STANDARD : Montanier comme nouveauté

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La patte Montanier : depuis son arrivée sur les rives de la Meuse, le coach français insiste sur un football soigné avec le ballon, et passionné en perte de balle. Le pressing, rarement aussi ambitieux sous MPH, pourrait être la nouveauté rafraîchissante du Standard de Philippe Montanier.

L'envol d'Avenatti : arrivé blessé la saison dernière, et jamais vraiment à l'aise sur la pelouse au point d'être pris en grippe par une partie de Sclessin, l'Uruguayen a empilé les buts pendant la préparation. Bien servi dans la surface, il pourrait être le buteur dont tout grand Standard a toujours eu besoin.

Le pressing de Montanier pourrait être la nouveauté rafraîchissante du Standard.

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Un mercato incertain : la plupart des joueurs les plus brillants du dernier exercice pourraient être tentés de laisser libre cours à leurs envies d'ailleurs. Un départ de Vanheusden, Laifis, Cimirot, Bastien ou Amallah serait un coup dur porté à la colonne vertébrale du projet rouche.

L'agitation en coulisses : les clubs qui se cherchent dans les bureaux se trouvent rarement sur le terrain. Et à Sclessin, alors que le calme post-MPH semblait à peine s'installer, le mouvement a repris avec l'arrivée fracassante de François Fornieri dans l'actionnariat. Cela se fera-t-il sans heurts ?

Le Standard 2020-2021, BELGA
Le Standard 2020-2021 © BELGA

CLUB BRUGES : une domination à renouveler

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Une puissance inégalée : jamais encore une équipe n'avait marqué autant de points en 29 journées de championnat dans la compétition régulière que le Club de Bruges de Philippe Clement : septante unités ! Il était donc logique que l'objectif de cet été ait été de conserver le noyau et de prolonger les cadres.

Mignolet superstar : l'une des raisons de cette grosse performance est la solidité défensive de l'équipe. L'idée reçue de défendre en équipe est certes vraie, mais si vous avez Simon Mignolet comme ultime rempart, difficile pour l'adversaire de venir chercher quelque chose. Il y a eu des contre-performances en Europe (contre le PSG ou à Manchester United), mais sur ses terres, le Club était quasiment imbattable : à peine quatorze buts encaissés en 29 matches. Ce n'est pas uniquement le mérite de Mignolet, mais en grande partie quand même.

Amener un peu de sang frais pourrait résoudre plusieurs problèmes au Club Bruges.

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Une certaine inefficacité : le problème est clair : faute d'ailier gauche du type José Izquierdo ou Arnaut Danjuma, le Club penche trop à droite et vers Krepin Diatta. Parvenir à le museler réduit déjà le danger créé par le Club. De plus, pour diverses raisons, les attaquants axiaux que sont Okereke, Dennis et Krmencik ont perdu confiance ces derniers mois. Il y a du travail dans ce domaine.

Attention aux habitudes : amener un peu de sang frais pourrait résoudre plusieurs problèmes. La direction l'a déjà remarqué par le passé, après le premier titre acquis sous Michel Preud'homme. C'était valable pour l'entraîneur, mais aussi pour les joueurs, qui avaient arraché un premier titre depuis 2005. Le Club ne fera plus l'erreur de ne pas rafraîchir son noyau. On peut donc s'attendre à un peu de nouveauté d'ici le 5 octobre.

Le Club Bruges 2020-2021, ISOSPORT
Le Club Bruges 2020-2021 © ISOSPORT

COURTRAI : un noyau petit mais costaud au milieu

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Continuité sportive : Courtrai a déjà terminé la majorité de ses devoirs de vacances lors du mercato d'hiver. Il y a donc peu d'inconnues pour l'entraîneur Yves Vanderhaeghe. En janvier, le KVK a fait venir le gardien Adam Jakubech (prêté par Lille) et l'ancien Gantois Timothy Derijck, afin de solidifier la défense centrale. On peut ajouter Yevhen Makarenko au milieu et l'attaquant Terem Moffi, venu de Lituanie.

Un solide milieu de terrain : avec Hannes Van Der Bruggen et Julien de Sart, le milieu de terrain dispose de beaucoup de talent footballistique. Grâce au retour de Makarenko, qui prend position en tant que numéro 6, ces deux joueurs peuvent jouer plus haut qu'avant.

Courtrai a déjà terminé la majorité de ses devoirs de vacances lors du mercato d'hiver.

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Une défense friable : derrière, c'est très compliqué, tant qualitativement que quantitativement. Il faut un ou deux joueurs dans ce secteur pour que le club soit tranquille, surtout après le départ de Tuta, qui formait un duo idéal avec Derijck après la trêve hivernale la saison dernière.

Un noyau étriqué : cette année, Courtrai a opté pour un petit noyau, complété par un certain nombre de jeunes. La formule est bonne, car elle permet de garder tous les principaux acteurs impliqués. Mais le manque d'alternatives valides à certains postes comporte également son lot de risques si un ou plusieurs cadres est out pendant une période plus ou moins longue ou que ceux-ci partent dans le courant du mercato.

Courtrai 2020-2021, BELGA
Courtrai 2020-2021 © BELGA

ZULTE WAREGEM : des assistants de luxe pour revenir dans le coup

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Le nouveau héros : Zulte Waregem a été présenté comme un Essevee 2.0. Pas juste avant cette saison, mais depuis la mi-mars. Ce n'est pas hasard après l'humiliant 7-0 encaissé lors de l'avant-dernière journée à Anderlecht. Encore moins après l'indigne 5 sur 30 glané avant la fin du championnat. Le club a tenté de relancer la machine sous le slogan "renouveler, rajeunir et s'améliorer". Ici, ce n'est pas le noyau qui a subi des rafraîchissements, mais le staff technique : l'entraîneur Francky Dury n'est pas flanqué d'un nouvel assistant comme c'était prévu, mais bien deux. À la place des vétérans Eddy Van den Berge et Ronny Verriest, on retrouve Davy De fauw, qui a mis un terme à sa carrière de joueur, et son ancien coéquipier du Club Bruges Timmy Simons. Ils doivent surtout apporter un nouveau souffle à l'approche de Dury. Ce qu'il va devoir accepter.

Berahino reste (peut-être) : avant que le corona ne s'invite en Belgique, l'intention était que Saido Berahino (27 ans), qui a signé pour trois ans l'été dernier, quitte le Gaverbeek après une saison, pour au moins quelques millions d'euros. À le voir briller avant la trêve hivernale, Zulte Waregem comptait déjà les billets. Mais le Burundais s'est blessé, a perdu sa motivation après le Nouvel An et la crise sanitaire a provoqué l'effondrement du marché des transferts. Résultat, Berahino est toujours à Waregem et il y restera probablement, à moins qu'une offre inrefusable n'arrive sur la table de la direction. Si ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les dirigeants, c'en est une pour Francky Dury.

De fauw et Simons doivent surtout apporter un nouveau souffle à l'approche de Dury.

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Un banc réduit : si les cadres restent en forme, l'Essevee devrait pouvoir vivre une saison sans souci, malgré une préparation mitigée. Le dernier match de pré-saison, avec une victoire contre La Gantoise, a donné un petit coup de fouet dans ce domaine. En cas de blessures à répétition (le gardien Sammy Bossut est absent depuis des mois suite une grave blessure à la tête), Zulte Waregem pourrait avoir des ennuis, car le banc est assez étroit.

Manque de physique devant : avec Berahino, Bruno, Vossen, Srarfi et Dompé, la ligne d'attaque compte de bons footballeurs, mais seul Vossen (1m83) franchit le cap des 180 cm. Dury n'a donc aucun target man solide dans son noyau, un profil qui a souvent été le point d'ancrage de son attaque par le passé, comme l'année dernière, avec Larin, ou encore Mbaye Leye. Après tout, on ne compte plus sur Sylla.

Zulte Waregem 2020-2021, BELGA
Zulte Waregem 2020-2021 © BELGA
La patte Montanier : depuis son arrivée sur les rives de la Meuse, le coach français insiste sur un football soigné avec le ballon, et passionné en perte de balle. Le pressing, rarement aussi ambitieux sous MPH, pourrait être la nouveauté rafraîchissante du Standard de Philippe Montanier.L'envol d'Avenatti : arrivé blessé la saison dernière, et jamais vraiment à l'aise sur la pelouse au point d'être pris en grippe par une partie de Sclessin, l'Uruguayen a empilé les buts pendant la préparation. Bien servi dans la surface, il pourrait être le buteur dont tout grand Standard a toujours eu besoin.Un mercato incertain : la plupart des joueurs les plus brillants du dernier exercice pourraient être tentés de laisser libre cours à leurs envies d'ailleurs. Un départ de Vanheusden, Laifis, Cimirot, Bastien ou Amallah serait un coup dur porté à la colonne vertébrale du projet rouche.L'agitation en coulisses : les clubs qui se cherchent dans les bureaux se trouvent rarement sur le terrain. Et à Sclessin, alors que le calme post-MPH semblait à peine s'installer, le mouvement a repris avec l'arrivée fracassante de François Fornieri dans l'actionnariat. Cela se fera-t-il sans heurts ?Une puissance inégalée : jamais encore une équipe n'avait marqué autant de points en 29 journées de championnat dans la compétition régulière que le Club de Bruges de Philippe Clement : septante unités ! Il était donc logique que l'objectif de cet été ait été de conserver le noyau et de prolonger les cadres.Mignolet superstar : l'une des raisons de cette grosse performance est la solidité défensive de l'équipe. L'idée reçue de défendre en équipe est certes vraie, mais si vous avez Simon Mignolet comme ultime rempart, difficile pour l'adversaire de venir chercher quelque chose. Il y a eu des contre-performances en Europe (contre le PSG ou à Manchester United), mais sur ses terres, le Club était quasiment imbattable : à peine quatorze buts encaissés en 29 matches. Ce n'est pas uniquement le mérite de Mignolet, mais en grande partie quand même.Une certaine inefficacité : le problème est clair : faute d'ailier gauche du type José Izquierdo ou Arnaut Danjuma, le Club penche trop à droite et vers Krepin Diatta. Parvenir à le museler réduit déjà le danger créé par le Club. De plus, pour diverses raisons, les attaquants axiaux que sont Okereke, Dennis et Krmencik ont perdu confiance ces derniers mois. Il y a du travail dans ce domaine.Attention aux habitudes : amener un peu de sang frais pourrait résoudre plusieurs problèmes. La direction l'a déjà remarqué par le passé, après le premier titre acquis sous Michel Preud'homme. C'était valable pour l'entraîneur, mais aussi pour les joueurs, qui avaient arraché un premier titre depuis 2005. Le Club ne fera plus l'erreur de ne pas rafraîchir son noyau. On peut donc s'attendre à un peu de nouveauté d'ici le 5 octobre.Continuité sportive : Courtrai a déjà terminé la majorité de ses devoirs de vacances lors du mercato d'hiver. Il y a donc peu d'inconnues pour l'entraîneur Yves Vanderhaeghe. En janvier, le KVK a fait venir le gardien Adam Jakubech (prêté par Lille) et l'ancien Gantois Timothy Derijck, afin de solidifier la défense centrale. On peut ajouter Yevhen Makarenko au milieu et l'attaquant Terem Moffi, venu de Lituanie. Un solide milieu de terrain : avec Hannes Van Der Bruggen et Julien de Sart, le milieu de terrain dispose de beaucoup de talent footballistique. Grâce au retour de Makarenko, qui prend position en tant que numéro 6, ces deux joueurs peuvent jouer plus haut qu'avant.Une défense friable : derrière, c'est très compliqué, tant qualitativement que quantitativement. Il faut un ou deux joueurs dans ce secteur pour que le club soit tranquille, surtout après le départ de Tuta, qui formait un duo idéal avec Derijck après la trêve hivernale la saison dernière.Un noyau étriqué : cette année, Courtrai a opté pour un petit noyau, complété par un certain nombre de jeunes. La formule est bonne, car elle permet de garder tous les principaux acteurs impliqués. Mais le manque d'alternatives valides à certains postes comporte également son lot de risques si un ou plusieurs cadres est out pendant une période plus ou moins longue ou que ceux-ci partent dans le courant du mercato.Le nouveau héros : Zulte Waregem a été présenté comme un Essevee 2.0. Pas juste avant cette saison, mais depuis la mi-mars. Ce n'est pas hasard après l'humiliant 7-0 encaissé lors de l'avant-dernière journée à Anderlecht. Encore moins après l'indigne 5 sur 30 glané avant la fin du championnat. Le club a tenté de relancer la machine sous le slogan "renouveler, rajeunir et s'améliorer". Ici, ce n'est pas le noyau qui a subi des rafraîchissements, mais le staff technique : l'entraîneur Francky Dury n'est pas flanqué d'un nouvel assistant comme c'était prévu, mais bien deux. À la place des vétérans Eddy Van den Berge et Ronny Verriest, on retrouve Davy De fauw, qui a mis un terme à sa carrière de joueur, et son ancien coéquipier du Club Bruges Timmy Simons. Ils doivent surtout apporter un nouveau souffle à l'approche de Dury. Ce qu'il va devoir accepter.Berahino reste (peut-être) : avant que le corona ne s'invite en Belgique, l'intention était que Saido Berahino (27 ans), qui a signé pour trois ans l'été dernier, quitte le Gaverbeek après une saison, pour au moins quelques millions d'euros. À le voir briller avant la trêve hivernale, Zulte Waregem comptait déjà les billets. Mais le Burundais s'est blessé, a perdu sa motivation après le Nouvel An et la crise sanitaire a provoqué l'effondrement du marché des transferts. Résultat, Berahino est toujours à Waregem et il y restera probablement, à moins qu'une offre inrefusable n'arrive sur la table de la direction. Si ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les dirigeants, c'en est une pour Francky Dury.Un banc réduit : si les cadres restent en forme, l'Essevee devrait pouvoir vivre une saison sans souci, malgré une préparation mitigée. Le dernier match de pré-saison, avec une victoire contre La Gantoise, a donné un petit coup de fouet dans ce domaine. En cas de blessures à répétition (le gardien Sammy Bossut est absent depuis des mois suite une grave blessure à la tête), Zulte Waregem pourrait avoir des ennuis, car le banc est assez étroit.Manque de physique devant : avec Berahino, Bruno, Vossen, Srarfi et Dompé, la ligne d'attaque compte de bons footballeurs, mais seul Vossen (1m83) franchit le cap des 180 cm. Dury n'a donc aucun target man solide dans son noyau, un profil qui a souvent été le point d'ancrage de son attaque par le passé, comme l'année dernière, avec Larin, ou encore Mbaye Leye. Après tout, on ne compte plus sur Sylla.