Belgique - pays de Galles 3-1 24/03/2021

Buts De Bruyne, T. Hazard, Lukaku
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Buts De Bruyne, T. Hazard, Lukaku L'équipe Courtois - Alderweireld, Vermaelen (46e Denayer), Vertonghen - Meunier, Tielemans, Dendoncker, T. Hazard (83e Castagne) - Mertens (92e Trossard), Lukaku, De Bruyne Remplaçants non utilisés Mignolet, Casteels, Foket, Vanaken, Januzaj, Praet, Benteke, Doku, Batshuayi Quand le pays de Galles a ouvert le score après un quart d'heure, on a cru l'espace d'un instant que les Diables allaient souffrir lors de cette première rencontre de qualification. Roberto Martínez n'avait pourtant pas pris beaucoup de risques dans sa composition: les noms étaient connus, mais les Gallois étaient bien regroupés. Cette équipe a toutefois un tel vécu, tant de sérieux, de discipline et de talent que même dans un stade de Den Dreef vide, elle a rapidement su faire plier l'adversaire. Gareth Bale a déçu: il était mou et multipliait les attitudes pour dire à ses équipiers de faire le sale boulot. Il se contentait d'un éclair par-ci, par-là et d'attendre le bon moment, mais personne ne se montrait capable de faire tourner l'équipe. Bale avait entamé la rencontre dans les parages de Jan Vertonghen. C'est aussi de ce côté que le but est tombé. Lorsque Vertonghen est sorti de position, personne n'a pris sa place et le pays de Galles a joliment conclu. Ce fut l'une des rares fois où Vertonghen a été mis en difficulté. On se dit toujours qu'il n'est pas très mobile, mais il est toujours concentré et solide dans les duels. L'égalisation belge est partie de son côté, tout comme le troisième but, inscrit sur penalty après un contre et une faute sur Dries Mertens. Dans un match sans public, on décèle des choses: c'est souvent YouriTielemans qui donne l'ordre de presser. Il est constamment coaché par RomeluLukaku, parfois aussi par Vertonghen. Mertens a commencé en pointe. En possession de balle, c'est KevinDe Bruyne qui dirige. Il ne parle pas beaucoup mais travaille énormément, cherche sans cesse les espaces où il peut amener une plus-value. Comme Lukaku ne parvenait pas à se démarquer, c'était au meneur de jeu de City de faire la différence. En l'absence d' AxelWitsel (dont on ne savait pas encore s'il pourrait disputer l'EURO), Leander Dendoncker a eu fort à faire. Il était présent au duel, mais marchait parfois sur les pieds de Tielemans. Après le repos, lorsque la construction a un peu laissé à désirer, c'était souvent à cause d'une certaine lenteur en possession de balle. Les mouvements n'étaient pas encore fluides et les espaces rares. Dendoncker ne voulait pas courir le risque de se retrouver hors-position, mais on attendait tout de même plus de mouvements et de rythme. But Lukaku L'équipe Courtois - Alderweireld, Denayer, Vertonghen - Castagne, Tielemans, Dendoncker, Chadli (56e Foket) - Mertens (56e Trossard), Lukaku, De Bruyne Remplaçants non utilisés Mignolet, Kaminski, Mechele, Doku, Trossard, Saelemaekers, Vanaken, Januzaj, Praet, Benteke, Batshuayi Les Diables rouges n'ont pas l'habitude de perdre des points en phase de qualification. Le bilan de Martínez à ce niveau est quasi parfait: un seul match nul avant la Coupe du monde en Russie et un dix sur dix avant l'EURO. À Prague, face à une équipe dont on ne savait pas encore qu'elle serait la révélation de l'été, les Diables ont semblé fragiles. Les Tchèques ont bien entamé la partie et méritaient leur point. Les Belges ont subi en début de rencontre, ce qui est arrivé dans d'autres matches. On en a parlé avec Hans Vanaken, souvent au premier rang sur le banc avant de reprendre le rôle de De Bruyne lorsque celui-ci s'est blessé. Vanaken ne s'est jamais tracassé: "Sur le banc, on se disait qu'il nous suffirait d'un contre rondement mené pour marquer." Ce ne fut pas le cas à Prague. À 1-1, KDB a tiré sur le montant. Mais les Diables auraient-ils mérité de l'emporter? Offensivement, De Bruyne et Lukaku étaient au rendez-vous, les autres pas. Tielemans n'a pas régné sur l'entrejeu, Dendoncker non plus. Dans les moments difficiles, on a vu que Tielemans aurait bien eu besoin de l'expérience d'un Witsel, qui n'a pas son pareil pour dicter le rythme quand ça va mal. Dendoncker n'était pas sûr de lui. La blessure rapide de Mertens a aussi plombé la soirée. Quand EdenHazard n'est pas là pour garder le ballon et quand Mertens ne peut plus tenter une action ou presser le porteur du ballon en perte de balle, l'adversaire peut jouer trop facilement. Ajoutez-y les problèmes sur le flanc gauche et vous avez une équipe nationale bancale, qui a des problèmes défensifs et doit compter sur des éclairs de génie de ses deux stars. Buts Batshuayi, Vanaken (2), Trossard (2), Doku, Praet, Benteke L'équipe Mignolet - Alderweireld, Denayer (46e Boyata), Vertonghen (64e Dendoncker) - Meunier, Praet (71e Tielemans), Vanaken, T. Hazard - Trossard, Batshuayi (64e Benteke), Doku (77e Januzaj) Remplaçants non utilisés Kaminski, Casteels, De Bruyne, Lukaku, Mertens, Saelemaekers, Castagne Un match pour la galerie, une bonne vieille raclée, de nombreux buts et un JeremyDoku qui a apporté un vent de fraîcheur et gagné son ticket pour l'EURO tandis qu' AdnanJanuzaj perdait le sien. C'est aussi le premier bon match de Vanaken avec les Diables: deux buts et une bonne prestation dans l'entrejeu en remplacement de De Bruyne, laissé sur le banc. Buts Vanaken, Lukaku (2), Witsel, Foket L'équipe Courtois - Alderweireld (83e Dendoncker), Boyata, Denayer - Saelemaekers (66e Foket), Witsel, Vanaken, Carrasco (83e Lukebakio) - Trossard, Lukaku (74e Benteke), E. Hazard (74e Sambi Lokonga) Remplaçants non utilisés Sels, Casteels, Vanheusden, Praet, Castagne, Mechele, Batshuayi Les Diables rouges ont misé sur leurs atouts offensifs pour panser leurs plaies de l'EURO. Doku, Mertens, De Bruyne et Tielemans n'étaient pas là, mais leurs remplaçants ont fait le boulot. Avec Romelu en finisseur: avec ses deux buts, il en était alors à 66 réalisations en 99 matches. La vitesse à laquelle il a repris un ballon en cloche sur la première réalisation était phénoménale, tout comme la puissance et la vitesse dont il a fait preuve après le repos. Enthousiaste, il a ainsi entraîné les autres dans son sillage. En l'absence de De Bruyne et Tielemans, Vanaken a mal commencé, avec une perte de balle entraînant un but, mais il s'est très bien repris avec un goal et des passes en profondeur intelligentes. Au cours de la première heure, beaucoup de ballons sont passés par le flanc droit, où Alexis Saelemaekers s'est mis en évidence. Le Milanais aurait dû aller à l'EURO. Parce qu'il est énergique, imprévisible et audacieux. Évidemment, l'Estonie n'est pas aussi forte que les adversaires rencontrés durant l'été et Martínez ne pouvait pas savoir que Timothy Castagne allait se blesser lors du premier match, mais avec sa polyvalence, l'ex-Anderlechtois aurait dû être dans le groupe. On a aussi constaté que la défense a de nouveau laissé beaucoup d'espace. Ça manque de rigueur et de solidité dans les duels, ça ne défend pas vers l'avant. Les trois centraux se replient trop. Le deuxième but est tombé juste après que Dendoncker a remplacé Alderweireld. Un Estonien est parti dans son dos. Une erreur de communication mais à 1-5, on s'est demandé pourquoi Martínez n'avait pas plutôt fait rentrer ZinhoVanheusden. Dans l'axe de la défense, on cherche toujours un nouveau Thomas Vermaelen, quelqu'un d'intraitable au duel. Buts Lukaku, E. Hazard, Saelemaekers L'équipe Courtois - Alderweireld, Denayer, Vertonghen - Castagne, Tielemans (81e Dendoncker), Witsel, Carrasco (57e Saelemaekers) - Vanaken (81e Lukebakio), Lukaku (81e Batshuayi), E. Hazard (73e Trossard) Remplaçants non utilisés Sels, Casteels, Boyata, Foket, Vanheusden, Praet, Benteke Le centième match de Lukaku, avec un Eden Hazard qui a retouché le ballon pour la première fois depuis longtemps. Les premiers rôles de la soirée ont été pour Thibaut Courtois, Vanaken (encore une fois), Castagne (tant à droite qu'à gauche après la montée au jeu de Saelemaekers) et Lukaku. La victoire sur la République tchèque nous assurait pratiquement une présence à un cinquième grand tournoi consécutif. Les Tchèques ont directement pressé les Diables très haut. Dès le coup d'envoi, TomasSoucek et MatejVydra ont mis la pression sur les défenseurs belges. En trois minutes, Jason Denayer a dû intervenir trois fois. Avec succès. Puis les Diables ont marqué. Ils restent très forts en reconversion. Pour son centième match, Lukaku a inscrit son 67e pion, le cinquantième en 49 matches depuis l'arrivée de Martínez. Il méritait bien une ovation lors de son remplacement, à neuf minutes du terme. Presser les Belges, ça peut les empêcher de ressortir mais pour cela, il faut que toute l'équipe adverse joue le jeu. Et les Tchèques ne l'ont pas fait. Les attaquants et les médians jouaient haut, mais les défenseurs restaient derrière. Peu mobiles, ils craignaient la vitesse de Lukaku. C'était tout profit pour Eden Hazard, qui a intelligemment décroché et s'est souvent retrouvé seul dans le rond central. Vanaken a également exploité la situation. Aligné à la place de Mertens, il a utilisé sa taille et s'est montré disponible. Les fans belges qui s'étaient moqués de lui à l'EURO ont vu un autre homme. Lukaku en a rapidement profité puis, juste avant le repos, ce fut au tour de Hazard. Ce premier but sous le maillot des Diables depuis la victoire en Russie, le 16 novembre 2019 l'a libéré. But Praet L'équipe: Casteels - Alderweireld, Boyata, Denayer - Saelemaekers (84e Foket), Praet, Tielemans, Castagne - Trossard (60e E. Hazard), Batshuayi (84e Dendoncker), Lukebakio (76e Benteke) Remplaçants non utilisés Kaminski, Sels, Vanheusden, Mechele, Verschaeren, Vanaken, De Ketelaere À Kazan, les Diables n'ont pas pris de risques. Ni dans la compo ni dans le jeu. Ce n'était pas un bon match, loin de là: trop peu d'automatismes, de cohésion. MichyBatshuayi semblait avoir perdu de sa magie. Lui qui marque toujours quand il est titulaire n'était pas dans le coup. DodiLukebakio a essayé, tout comme Leandro Trossard et Dennis Praet, mais il n'y avait pas de structure. Dans ces cas-là, même un leader comme Tielemans souffre. Ou il force, comme à l'EURO. Tout le monde a forcé, tout le monde a voulu se montrer. Heureusement, les défenseurs ont gardé leur calme. On a parfois l'impression que Roberto Martínez ne jure que par sa vieille garde, mais en 2021 (où on aura joué 17 matches en tout! ), on a vu que le sélectionneur fédéral avait fait tourner, qu'il avait préparé l'avenir. Au cours de six derniers matches de qualification pour la Coupe du monde, il a aligné 31 joueurs différents. Pas (encore) des tout jeunes, mais des gars qui ont déjà un peu d'expérience internationale. Leandro Trossard et, surtout, Hans Vanaken et Alexis Saelemaekers ont marqué des points. Lukebakio pas (encore). Vanheusden, Charles De Ketelaere (qui a pu se montrer à Turin lors de la Ligue des Nations) et Yari Verschaeren n'ont pas (encore) joué en éliminatoires de Coupe du monde. Sambi Lokonga un peu (seize minutes). On remarque aussi une chose: en matches de qualification pour le Qatar, Kevin De Bruyne et le capitaine Eden Hazard, auteurs d'un but chacun, n'ont été que deux fois titulaires. Ils ont dû se contenter d'un rôle de figurants.