Ce jeudi, les pontes de l'UEFA procéderont au tirage de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Pour une fois, ce ne sera pas à Monaco, mais à Istanbul. On devine qu'il y aura moins de paillettes. Et aussi davantage de complications. La Turquie ne fait pas partie de l'Union européenne, et il faudra par exemple présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures avant le départ. Les délégations seront plus limitées qu'en temps normal.
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Ce jeudi, les pontes de l'UEFA procéderont au tirage de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Pour une fois, ce ne sera pas à Monaco, mais à Istanbul. On devine qu'il y aura moins de paillettes. Et aussi davantage de complications. La Turquie ne fait pas partie de l'Union européenne, et il faudra par exemple présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures avant le départ. Les délégations seront plus limitées qu'en temps normal. Le Club Bruges se prépare donc à découvrir ses adversaires. Cette saison, les champions ont clairement décidé de se concentrer sur cette compétition. Dans un élan de nostalgie, certains se remémorent les plus belles pages européennes de ce matricule, la finale de la Coupe de l'UEFA en 1976 et l'apothéose de Coupe des Clubs Champions en 1978. Cette année-là, Bruges avait aligné quatre attaquants en demi-finale face à la Juventus. Une audace qui n'est plus imaginable dans le foot d'aujourd'hui. Longtemps, Bruges est resté assez passif sur le marché des transferts. Mais la vitesse supérieure a été enclenchée ces derniers jours, avec l'officialisation des arrivées de Ruben Providence et Owen Otasowie. Deux joueurs de vingt ans qui dans leur club précédent, l'AS Rome et Wolverhampton, jouaient très peu voire pas du tout. Le Club a l'habitude de repérer des talents comme ceux-là, il suffit de penser à Noa Lang. Et peut-être que bientôt, on parlera aussi de Tibo Persyn (19 ans). Bruges est de plus en plus jeune, de plus en plus frais. La direction avait annoncé une cure de rajeunissement et le processus est clairement en marche. Avec les matches européens d'Anderlecht, de Gand et de l'Antwerp, le foot belge entre dans une semaine cruciale. Ces trois clubs pourraient se qualifier, ils pourraient aussi tous passer à la trappe. Là, ce serait le scénario catastrophe. Après sa bonne prestation à domicile contre Vitesse, Anderlecht doit faire le boulot aux Pays-Bas. Gand doit enfin se décider à mettre ses occasions au fond. Ce défaut d'opportunisme chez les Buffalos ne manque pas d'étonner, il semble inscrit dans leur ADN. Il faut se souvenir que l'année où ils ont été champions, en 2015, ils gaspillaient aussi un paquet d'occasions. Là-bas comme ailleurs, on s'épanche volontiers sur les opportunités gâchées, mais c'est une excuse qui ne tient pas la route. Dans le sport de haut niveau, il faut de l'efficacité, point à la ligne. Pour l'Antwerp, une élimination face à Nicosie passerait pour une débâcle. Les manquements en défense sont criants. Il est encore temps d'y remédier, mais après déjà quatorze transferts, on peut se poser des questions. Il y a un bon mois, nous vous avons proposé notre numéro Spécial Compétition 2021-2022. Depuis son bouclage, on a déjà enregistré pas moins de 42 transferts entrants. Et 58 sortants. Soit exactement cent opérations - et on devine qu'il y en aura encore eu l'une ou l'autre entre le bouclage de ce numéro et sa sortie. Jusqu'au 31 août, le carrousel des transferts ne va pas s'arrêter de tourner. Et pourtant, il est possible de très bien figurer sans multiplier les deals. Eupen en est le meilleur exemple. Ce club a fortement limité ses activités sur le marché et occupe aujourd'hui la tête du classement. Il y a deux mois, les Qataris ont annoncé qu'ils coupaient les vivres et on pensait qu'Eupen allait vivre une saison bien compliquée. Mais le nouvel entraîneur, Stefan Krämer, a directement réanimé les Pandas. Parfois, on surestime des coaches. Mais pas toujours. On peut aussi parler du jeune Edward Still à Charleroi. Son équipe pratique un football frais et sans complexes. Une rupture de style totale par rapport à ce qu'on voyait la saison passée.