L'Ifab, l'instance garante des lois du jeu, a donné en mars 2016 son accord pour une phase expérimentale d'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage. À partir de la saison 2017-2018, le VAR a été introduite en Serie A et en Bundesliga puis, l'année suivante, dans les championnats de France et d'Espagne. La Premier League anglaise a suivi en 2019. Au plan international, la FIFA a poussé en faveur d'une mise en place du dispositif dès la Coupe du monde 2018 en Russie. "Il s'agit d'éviter les erreurs majeures et manifestes, pas de réarbitrer avec la technologie", disait alors Pierluigi Collina, président de la commission des arbitres FIFA. L'UEFA a choisi de suivre le mouvement et le VAR est arrivée en Ligue des champions en février 2019 puis, cet été, à l'Euro. Lors de la dernière édition, en 2016 en France, c'est l'arbitrage à cinq qui était en vigueur. L'objectif annoncé au moment du lancement du dispositif était celui d'une "interférence minimale pour un bénéfice maximal". L'UEFA l'a rappelé lundi, les assistants vidéo ne doivent intervenir que "quand un arbitre commet une erreur claire et évidente ou en cas d'incident important manqué". Lors de l'Euro, en plus des 18 équipes arbitrales, 22 arbitres seront en charge du VAR. Ils seront basés à Nyon, en Suisse, au siège de l'UEFA, où deux "VAR-Rooms" ont été installées. Les équipes VAR sont composées d'un arbitre-vidéo principal (le VAR), qui est en contact avec le central et est épaulé par deux assistants (AVAR), dont un spécifiquement chargé du hors-jeu. Ce groupe est accompagné de trois techniciens vidéo et d'un assistant supplémentaire chargé de coordonner le travail de toute l'équipe. "Nous sommes très à l'aise avec ce système centralisé à Nyon et tous les tests ont été très positifs. Nous sommes sûrs que le VAR sera très utile pendant cet Euro et nous pensons que nous avons les meilleurs VAR du monde", a déclaré le patron des arbitres de l'UEFA Roberto Rosetti. "L'objectif est qu'ils soient attentifs, clairs et qu'ils fassent preuve de cohérence et d'uniformité dans leurs interventions", a ajouté l'ancien sifflet italien. Selon le protocole en vigueur, le VAR ne concerne que quatre cas de figure susceptibles de "changer le cours d'un match": . vérification en cas de but (validé ou non), . vérification en cas de penalty (sifflé ou non), . vérification en cas de carton rouge direct (infligé ou non), . vérification de l'identité d'un joueur sanctionné. Le visionnage des images peut être demandé par l'arbitre central ou, c'est le cas le plus fréquent, effectué à l'initiative des assistants vidéo. La vérification peut concerner l'ensemble de la phase offensive ayant abouti à l'incident, ce qui signifie qu'un but peut par exemple être annulé pour une faute commise très en amont. Les assistants vidéo ne peuvent pas prendre de décision, celle-ci revenant toujours à l'arbitre central. (Belga)

L'Ifab, l'instance garante des lois du jeu, a donné en mars 2016 son accord pour une phase expérimentale d'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage. À partir de la saison 2017-2018, le VAR a été introduite en Serie A et en Bundesliga puis, l'année suivante, dans les championnats de France et d'Espagne. La Premier League anglaise a suivi en 2019. Au plan international, la FIFA a poussé en faveur d'une mise en place du dispositif dès la Coupe du monde 2018 en Russie. "Il s'agit d'éviter les erreurs majeures et manifestes, pas de réarbitrer avec la technologie", disait alors Pierluigi Collina, président de la commission des arbitres FIFA. L'UEFA a choisi de suivre le mouvement et le VAR est arrivée en Ligue des champions en février 2019 puis, cet été, à l'Euro. Lors de la dernière édition, en 2016 en France, c'est l'arbitrage à cinq qui était en vigueur. L'objectif annoncé au moment du lancement du dispositif était celui d'une "interférence minimale pour un bénéfice maximal". L'UEFA l'a rappelé lundi, les assistants vidéo ne doivent intervenir que "quand un arbitre commet une erreur claire et évidente ou en cas d'incident important manqué". Lors de l'Euro, en plus des 18 équipes arbitrales, 22 arbitres seront en charge du VAR. Ils seront basés à Nyon, en Suisse, au siège de l'UEFA, où deux "VAR-Rooms" ont été installées. Les équipes VAR sont composées d'un arbitre-vidéo principal (le VAR), qui est en contact avec le central et est épaulé par deux assistants (AVAR), dont un spécifiquement chargé du hors-jeu. Ce groupe est accompagné de trois techniciens vidéo et d'un assistant supplémentaire chargé de coordonner le travail de toute l'équipe. "Nous sommes très à l'aise avec ce système centralisé à Nyon et tous les tests ont été très positifs. Nous sommes sûrs que le VAR sera très utile pendant cet Euro et nous pensons que nous avons les meilleurs VAR du monde", a déclaré le patron des arbitres de l'UEFA Roberto Rosetti. "L'objectif est qu'ils soient attentifs, clairs et qu'ils fassent preuve de cohérence et d'uniformité dans leurs interventions", a ajouté l'ancien sifflet italien. Selon le protocole en vigueur, le VAR ne concerne que quatre cas de figure susceptibles de "changer le cours d'un match": . vérification en cas de but (validé ou non), . vérification en cas de penalty (sifflé ou non), . vérification en cas de carton rouge direct (infligé ou non), . vérification de l'identité d'un joueur sanctionné. Le visionnage des images peut être demandé par l'arbitre central ou, c'est le cas le plus fréquent, effectué à l'initiative des assistants vidéo. La vérification peut concerner l'ensemble de la phase offensive ayant abouti à l'incident, ce qui signifie qu'un but peut par exemple être annulé pour une faute commise très en amont. Les assistants vidéo ne peuvent pas prendre de décision, celle-ci revenant toujours à l'arbitre central. (Belga)