Dennis Praet à propos...

...du changement dans son jeu depuis son passage en Italie : "Il y a peu, j'ai revu les images de mes débuts. J'étais maigre, gentil et insouciant. Je jouais en 10 et je courais partout. Aujourd'hui, je suis mezzala et on attend autre chose de moi. Je dois participer à la construction et m'infiltrer si c'est possible. Je contrôle davantage le jeu et je suis plus fort physiquement. Je n'ai pas perdu ma créativité mais, en raison de mon placement et de notre style de jeu, elle se voit moins. Au cours de ma première saison, je râlais de devoir jouer aussi bas et d'arriver aussi peu souvent devant le but. La deuxième année, j'ai changé d'état d'esprit : je me suis juré de me concentrer exclusivement sur ma nouvelle place. Mon père me dit toujours que je devrais penser davantage à moi mais j'ai l'esprit d'équipe et ça ne changera jamais. Si j'ai l'occasion de dribbler, je le fais. Mais ça devient rare. Et aujourd'hui, j'ai admis le fait d'arriver moins souvent en position de tir."

...de l'intérêt de la Juventus l'été dernier : "La possibilité existait mais il fallait que toutes les parties s'y retrouvent. Ce n'était pas le cas et désormais, c'est du passé. Je ne regrette rien. On s'intéresse à moi et c'est bon signe : ça veut dire que je fais bien mon travail à la Sampdoria. Un jour, je jouerai dans un plus grand club. Je veux sans cesse me fixer de nouveaux défis. On ne peut jamais se satisfaire de ce qu'on a."

...des Diables Rouges : "Quand le coach donne sa sélection, je ne suis jamais sûr d'y être à 100 %. Je suis toujours un peu dans l'expectative. Au cours des derniers mois, je me suis bien intégré à l'équipe et je me suis mis en évidence à l'entraînement. Je constate cependant qu'avant les matches, je suis plus nerveux qu'à la Sampdoria. Ça me fait quelque chose de me retrouver avec des stars comme Eden Hazard. Mais je vais m'y habituer."

Par Alain Eliasy

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Dennis Praet dans votre Sport/Foot Magazine