"Il faudrait définir les faits. C'est bien beau de parler de sanctions, de supporters turbulents, mais quelqu'un sait-il comment les punitions seront gradées ? Être turbulent, ça équivaut à quoi ? Casser la tête de quelqu'un, allumer un fumigène, déployer une banderole opposée à la politique du club, quel sera le tarif pour ces comportements ? Le problème est que, tant que tout n'est pas fixé noir sur blanc avec une charte, les club feront ce qu'ils veulent de cette nouvelle règlementation. Si un fumigène équivaut à laver les vestiaires de Charleroi, en sera-t-il de même au Standard ou à Anderlecht ? On risque de vivre un véritable 'Far West' de la punition. Certains dirigeants seront respectueux tandis que d'autres considèreront les trouble-fêtes comme de la main-d'oeuvre gratuite. C'est un bel outil et de belles idées mais tant que rien n'est stabilisé et fixé, ça sera un beau boxon.

On parle de responsabiliser les supporters mais l'Union belge fait ses choix de manière unilatérale. Jamais ils ne nous ont demandé notre avis . Quand on leur parle, qu'on leur donne des idées, ils n'écoutent pas. La fédération aurait dû en parler avec les leaders des 'kops' avant de trancher pour une solution déterminée. Il y a d'autres pistes à explorer. Il faut trouver une méthode qui prône l'amusement et le respect. C'est loin d'être facile mais il y a d'autres moyens de travailler. La loi football n'a pas spécialement aidé. Il faudrait se remettre à table et trouver une solution adéquate pour tous.

Un gars qui allume un feu de Bengale dans la tribune est plus sanctionné que quelqu'un qui tabasse un passant dans la rue. Bien sûr ce trait est exagéré, mais il ne faut pas surévaluer le danger des tribunes. Ce n'est pas parce que ça concerne le football que c'est spécialement plus grave. On prend trop souvent les supporters pour des idiots. Il faut instaurer le dialogue entre les trois parties : la fédération, les clubs et les associations de supporters. Qu'on écrive une charte claire et précise et tout ira pour le mieux. Il n'y a qu'à voir en Allemagne, tout ne réussit pas toujours, mais au moins ils testent des innovations pour améliorer à la fois l'ambiance et le plaisir, mais aussi la sécurité dans et autour des stade."

Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be (stg)

"Il faudrait définir les faits. C'est bien beau de parler de sanctions, de supporters turbulents, mais quelqu'un sait-il comment les punitions seront gradées ? Être turbulent, ça équivaut à quoi ? Casser la tête de quelqu'un, allumer un fumigène, déployer une banderole opposée à la politique du club, quel sera le tarif pour ces comportements ? Le problème est que, tant que tout n'est pas fixé noir sur blanc avec une charte, les club feront ce qu'ils veulent de cette nouvelle règlementation. Si un fumigène équivaut à laver les vestiaires de Charleroi, en sera-t-il de même au Standard ou à Anderlecht ? On risque de vivre un véritable 'Far West' de la punition. Certains dirigeants seront respectueux tandis que d'autres considèreront les trouble-fêtes comme de la main-d'oeuvre gratuite. C'est un bel outil et de belles idées mais tant que rien n'est stabilisé et fixé, ça sera un beau boxon. On parle de responsabiliser les supporters mais l'Union belge fait ses choix de manière unilatérale. Jamais ils ne nous ont demandé notre avis . Quand on leur parle, qu'on leur donne des idées, ils n'écoutent pas. La fédération aurait dû en parler avec les leaders des 'kops' avant de trancher pour une solution déterminée. Il y a d'autres pistes à explorer. Il faut trouver une méthode qui prône l'amusement et le respect. C'est loin d'être facile mais il y a d'autres moyens de travailler. La loi football n'a pas spécialement aidé. Il faudrait se remettre à table et trouver une solution adéquate pour tous. Un gars qui allume un feu de Bengale dans la tribune est plus sanctionné que quelqu'un qui tabasse un passant dans la rue. Bien sûr ce trait est exagéré, mais il ne faut pas surévaluer le danger des tribunes. Ce n'est pas parce que ça concerne le football que c'est spécialement plus grave. On prend trop souvent les supporters pour des idiots. Il faut instaurer le dialogue entre les trois parties : la fédération, les clubs et les associations de supporters. Qu'on écrive une charte claire et précise et tout ira pour le mieux. Il n'y a qu'à voir en Allemagne, tout ne réussit pas toujours, mais au moins ils testent des innovations pour améliorer à la fois l'ambiance et le plaisir, mais aussi la sécurité dans et autour des stade." Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be (stg)