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C'était écrit : Anderlecht allait souffrir sur la pelouse du Pairay. Logique parce que les Sérésiens avaient fort contrarié la vie des Mauves récemment en Coupe, avec une élimination seulement aux tirs au but, puis ils avaient enchaîné par une grosse prestation à Bruges.Mais samedi soir, on n'a rien vu de tout ça. Dans chaque compartiment, Seraing a été mangé par son adversaire. Il n'y a pas eu match. "Un non-match dans toute sa splendeur", reconnaît Marc Grosjean, l'adjoint de Jordi Condom. "Indépendamment du bon niveau d'Anderlecht, on était à côté de nos pompes dès les premières minutes. Oui, par rapport au match de Coupe, c'était le jour et la nuit."Deux défaites d'affilée, suffisant pour plomber le moral des Métallos ? Non, on n'a pas du tout cette impression. Condom reste optimiste. Et, moralement, il va beaucoup mieux qu'en septembre, quand il avait annoncé à sa direction qu'il souhaitait rentrer en Espagne pour assister une de ses filles, atteinte par une forme sévère de Covid. Son épouse et ses deux filles sont venues lui rendre visite récemment, ça lui a fait le plus grand bien. "On l'a senti vraiment perturbé à l'époque", continue son T2. "Sa fille n'est pas allée en soins intensifs, mais elle n'en était pas loin. Il y a eu des dégâts physiques, psychologiques aussi."Aujourd'hui, le staff de Jordi Condom prépare les trois derniers matches de l'année civile, vus comme autant de rendez-vous clés : Cercle Bruges, Courtrai, Malines. Le style d'adversaires qui doit permettre de prendre des points. Ce staff fait ses petits calculs. Avec 19 points en 18 matches, Seraing a une moyenne de club qui se maintient au bout du chemin. Marc Grosjean ajoute qu'il faut "voir le budget. Si j'étais aujourd'hui entraîneur de Genk, du Beerschot, de Louvain, de Zulte Waregem, de Saint-Trond ou du Standard, je me sentirais mal. Nous, on a un tout petit budget et on s'en sort. On prend parfois une claque, comme contre Anderlecht, mais ça fait simplement partie du trajet d'une équipe comme la nôtre."Pour forcer ce maintien, l'objectif de départ, Seraing scrute des renforts. Un premier devrait être officialisé prochainement. Daniel Opare, sans club depuis l'été passé et la fin de son aventure à Zulte Waregem, s'entraîne au Pairay depuis deux grosses semaines. Il montre des choses intéressantes et il correspond au profil visé par le staff : qualités de footballeur, expérience grattée dans de bons clubs comme le Standard, l'Antwerp, Augsbourg ou Besiktas, maturité, grand professionnalisme. Il est physiquement au point et il peut devenir un nouveau taulier de l'équipe aux côtés d'Ibrahima Cissé.Opare ne sera probablement pas la seule opération entrante de janvier. Seraing vise un autre défenseur et éventuellement un médian récupérateur. Il faut tenir compte de l'absence de deux pions importants en début d'année 2022, pour la CAN : Ibrahima Cissé avec la Guinée et Ablie Jallow avec la Gambie. Personne ne peut non plus jurer qu'il n'y aura pas l'un ou l'autre départ. Seraing est "propriétaire" de joueurs comme Cissé ou Yahya Nadrani, qui font une saison intéressante. Mais c'est différent avec Youssef Maziz ou Georges Mikautadze. Au départ, Metz les a prêtés pour la totalité de la saison, mais le club français a les cartes en mains s'il y avait un intérêt et pourrait donc abréger la location. Il n'en est pas question jusqu'à présent, mais ça reste possible. Les renforts ne devraient en tout cas pas venir de Metz, qui se contente de prêter à Seraing des joueurs au début de leur évolution. Ce n'est pas le profil recherché pour le moment. Le but est d'introduire plus de vécu dans l'équipe.