le font. J'ai évolué dans le métier. Plus on investit de temps dans ce job, mieux c'est. Même si je suis conscient de dépendre des qualités qu'on mettra à ma disposition. 2. Quand seras-tu satisfait la saison prochaine ? Quand ce sera bon. Ça me paraît un bon début, dans un monde où la moitié, voire les trois quarts des entraîneur sont virés en cours de saison. Et si Ostende, supporters inclus, est content. Nous viserons les play-offs 1. Je sais ce que je vaux comme entraîneur, ce qui est possible ou pas, et comment estimer mon équipe. J'ai joué à un certain niveau et je pourrais parfois être déçu d'un club comme Ostende ? J'accepte la différence, dans certaines limites. On peut faire beaucoup de choses comme dans un grand club, sans disposer des mêmes moyens. Il ne faut pas répéter continuellement qu'on ne fait pas ceci ou cela parce qu'on n'est pas un grand club. 3. Vois-tu certaines choses sous un autre angle depuis que tu travailles pour la TV ? D'abord, il est plus facile de donner son avis que de l'appliquer. J'ai toujours fait mes commentaires en sachant que le métier d'entraîneur est difficile. J'ai toutefois rencontré peu de gens dans la presse qui disaient ou écrivaient quelque chose avec de mauvaises intentions alors que je le croyais parfois quand j'étais joueur. Être de l'autre côté aide à relativiser. J'espère que je pourrai continuer à le faire. Mon travail pour la télévision m'a contraint à me plonger dans le football. J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur les systèmes. Joueur, je suivais bien les matches de Ligue des Champions à la télévision mais avec un tout autre état d'esprit. 4. Que ne feras-tu certainement pas, parmi les choses qui t'énervaient quand tu commentais des matches ? Je me suis promis de me comporter convenablement sur la touche. M'agiter n'apporterait rien du tout, même si je sais que les émotions peuvent prendre le dessus. J'espère parvenir à me contrôler. C'est une qualité. Dans trois mois, j'aurai peut-être changé d'avis. Dis-le moi, si c'est le cas. Car j'accepte qu'on porte un jugement critique sur moi. 5. As-tu une philosophie ? Que veux-tu représenter en tant qu'entraîneur ? Je ne me lancerais pas dans ce métier si je n'avais pas de philosophie mais je ne vais pas me lancer dans des grandes déclarations. Je n'ose pas crier que je vais développer un football dominant et offensif, avec un pressing élevé. Tout dépendra des qualités de mon noyau. J'espère qu'il sera motivé, que l'équipe jouera avec tout son coeur. Je vais la faire jouer, je ne veux pas qu'elle se contente de balancer des longs ballons.