Notre avis sur le mercato du Standard: Prenez en club en situation financière délicate, où la priorité est de réduire la masse salariale. Ajoutez-y une enveloppe forcément peu fournie pour les emplettes estivales, et saupoudrez d'une mésentente de notoriété publique entre le coach et le directeur sportif. Ça y est, vous avez tous les ingrédients d'un mercato délicat. Bienvenue à Sclessin, où même les étés calmes sont agités.

Pour satisfaire les envies de différence individuelle de Mbaye Leye et compenser le départ tumultueux de Michel-Ange Balikwisha, le directeur sportif Benjamin Nicaise (licencié depuis lors) claque tout son pactole pour le gaucher Dønnum, qui survole le championnat norvégien. Les débuts sont proches du désastre, mais le Scandinave se met à alimenter la feuille de stats quand il reçoit la confiance de Luka Elsner. Pas assez pour enchaîner les prestations qui restent dans les mémoires, mais suffisant pour éloigner le spectre des précieux millions jetés par les fenêtres.

Le reste du mercato liégeois s'écrit en prêts. Des milieux de terrain d'abord, pourtant présents en abondance dans le noyau rouche, avec les arrivées depuis le Piémont de Rafia et Peeters. Les débuts encourageants des deux jeunes Bianconeri s'évaporent rapidement, et leurs séjours certes peu onéreux tournent exclusivement à la déception. Si le bilan est plus nuancé pour Nkounkou, le Français ne s'invite pas pour autant au rayon des coups réussis.

LA NOTE DE SPORT/FOOT MAG: 4/10

Notre avis sur le mercato d'Anderlecht: Quand une équipe est composée, semaine après semaine, d'une majorité de joueurs qui ont débarqué récemment, on peut se dire que c'est un mercato totalement réussi, surtout quand on sait qu'Anderlecht n'a dépensé qu'une douzaine de millions durant l'été (deux fois moins que l'Antwerp, trois fois et demie moins que Bruges).

Mais on reste sur notre faim. Parce que parmi ces nouveaux venus, il n'y en a pas beaucoup qui crèvent l'écran dans la durée. Certains ont brillé par moments puis sont retombés. Par exemple Olsson, Raman ou Zirkzee. Il y a aussi les stats décevantes des trois joueurs transférés pour affoler le marquoir : Raman, Zirkzee et Kouamé. Ils ont connu des clubs du (sub)top à l'étranger, mais leur apport reste mitigé. Avec son vécu XXL, Refaelov aurait dû devenir le nouveau guide mais dans son cas aussi, on est plutôt déçu.

Et puis il y a ce constat dont on parle de plus en plus depuis quelques semaines. Les jeunes de Neerpede sont devenus des quantités négligeables. À l'exception de Verschaeren, ils ont tous moins de temps de jeu que la saison dernière alors qu'ils ont une année d'expérience en plus. Le noyau actuel permettrait de composer une équipe 100% made in Neerpede. On est très loin du compte. On le comprendrait si Anderlecht marchait sur ses adversaires en produisant un football séduisant. Mais c'est très rarement le cas et on a du mal à se défaire de l'impression que les gars arrivés l'été dernier bouchent le parcours des pépites présumées.

LA NOTE DE SPORT/FOOT MAG: 5.6/10

Retrouvez cet article en intégralité, avec tous les bilans et réactions des clubs de Jupiler Pro League dans notre magazine de la semaine, dispo dès mercredi en librairies.

Notre avis sur le mercato du Standard: Prenez en club en situation financière délicate, où la priorité est de réduire la masse salariale. Ajoutez-y une enveloppe forcément peu fournie pour les emplettes estivales, et saupoudrez d'une mésentente de notoriété publique entre le coach et le directeur sportif. Ça y est, vous avez tous les ingrédients d'un mercato délicat. Bienvenue à Sclessin, où même les étés calmes sont agités. Pour satisfaire les envies de différence individuelle de Mbaye Leye et compenser le départ tumultueux de Michel-Ange Balikwisha, le directeur sportif Benjamin Nicaise (licencié depuis lors) claque tout son pactole pour le gaucher Dønnum, qui survole le championnat norvégien. Les débuts sont proches du désastre, mais le Scandinave se met à alimenter la feuille de stats quand il reçoit la confiance de Luka Elsner. Pas assez pour enchaîner les prestations qui restent dans les mémoires, mais suffisant pour éloigner le spectre des précieux millions jetés par les fenêtres. Le reste du mercato liégeois s'écrit en prêts. Des milieux de terrain d'abord, pourtant présents en abondance dans le noyau rouche, avec les arrivées depuis le Piémont de Rafia et Peeters. Les débuts encourageants des deux jeunes Bianconeri s'évaporent rapidement, et leurs séjours certes peu onéreux tournent exclusivement à la déception. Si le bilan est plus nuancé pour Nkounkou, le Français ne s'invite pas pour autant au rayon des coups réussis.Notre avis sur le mercato d'Anderlecht: Quand une équipe est composée, semaine après semaine, d'une majorité de joueurs qui ont débarqué récemment, on peut se dire que c'est un mercato totalement réussi, surtout quand on sait qu'Anderlecht n'a dépensé qu'une douzaine de millions durant l'été (deux fois moins que l'Antwerp, trois fois et demie moins que Bruges). Mais on reste sur notre faim. Parce que parmi ces nouveaux venus, il n'y en a pas beaucoup qui crèvent l'écran dans la durée. Certains ont brillé par moments puis sont retombés. Par exemple Olsson, Raman ou Zirkzee. Il y a aussi les stats décevantes des trois joueurs transférés pour affoler le marquoir : Raman, Zirkzee et Kouamé. Ils ont connu des clubs du (sub)top à l'étranger, mais leur apport reste mitigé. Avec son vécu XXL, Refaelov aurait dû devenir le nouveau guide mais dans son cas aussi, on est plutôt déçu. Et puis il y a ce constat dont on parle de plus en plus depuis quelques semaines. Les jeunes de Neerpede sont devenus des quantités négligeables. À l'exception de Verschaeren, ils ont tous moins de temps de jeu que la saison dernière alors qu'ils ont une année d'expérience en plus. Le noyau actuel permettrait de composer une équipe 100% made in Neerpede. On est très loin du compte. On le comprendrait si Anderlecht marchait sur ses adversaires en produisant un football séduisant. Mais c'est très rarement le cas et on a du mal à se défaire de l'impression que les gars arrivés l'été dernier bouchent le parcours des pépites présumées.