Pour les Diables rouges, la Ligue des Nations est qualifiée de filet de sécurité, de plan B, de prix de consolation. Un trophée à soulever en octobre 2021 au cas où, entre-temps, ça ne se passerait pas bien à l'EURO. Mais qui prend vraiment ce tournoi au sérieux? Une qualification pour le Final Four et un bon parcours là-bas ne seraient rien d'autre qu'une maigre consolation pour cette fameuse génération dorée et adorée. Les choses sérieuses, c'est l'EURO de l'été prochain et la Coupe du monde fin 2022.
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Pour les Diables rouges, la Ligue des Nations est qualifiée de filet de sécurité, de plan B, de prix de consolation. Un trophée à soulever en octobre 2021 au cas où, entre-temps, ça ne se passerait pas bien à l'EURO. Mais qui prend vraiment ce tournoi au sérieux? Une qualification pour le Final Four et un bon parcours là-bas ne seraient rien d'autre qu'une maigre consolation pour cette fameuse génération dorée et adorée. Les choses sérieuses, c'est l'EURO de l'été prochain et la Coupe du monde fin 2022. Contre les Anglais, nos internationaux ont fait ce qu'on leur demandait: ils ont gagné. En étant tranchants et efficaces en première mi-temps. Avec un Romelu Lukaku particulièrement inspiré. Idéal pour fêter la cinquantième présence de Roberto Martinez sur le banc belge. Cette avance devait donner un caractère festif à la soirée. Mais après le retour des vestiaires, le jeu s'est étiolé et les Belges ont perdu le contrôle. Le jeu mobile, subtil et technique qui leur a si souvent permis de faire chavirer les coeurs? Perdu. On n'a vraiment plus vu grand-chose lors de ces trois derniers quarts d'heure dans le stade de Louvain. On peut y voir une conséquence de la surcharge du calendrier. Ce n'est pas un hasard si de nombreux matches de la Ligue des Nations ont manqué d'intensité. Le rythme est horriblement peu élevé, même quand des géants comme l'Allemagne et l'Espagne s'affrontent. Même chose pour le choc entre la France et le Portugal. Les joueurs de foot ont l'impression d'être devenus des robots, et il y a en plus les risques liés aux multiples déplacements en ces temps de Covid. Malgré toutes les précautions prises. Le championnat de Belgique reprend ce week-end. Dans nos clubs, ce break international était un bon moment pour faire un bilan. Il y a déjà eu six changements d'entraîneurs en l'espace de trois mois, et à Genk, le nouveau venu John van den Brom est le onzième coach depuis dix ans. Le Néerlandais a déclaré lors de sa présentation qu'il voulait gâter les foules avec un beau football. Mais quel entraîneur n'a pas cette envie? C'est courant qu'un nouveau T1 parle comme ça. En général, lors d'un changement de patron sportif, on s'accorde pour dire qu'il faut modifier ceci ou cela. Van den Brom n'a pas eu ces mots. Au contraire, il s'est avoué surpris par l'enthousiasme présent dans le groupe. John van den Brom est un adepte du jeu offensif. Mais curieusement, dans son dernier club, Utrecht, on lui a demandé d'être plus prudent. Ce club était un volcan endormi, avec des ambitions qui, selon le coach, étaient démesurées. Pour lui, l'offre de Genk est arrivée à un bon moment. En prenant congé de ses joueurs aux Pays-Bas, il leur a souhaité le meilleur et leur a dit qu'il continuerait à les suivre. Pas comme Jess Thorup, qui a disparu comme un bandit dans la nuit limbourgeoise. À Anderlecht, lors de sa première saison, VDB a parfois proposé un football chatoyant, dans le même style que celui que Vincent Kompany voudrait aujourd'hui installer. C'est en tout cas ce que l'ancien Diable avait lâché lors de son arrivée, il y a un peu plus d'un an. Dans un premier temps, il a idéalisé le jeu de Pep Guardiola, mais il a ensuite été obligé de modifier ses batteries. Aujourd'hui, Anderlecht prend des points, mais au prix d'un football ennuyeux et en s'adaptant bel et bien à ses adversaires. Kompany a déjà dit que son équipe pourrait être en tête du classement si elle n'avait pas gaspillé autant de points dans les dernières minutes. Une analyse étonnante. Parce qu'un match dure non pas 85 minutes, mais nonante, et même un peu plus. Dimanche, Anderlecht se rend sur le terrain d'un Beerschot complètement décomplexé. Ce sera une confrontation intéressante. Les gars du Kiel travaillent dans une discrétion absolue. Comme ceux de Charleroi. Là-bas, Karim Belhocine continue à se murer dans le silence. Alors qu'on peut quand même attendre d'un entraîneur professionnel qu'il accorde de temps en temps une interview.