MOUSCRON : (re)bienvenue chez les Cht'is

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Fernando Da Cruz et sa bande de jeunes : de nombreux jeunes joueurs prêtés par Lille devraient être dans l'équipe de base. Ils ont un bon niveau et plusieurs d'entre eux auraient pu se retrouver dès maintenant dans un club de Ligue 1. Mais ils ont préféré accumuler du temps de jeu chez nous avant de faire le grand saut. Pour les guider, Mouscron a choisi l'entraîneur qui les dirigeait à Lille. Fernando Da Cruz sait avec quelles armes il part au combat.

Enfin de la clarté dans les bureaux : depuis la fin de l'ère 1 de la collaboration Mouscron - Lille, on n'avait plus jamais eu un vrai patron visible au Canonnier. Ça n'a été qu'une succession de propriétaires opaques, liés à l'une ou l'autre société d'agents, et on ne savait jamais qui prenait les grandes décisions. Avec le rachat du club par le propriétaire de Lille, tout est à nouveau clair. Et il ne devrait plus y avoir d'attaques en justice de clubs rivaux pour contester la licence de l'Excel.

Si les jeunes Lillois ont du talent, il reste à voir de quoi ils sont capables dans un contexte concurrentiel.

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Les piliers sont partis : Diogo Queiros, Aleix Garcia, Kevin Wimmer, Stipe Perica, Jonah Osabutey, Jérémy Huyghebaert, Frank Boya, Nathan De Medina, Jean Butez : c'est bien plus que la colonne vertébrale de la saison passée qui est partie. La nouvelle équipe est une toute nouvelle équipe.

Une bande de jeunes... trop jeunes ? : si les jeunes Lillois ont du talent, il reste à voir de quoi ils sont capables dans un contexte concurrentiel. La Jupiler Pro League n'est quand même pas le championnat de deuxième zone dans lequel ils étaient actifs avant de débarquer ici. Quid de leur solidité mentale quand l'équipe connaîtra un passage à vide ? Et quid de leur motivation dans ces moments-là, vu qu'ils sont simplement prêtés ?

L'Excel Mouscron 2020-2021, BELGA
L'Excel Mouscron 2020-2021 © BELGA

GENK : une saison en mode rédemption

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Les cadres sont restés : l'année dernière, l'équipe s'est effondrée sous une trop forte pression et une préparation difficile. Cette saison, rien n'est prévu, et Genk, qui a gardé ses joueurs les plus convoités (Maehle et Lucumi), peut flamber. Les jeunes du centre de formation sont également à surveiller, car de grands talents devraient pousser la porte cette saison.

L'espoir Wolf : déjà la saison passée, Hannes Wolf privilégiait des entraînements basés sur un football énergique, dans lequel il faut mettre la pression. Cette approche doit maintenant se traduire dans la compétition. Genk attend beaucoup de son entraîneur et de son équipe, mais cette fois, la pression vient de l'intérieur et non de l'extérieur.

Les jeunes du centre de formation sont également à surveiller, car de grands talents devraient pousser la porte cette saison.

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Milieu dans le dur : le coeur d'une équipe est le plus difficile à remplacer. Après les lourdes blessures de Bryan Heynen et Kristian Thorstvedt et la saison ratée de Patrik Hrosovsky, Genk est à la recherche de la combinaison idéale au milieu de terrain pour que l'équipe trouve cette fois un bon équilibre.

Onuachu et Dessers complémentaires ? : que fait Genk lorsque la pression pour laisser partir l'un de ses joyaux devient trop forte ? Le club est-il à même de gérer les différents profils de ses joueurs ? Dessers et Onuachu, deux attaquants forts dans la profondeur, parviendront-ils à se compléter, ou y aura-t-il une rivalité qui leur fera perdre trop d'énergie ?

Genk 2020-2021, ISOSPORT
Genk 2020-2021 © ISOSPORT

MALINES : parti pour faire aussi bien ?

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Une ossature solide : en terminant sixième la saison dernière, Malines a prouvé qu'il avait un noyau digne de bien figurer en D1A. De plus, le club a su conserver ses diamants bruts comme Aster Vranckx et Issa Kabore (en prêt). Le premier a 17 ans et sait tout faire dans l'entrejeu, le second facture 19 printemps et il déboule en permanence sur le flanc droit. Ils peuvent devenir des vedettes de notre championnat.

Le retour d'Engvall : ces dernières saisons, l'équipe a toujours formé un vrai bloc, malgré les coups durs et les commentaires négatifs des adversaires. Des personnalités comme Kaya, De Camargo, Van Damme et Bijker savent comment s'y prendre quand ça chauffe. Et Vrancken a vu revenir son créatif, Gustav Engvall. Ce Suédois a tout déchiré en début de saison passée, avant de se blesser au genou. Après des mois de rééducation, il est complètement revenu.

On entend de plus en plus d'échos alarmants sur la situation financière du club.

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Quid de la défense : Swinkels, qui était un inspirateur et un leader, n'est plus là. Son remplaçant, Bushiri, saura-t-il former un tandem aussi complémentaire avec Peyre ? La campagne de préparation, décevante sur le plan des résultats, n'a pas éliminé les points d'interrogation. Et donc, Malines entame le championnat avec moins de certitudes positives qu'il y a un an.

Des finances aux abois : on entend de plus en plus d'échos alarmants sur la situation financière du club. L'année passée récemment en D1B a vidé la caisse, à cause de transferts ambitieux et de la rénovation du stade. Et la société de l'actionnaire principal Dieter Penninckx (FNG) vient d'être déclarée en faillite. Ce qui va obliger le Kavé à serrer la vis. C'est pour ça que Bushiri n'est qu'en prêt et que Kabore a déjà été vendu à Manchester City (mais en restant à Malines pendant au moins un an) après seulement cinq matches en D1A.

Malines 2020-2021, ISOSPORT
Malines 2020-2021 © ISOSPORT

EUPEN : des Pandas ambitieux

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Qualité plutôt que quantité : sur les 27 joueurs de l'effectif de la saison passée, douze sont partis un an plus tard. Il y a donc eu élagage au sein du noyau eupenois. Cette fois, Eupen mise sur la qualité plutôt que la quantité. Lors de la préparation, le club n'a pas laissé beaucoup de joueurs avec un point d'interrogation au-dessus de la tête. Surpris l'année dernière à cause de sa méconnaissance du championnat, l'entraîneur Beñat San José sait maintenant ce qui l'attend.

Derrière, c'est solide ! : autrefois, la défense d'Eupen était une passoire (au début, rien de dérangeant pour les Eupenois tant qu'ils marquaient un but de plus). Aujourd'hui, elle s'est renforcée, notamment avec un excellent gardien de but : Ortwin De Wolf, qui s'est immédiatement montré digne de remplacer Van Crombrugge, bien que dans un stade peu rempli et peu médiatisé, cela se remarque encore trop peu. À cela s'ajoute l'ex-défenseur du Club Benoît Poulain, apportant son expérience auprès de Amat et Beck, déjà applaudis.

En perdant Danijel Milicevic, le club a non seulement perdu son maître à jouer, mais aussi son meilleur buteur.

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Le départ de Milicevic : une bonne défense sera nécessaire, car un besoin urgent de renforts au sein de l'attaque d'Eupen se fait ressentir. En perdant Danijel Milicevic, le club a non seulement perdu son maître à jouer, mais aussi son meilleur buteur. Stef Peeters devrait prendre le relais en milieu de terrain tandis que seul Knowledge Musona a déjà montré son excellent potentiel pour un club de la trempe d'Eupen.

Aspire coupe les vannes : au cours des dernières années, la branche africaine de l'Aspire Academy a constamment fourni des talents. Depuis la fermeture de cette source, cet apport a totalement disparu. Dorénavant, Eupen pêchera dans l'étang dans lequel d'autres clubs sont également à la recherche, et devra attendre un certain temps pour la percée de son propre talent "fait maison".

Eupen 2020-2021, BELGA
Eupen 2020-2021 © BELGA

OHL : sauce Brys

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Thomas Henry, voleur de buts : l'attaquant de pointe français Thomas Henry avait scoré seize fois en 2018-2019 pour Tubize et OHL, puis à nouveau quinze fois (en 27 matches) la saison dernière. Il reçoit l'opportunité de démontrer sa valeur au plus haut niveau. Il a reçu des offres d'autres clubs de D1A, mais il a privilégié le projet (et le salaire) des propriétaires thaïlandais.

Marc Brys, le vieux briscard : la Jupiler Pro League n'a plus guère de secrets pour Marc Brys, bientôt la soixantaine. Accompagné de ses assistants historiques (Issame Charaï, Bart Van Lancker et Bram Verbist), il sait qu'il faut un petit temps pour implémenter son style spécifique, fait d'endurance, de mouvement et confiance en ses propres atouts..

La Jupiler Pro League n'a plus guère de secrets pour Marc Brys, bientôt la soixantaine.

  • LES -

Une organisation défensive à améliorer : le jeu défensif était une force d'OHL au premier tour la saison dernière avec Franky Vercauteren. L'équipe n'encaissait pratiquement pas. Au second tour, c'est devenu sa faiblesse. Son successeur, Vincent Euvrard, n'a pas réussi à l'imiter. Ce souci s'est encore vu en finale retour du barrage pour la montée, avec quatre ballons entrés dans les filets de Darren Keet.

L'incertitude pour les joueurs en fin de contrat : en raison de toutes les incertitudes sur le format du nouveau championnat et le nombre d'équipes, plusieurs joueurs arrivant en fin de contrat ont été prolongés pour un mois. Que va-t-il se passer dans les prochaines semaines, vu l'allongement du mercato jusqu'au 5 octobre ? Qui des joueurs que la direction et / ou le staff technique jugeraient insuffisants pour la D1A ?

OHL 2020-2021, BELGA
OHL 2020-2021 © BELGA
Fernando Da Cruz et sa bande de jeunes : de nombreux jeunes joueurs prêtés par Lille devraient être dans l'équipe de base. Ils ont un bon niveau et plusieurs d'entre eux auraient pu se retrouver dès maintenant dans un club de Ligue 1. Mais ils ont préféré accumuler du temps de jeu chez nous avant de faire le grand saut. Pour les guider, Mouscron a choisi l'entraîneur qui les dirigeait à Lille. Fernando Da Cruz sait avec quelles armes il part au combat.Enfin de la clarté dans les bureaux : depuis la fin de l'ère 1 de la collaboration Mouscron - Lille, on n'avait plus jamais eu un vrai patron visible au Canonnier. Ça n'a été qu'une succession de propriétaires opaques, liés à l'une ou l'autre société d'agents, et on ne savait jamais qui prenait les grandes décisions. Avec le rachat du club par le propriétaire de Lille, tout est à nouveau clair. Et il ne devrait plus y avoir d'attaques en justice de clubs rivaux pour contester la licence de l'Excel.Les piliers sont partis : Diogo Queiros, Aleix Garcia, Kevin Wimmer, Stipe Perica, Jonah Osabutey, Jérémy Huyghebaert, Frank Boya, Nathan De Medina, Jean Butez : c'est bien plus que la colonne vertébrale de la saison passée qui est partie. La nouvelle équipe est une toute nouvelle équipe.Une bande de jeunes... trop jeunes ? : si les jeunes Lillois ont du talent, il reste à voir de quoi ils sont capables dans un contexte concurrentiel. La Jupiler Pro League n'est quand même pas le championnat de deuxième zone dans lequel ils étaient actifs avant de débarquer ici. Quid de leur solidité mentale quand l'équipe connaîtra un passage à vide ? Et quid de leur motivation dans ces moments-là, vu qu'ils sont simplement prêtés ?Les cadres sont restés : l'année dernière, l'équipe s'est effondrée sous une trop forte pression et une préparation difficile. Cette saison, rien n'est prévu, et Genk, qui a gardé ses joueurs les plus convoités (Maehle et Lucumi), peut flamber. Les jeunes du centre de formation sont également à surveiller, car de grands talents devraient pousser la porte cette saison.L'espoir Wolf : déjà la saison passée, Hannes Wolf privilégiait des entraînements basés sur un football énergique, dans lequel il faut mettre la pression. Cette approche doit maintenant se traduire dans la compétition. Genk attend beaucoup de son entraîneur et de son équipe, mais cette fois, la pression vient de l'intérieur et non de l'extérieur.Milieu dans le dur : le coeur d'une équipe est le plus difficile à remplacer. Après les lourdes blessures de Bryan Heynen et Kristian Thorstvedt et la saison ratée de Patrik Hrosovsky, Genk est à la recherche de la combinaison idéale au milieu de terrain pour que l'équipe trouve cette fois un bon équilibre. Onuachu et Dessers complémentaires ? : que fait Genk lorsque la pression pour laisser partir l'un de ses joyaux devient trop forte ? Le club est-il à même de gérer les différents profils de ses joueurs ? Dessers et Onuachu, deux attaquants forts dans la profondeur, parviendront-ils à se compléter, ou y aura-t-il une rivalité qui leur fera perdre trop d'énergie ?Une ossature solide : en terminant sixième la saison dernière, Malines a prouvé qu'il avait un noyau digne de bien figurer en D1A. De plus, le club a su conserver ses diamants bruts comme Aster Vranckx et Issa Kabore (en prêt). Le premier a 17 ans et sait tout faire dans l'entrejeu, le second facture 19 printemps et il déboule en permanence sur le flanc droit. Ils peuvent devenir des vedettes de notre championnat.Le retour d'Engvall : ces dernières saisons, l'équipe a toujours formé un vrai bloc, malgré les coups durs et les commentaires négatifs des adversaires. Des personnalités comme Kaya, De Camargo, Van Damme et Bijker savent comment s'y prendre quand ça chauffe. Et Vrancken a vu revenir son créatif, Gustav Engvall. Ce Suédois a tout déchiré en début de saison passée, avant de se blesser au genou. Après des mois de rééducation, il est complètement revenu.Quid de la défense : Swinkels, qui était un inspirateur et un leader, n'est plus là. Son remplaçant, Bushiri, saura-t-il former un tandem aussi complémentaire avec Peyre ? La campagne de préparation, décevante sur le plan des résultats, n'a pas éliminé les points d'interrogation. Et donc, Malines entame le championnat avec moins de certitudes positives qu'il y a un an.Des finances aux abois : on entend de plus en plus d'échos alarmants sur la situation financière du club. L'année passée récemment en D1B a vidé la caisse, à cause de transferts ambitieux et de la rénovation du stade. Et la société de l'actionnaire principal Dieter Penninckx (FNG) vient d'être déclarée en faillite. Ce qui va obliger le Kavé à serrer la vis. C'est pour ça que Bushiri n'est qu'en prêt et que Kabore a déjà été vendu à Manchester City (mais en restant à Malines pendant au moins un an) après seulement cinq matches en D1A.Qualité plutôt que quantité : sur les 27 joueurs de l'effectif de la saison passée, douze sont partis un an plus tard. Il y a donc eu élagage au sein du noyau eupenois. Cette fois, Eupen mise sur la qualité plutôt que la quantité. Lors de la préparation, le club n'a pas laissé beaucoup de joueurs avec un point d'interrogation au-dessus de la tête. Surpris l'année dernière à cause de sa méconnaissance du championnat, l'entraîneur Beñat San José sait maintenant ce qui l'attend.Derrière, c'est solide ! : autrefois, la défense d'Eupen était une passoire (au début, rien de dérangeant pour les Eupenois tant qu'ils marquaient un but de plus). Aujourd'hui, elle s'est renforcée, notamment avec un excellent gardien de but : Ortwin De Wolf, qui s'est immédiatement montré digne de remplacer Van Crombrugge, bien que dans un stade peu rempli et peu médiatisé, cela se remarque encore trop peu. À cela s'ajoute l'ex-défenseur du Club Benoît Poulain, apportant son expérience auprès de Amat et Beck, déjà applaudis. Le départ de Milicevic : une bonne défense sera nécessaire, car un besoin urgent de renforts au sein de l'attaque d'Eupen se fait ressentir. En perdant Danijel Milicevic, le club a non seulement perdu son maître à jouer, mais aussi son meilleur buteur. Stef Peeters devrait prendre le relais en milieu de terrain tandis que seul Knowledge Musona a déjà montré son excellent potentiel pour un club de la trempe d'Eupen.Aspire coupe les vannes : au cours des dernières années, la branche africaine de l'Aspire Academy a constamment fourni des talents. Depuis la fermeture de cette source, cet apport a totalement disparu. Dorénavant, Eupen pêchera dans l'étang dans lequel d'autres clubs sont également à la recherche, et devra attendre un certain temps pour la percée de son propre talent "fait maison".Thomas Henry, voleur de buts : l'attaquant de pointe français Thomas Henry avait scoré seize fois en 2018-2019 pour Tubize et OHL, puis à nouveau quinze fois (en 27 matches) la saison dernière. Il reçoit l'opportunité de démontrer sa valeur au plus haut niveau. Il a reçu des offres d'autres clubs de D1A, mais il a privilégié le projet (et le salaire) des propriétaires thaïlandais.Marc Brys, le vieux briscard : la Jupiler Pro League n'a plus guère de secrets pour Marc Brys, bientôt la soixantaine. Accompagné de ses assistants historiques (Issame Charaï, Bart Van Lancker et Bram Verbist), il sait qu'il faut un petit temps pour implémenter son style spécifique, fait d'endurance, de mouvement et confiance en ses propres atouts..Une organisation défensive à améliorer : le jeu défensif était une force d'OHL au premier tour la saison dernière avec Franky Vercauteren. L'équipe n'encaissait pratiquement pas. Au second tour, c'est devenu sa faiblesse. Son successeur, Vincent Euvrard, n'a pas réussi à l'imiter. Ce souci s'est encore vu en finale retour du barrage pour la montée, avec quatre ballons entrés dans les filets de Darren Keet.L'incertitude pour les joueurs en fin de contrat : en raison de toutes les incertitudes sur le format du nouveau championnat et le nombre d'équipes, plusieurs joueurs arrivant en fin de contrat ont été prolongés pour un mois. Que va-t-il se passer dans les prochaines semaines, vu l'allongement du mercato jusqu'au 5 octobre ? Qui des joueurs que la direction et / ou le staff technique jugeraient insuffisants pour la D1A ?