La pandémie met un sale coup aux finances de nos clubs, mais l'activité sur le marché des transferts ne s'en est pas ressentie. Depuis la fin de la saison passée, ils ont accumulé la bagatelle de 386 opérations, soit une moyenne de 21 transactions par équipe. Entre l'ouverture du championnat et aujourd'hui, on a comptabilisé 187 transferts, soit presque autant qu'avant la première journée (199). De plus en plus, on s'affaire à multiplier les deals pour combler les trous sur le terrain. Et ce sont essentiellement des joueurs étrangers qui débarquent chez nous. Alors qu'avec les difficultés financières découlant du Covid, on aurait justement pu s'attendre à ce que les gars du cru reçoivent davantage d'opportunités.
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La pandémie met un sale coup aux finances de nos clubs, mais l'activité sur le marché des transferts ne s'en est pas ressentie. Depuis la fin de la saison passée, ils ont accumulé la bagatelle de 386 opérations, soit une moyenne de 21 transactions par équipe. Entre l'ouverture du championnat et aujourd'hui, on a comptabilisé 187 transferts, soit presque autant qu'avant la première journée (199). De plus en plus, on s'affaire à multiplier les deals pour combler les trous sur le terrain. Et ce sont essentiellement des joueurs étrangers qui débarquent chez nous. Alors qu'avec les difficultés financières découlant du Covid, on aurait justement pu s'attendre à ce que les gars du cru reçoivent davantage d'opportunités. Partout donc, on doit reconstruire après six matches de championnat. Le Club Bruges a été particulièrement actif. Ses dix nouveaux joueurs sont censés faire souffler un vent nouveau. Pour Philippe Clement, ce ne sera pas simple de contenter tout le monde, tant son noyau est étoffé. Mais il sera bien nécessaire d'aiguiser la concurrence parce qu'on ne peut pas dire que l'équipe ait entamé la compétition sur les chapeaux de roue avec un jeu chatoyant. La punition sur le terrain de Gand (6-1) a été pour les Brugeois le point le plus noir de ce début de saison. Là-bas, on a fermé les portes, le temps de cicatriser les plaies, et le champion veut à nouveau montrer son plus beau visage dès ce vendredi face à Ostende. La force d'une équipe réside aussi dans sa capacité à se relever après un uppercut. La Gantoise semble aussi armée pour batailler sur trois fronts. Avec neuf nouveaux joueurs, Hein Vanhaezebrouck peut varier les coups, mais on attend de voir si le Serbe Darko Lemajic et le surprenant revenant Pelé Mboyo pourront combler les lacunes à la finition. De l'opportunisme, ce n'est pas ça qui devrait manquer à l'Antwerp, surtout si Ally Samatta retrouve son niveau d'autrefois. Les attentes sont de plus en plus élevées par rapport à cette équipe. Tout comme à Genk, où on pense à nouveau au titre, avec deux attaquants productifs et une frivolité toujours visible dans le onze. Ce grand nombre de transferts n'est pas un signe de stabilité sportive. Jusqu'à présent, tous les entraîneurs sont toujours en place, mais pour combien de temps encore? Il faut simplement se souvenir que chaque licenciement d'entraîneur est la conséquence d'une mauvaise vision de la direction. Les Diables rouges, eux, poursuivent leur route vers le Qatar avec un noyau quasi inchangé. L'EURO a été décevant, même si Roberto Martínez ne l'a jamais reconnu ouvertement. Il faudra attendre pour savoir quelle est encore la vraie compétitivité de cette génération dorée. La Ligue des Nations, programmée dans un mois en Italie, pourrait nous donner une nouvelle indication. La porte vers la Coupe du monde s'est ouverte un peu plus avec la victoire 3-0 contre la République tchèque. Le public s'est réconcilié avec l'équipe nationale et a pu constater que nous bénéficions toujours de luxe offensif. Avec dans le premier rôle, un Romelu Lukaku toujours au sommet de son art. Il y a deux ans, il se sentait incompris et envisageait d'arrêter sa carrière internationale après l'EURO 2020. Une réaction épidermique d'un footballeur sensible. Entre-temps, il fait l'unanimité. Par contre, des points d'interrogation continuent à entourer la défense. C'était déjà le cas dans les matches du championnat d'Europe, où les Diables ont joué plus bas, laissant moins d'espace dans le dos des défenseurs. Les valeurs sûres continuent à avoir la confiance du sélectionneur et les jeunes doivent encore lui prouver qu'ils méritent d'être sur le terrain. En premier lieu Zinho Vanheusden, qui va au-devant d'une saison importante avec le Genoa. En Serie A, il a l'occasion de donner un nouveau coup de boost à sa carrière. Comme de nombreux Diables qui, à un moment de leur parcours, ont choisi de s'affirmer à l'étranger.