Deux heures avant le coup d'envoi du match contre Courtrai, les visages sont tendus chez les joueurs d'Anderlecht. Qui jouera ? Qui prendra place sur le banc ? Au moment où Franky Vercauteren dévoile sa sélection définitive, certains avaient déjà vu la sentence venir. Michel Vlap, Peter Zulj, Isaac Kiese Thelin, Francis Amuzu et Jérémy Doku devront de nouveau regarder leurs partenaires depuis le petit banc, alors qu'à l'une ou l'autre exception près, ils étaient des titulaires incontestables sous Vincent Kompany.

Le grand défi que veulent relever ensemble Vercauteren et Kompany, consiste à préparer Anthony Vanden Borre pour un étonnant come-back en Jupiler Pro League.

Mais, depuis début octobre, c'est Vercauteren le patron. Kompany est sur la touche depuis un bon moment à cause d'une blessure musculaire et, les jours de match, Vince suit régulièrement les évolutions de l'équipe depuis le vestiaire. Armé de son ordinateur et pourvu d'oreillettes.

La répartition des rôles est claire : le week-end, Vercauteren est le bigboss, en semaine Kompany a davantage voix au chapitre. Lorsque Simon Davies était encore l'entraîneur principal, du moins sur papier, Kompany avait tout à dire. Il était à la fois entraîneur de terrain, coach, manager et joueur.

Depuis, Kompany a été soulagé de certaines tâches, mais en interne, personne n'a l'impression qu'il doit travailler dans l'ombre de Vercauteren. C'est Kompany qui manage le groupe, qui décide qui doit descendre dans le noyau B, etc...

Aux antipodes

Pendant les entraînements, Vercauteren se tient le long de la ligne pour observer et se comporte comme un manager à l'anglaise. Beaucoup de gens constatent qu'il prend ses distances avec les autres.

Le Vercauteren qui répond aux questions des journalistes avec le sourire et beaucoup de flair, se referme dans ses pensées. Ou dans un bureau qu'il partage avec Kompany. Alors que Vince recherche souvent la compagnie d'autres entraîneurs, qui se réunissent tous dans une grande salle, Vercauteren préfère l'intimité de son petit bureau.

Dans ce domaine, les deux principaux acteurs du vestiaire bruxellois sont aux antipodes. Kompany a toujours la banane et essaie d'impliquer ses joueurs. Vercauteren, qui était apparemment beaucoup moins flexible autrefois, n'abordera personne spontanément pour engager une conversation.

La personne avec laquelle il parle le plus souvent est - et ce n'est pas une surprise - son fils Glenn Vercauteren, qui est depuis l'été dernier head of physiotherapy. Depuis son départ d'Anderlecht il y a 12 ans, Vercauteren est resté fidèle à son personnage. Il n'est pas l'homme le plus jovial, qui déminera une situation compliquée avec une pointe d'humour, mais ce n'est pas ce que l'on attend de lui.

Le Petit Prince du Parc Astrid a été engagé pour faire des résultats. Et, grâce à un 12 sur 18, il a ramené la sérénité à Neerpede. Si le football proposé se veut plus prudent, c'est lié à la personnalité de Vercauteren. L'homme est pragmatique et va droit au but. Il n'est pas un rêveur comme Kompany et ne lancera pas un jeune pour les beaux yeux de la princesse.

Si un joueur de 38 ans est meilleur, c'est lui qui jouera. Est-ce compatible avec les objectifs que Michael Verschueren s'était fixés lors de l'engagement de Kompany ? Sur le long terme, probablement pas.

Partenariats en question

Le grand défi que veulent relever ensemble Vercauteren et Kompany, consiste à préparer Anthony Vanden Borre pour un étonnant come-back en Jupiler Pro League. VDB s'entraîne avec les Espoirs et ne pourra pas jouer avant janvier 2020, étant donné qu'il n'est pas qualifié.

L'ancien Diable Rouge a encore beaucoup de chemin à parcourir, et les prochaines semaines ne seront pas de trop pour lui permettre de retrouver la forme et se convaincre lui-même qu'il peutlefaire. La question qui se pose, dans le cas de Vanden Borre qui n'a joué que 12 matches au cours des quatre dernières années, est de savoir comment il réagira au premier contretemps ou à la première blessure.

A Montpellier, son manque de résistance mentale lui a été fatal. La préparation avait été parfaite, mais il s'est découragé lorsqu'il a subi une petite blessure et a ensuite jeté le gant.

Si Vercauteren et Kompany réussissent dans leur entreprise, le Chief of football Michael Verschueren pourra apposer un check sur sa petite liste. Mais il apparaît déjà que Verschueren junior devra se montrer plus perspicace sur le marché de transferts. En janvier, après une conversation avec le propriétaire du PSG Nasser Al-Khelaïfi, il était convaincu que le club parisien pourrait l'aider à faire venir quelques jeunes talents français.

Mais on ne lui a guère proposé plus qu'un jeune défenseur central qui évolue avec le PSG B, en cinquième divison. Le même scénario s'est reproduit avec Manchester City. Via Sebastian Arnesen, le fils de Frank Arnesen, des contacts avaient été pris avec la direction sportive des Citizens, qui se serait engagée à acheter des joueurs et à les louer directement à Anderlecht.

Même si rien n'avait encore été entériné sur papier, Verschueren avait l'intention d'annoncer cette collaboration lors d'une réunion de supporters en fin de saison dernière. Il a fallu une intervention en dernière minute de Marc Coucke pour que Verschueren abandonne son idée. Bref : Vercauteren et Kompany ne mèneront leurs projets à bon terme qu'à la condition que Verschueren développe une vision totale basée sur un plan de plusieurs années. Y compris des objectifs qui doivent être atteints endéans les trois, cinq et dix ans. Sous le slogan " We brought the legend back. We made the impossible possible ", Coucke et Verschueren étaient convaincus qu'ils laisseraient un héritage à Anderlecht.

Un appel massif aux jeunes sous Vercauteren

Suite aux indisponibilités de Philippe Sandler, Adrien Trebel, Samir Nasri et Vincent Kompany, Franky Vercauteren n'a pas d'autre choix que de faire massivement appel aux jeunes de son noyau. Conséquence : les joueurs issus du centre de formation ont passé, par match, une moyenne de 540 minutes cumulées sur le terrain. Avec une pointe à 554 minutes contre Eupen. Sous Kompany, que l'on avait félicité en début de saison pour avoir joué la carte de la jeunesse, Yari Verschaeren et ses copains ne passaient " que " 396 minutes en moyenne sur la pelouse. Voici la synthèse.

Deux heures avant le coup d'envoi du match contre Courtrai, les visages sont tendus chez les joueurs d'Anderlecht. Qui jouera ? Qui prendra place sur le banc ? Au moment où Franky Vercauteren dévoile sa sélection définitive, certains avaient déjà vu la sentence venir. Michel Vlap, Peter Zulj, Isaac Kiese Thelin, Francis Amuzu et Jérémy Doku devront de nouveau regarder leurs partenaires depuis le petit banc, alors qu'à l'une ou l'autre exception près, ils étaient des titulaires incontestables sous Vincent Kompany. Mais, depuis début octobre, c'est Vercauteren le patron. Kompany est sur la touche depuis un bon moment à cause d'une blessure musculaire et, les jours de match, Vince suit régulièrement les évolutions de l'équipe depuis le vestiaire. Armé de son ordinateur et pourvu d'oreillettes. La répartition des rôles est claire : le week-end, Vercauteren est le bigboss, en semaine Kompany a davantage voix au chapitre. Lorsque Simon Davies était encore l'entraîneur principal, du moins sur papier, Kompany avait tout à dire. Il était à la fois entraîneur de terrain, coach, manager et joueur. Depuis, Kompany a été soulagé de certaines tâches, mais en interne, personne n'a l'impression qu'il doit travailler dans l'ombre de Vercauteren. C'est Kompany qui manage le groupe, qui décide qui doit descendre dans le noyau B, etc... Pendant les entraînements, Vercauteren se tient le long de la ligne pour observer et se comporte comme un manager à l'anglaise. Beaucoup de gens constatent qu'il prend ses distances avec les autres. Le Vercauteren qui répond aux questions des journalistes avec le sourire et beaucoup de flair, se referme dans ses pensées. Ou dans un bureau qu'il partage avec Kompany. Alors que Vince recherche souvent la compagnie d'autres entraîneurs, qui se réunissent tous dans une grande salle, Vercauteren préfère l'intimité de son petit bureau. Dans ce domaine, les deux principaux acteurs du vestiaire bruxellois sont aux antipodes. Kompany a toujours la banane et essaie d'impliquer ses joueurs. Vercauteren, qui était apparemment beaucoup moins flexible autrefois, n'abordera personne spontanément pour engager une conversation. La personne avec laquelle il parle le plus souvent est - et ce n'est pas une surprise - son fils Glenn Vercauteren, qui est depuis l'été dernier head of physiotherapy. Depuis son départ d'Anderlecht il y a 12 ans, Vercauteren est resté fidèle à son personnage. Il n'est pas l'homme le plus jovial, qui déminera une situation compliquée avec une pointe d'humour, mais ce n'est pas ce que l'on attend de lui. Le Petit Prince du Parc Astrid a été engagé pour faire des résultats. Et, grâce à un 12 sur 18, il a ramené la sérénité à Neerpede. Si le football proposé se veut plus prudent, c'est lié à la personnalité de Vercauteren. L'homme est pragmatique et va droit au but. Il n'est pas un rêveur comme Kompany et ne lancera pas un jeune pour les beaux yeux de la princesse. Si un joueur de 38 ans est meilleur, c'est lui qui jouera. Est-ce compatible avec les objectifs que Michael Verschueren s'était fixés lors de l'engagement de Kompany ? Sur le long terme, probablement pas. Le grand défi que veulent relever ensemble Vercauteren et Kompany, consiste à préparer Anthony Vanden Borre pour un étonnant come-back en Jupiler Pro League. VDB s'entraîne avec les Espoirs et ne pourra pas jouer avant janvier 2020, étant donné qu'il n'est pas qualifié. L'ancien Diable Rouge a encore beaucoup de chemin à parcourir, et les prochaines semaines ne seront pas de trop pour lui permettre de retrouver la forme et se convaincre lui-même qu'il peutlefaire. La question qui se pose, dans le cas de Vanden Borre qui n'a joué que 12 matches au cours des quatre dernières années, est de savoir comment il réagira au premier contretemps ou à la première blessure. A Montpellier, son manque de résistance mentale lui a été fatal. La préparation avait été parfaite, mais il s'est découragé lorsqu'il a subi une petite blessure et a ensuite jeté le gant. Si Vercauteren et Kompany réussissent dans leur entreprise, le Chief of football Michael Verschueren pourra apposer un check sur sa petite liste. Mais il apparaît déjà que Verschueren junior devra se montrer plus perspicace sur le marché de transferts. En janvier, après une conversation avec le propriétaire du PSG Nasser Al-Khelaïfi, il était convaincu que le club parisien pourrait l'aider à faire venir quelques jeunes talents français. Mais on ne lui a guère proposé plus qu'un jeune défenseur central qui évolue avec le PSG B, en cinquième divison. Le même scénario s'est reproduit avec Manchester City. Via Sebastian Arnesen, le fils de Frank Arnesen, des contacts avaient été pris avec la direction sportive des Citizens, qui se serait engagée à acheter des joueurs et à les louer directement à Anderlecht. Même si rien n'avait encore été entériné sur papier, Verschueren avait l'intention d'annoncer cette collaboration lors d'une réunion de supporters en fin de saison dernière. Il a fallu une intervention en dernière minute de Marc Coucke pour que Verschueren abandonne son idée. Bref : Vercauteren et Kompany ne mèneront leurs projets à bon terme qu'à la condition que Verschueren développe une vision totale basée sur un plan de plusieurs années. Y compris des objectifs qui doivent être atteints endéans les trois, cinq et dix ans. Sous le slogan " We brought the legend back. We made the impossible possible ", Coucke et Verschueren étaient convaincus qu'ils laisseraient un héritage à Anderlecht.