Le making of de l'affiche montrait qu'Anderlecht tâtonnait encore. Quelques heures avant le coup d'envoi, à l'entraînement des Espoirs à Neerpede, on pouvait apercevoir, notamment, Kemar Roofe, Kenny Saief, Albert Sambi Lokonga, Peter Zulj, Knowledge Musona et Thierry Lutonda. Pas de trace de Samir Nasri. Cette séance a montré que Roofe aurait encore besoin de temps pour être tout à fait en forme et qu'une première apparition en Espoirs le lundi n'était pas à l'ordre du jour. Vincent Kompany et Simon Davies annoncent habituellement les noms des joueurs qui doivent se présenter en Espoirs le lundi midi, dans un groupe WhatsApp qui concerne tous les entraîneurs des noyaux A et B.
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Le making of de l'affiche montrait qu'Anderlecht tâtonnait encore. Quelques heures avant le coup d'envoi, à l'entraînement des Espoirs à Neerpede, on pouvait apercevoir, notamment, Kemar Roofe, Kenny Saief, Albert Sambi Lokonga, Peter Zulj, Knowledge Musona et Thierry Lutonda. Pas de trace de Samir Nasri. Cette séance a montré que Roofe aurait encore besoin de temps pour être tout à fait en forme et qu'une première apparition en Espoirs le lundi n'était pas à l'ordre du jour. Vincent Kompany et Simon Davies annoncent habituellement les noms des joueurs qui doivent se présenter en Espoirs le lundi midi, dans un groupe WhatsApp qui concerne tous les entraîneurs des noyaux A et B. Les jours précédant le choc, il y a également eu le retour surprenant d' Anthony Vanden Borre et surtout d' Adrien Trebel. Le médian français, qui avait fêté son retour en Espoirs le lundi contre OHL, avait fait impression par sa mentalité positive. Trebel a également surpris par sa condition physique. Bien qu'il ne soit pas encore à son meilleur niveau, en volume comme en intensité, il a disputé la totalité du match à Bruges. On ne savait pourtant pas combien de minutes il allait pouvoir tenir. Contre OHL, il a joué avec un gps, à l'instar de ses coéquipiers, mais en cours de partie, l'appareil s'est arrêté, empêchant le préparateur physique Bram Geers d'en consulter les données. Après le revers 2-1 à Bruges, Davies s'est quelque peu départi de son rôle de diplomate. Le Gallois a abandonné le discours officiel prôné ces dernières semaines et a dépeint la cinquième défaite de la saison comme le match le plus décevant jusqu'à présent. " Nous ne méritions pas mieux ", a soupiré Davies. " Nous avons joué avec trop peu de personnalité en possession du ballon et notre niveau n'était pas suffisant au niveau du passing. Le Club Bruges est une grande équipe mais nous ne devons pas oublier nos bases. Gagner des duels et conquérir les ballons. Cette journée a été frustrante. Nous avons une équipe jeune mais nous voulons atteindre au moins le niveau du Club Bruges. " Anderlecht a sans doute été effrayé, au Jan Breydel, de ne plus retrouver grand-chose des principes footballistiques instillés par Kompany. Les Mauves ont abandonné la possession du ballon au Club et, à l'exception de brèves périodes, ils n'ont pas eu la moindre intention de jouer. Par moments, c'était comme si Philippe Sandler et DerrickLuckassen n'étaient montés sur le terrain qu'avec une seule mission : balancer tous les ballons en avant, sans but. L'absence d'un homme bien démarqué a accentué l'impuissance offensive du Sporting. Le rectangle adverse est une sorte de no-go zone. Hendrik Van Crombrugge, de loin le meilleur Anderlechtois avec plusieurs arrêts miraculeux, a dû reconnaître que l'équipe manquait de force de frappe. " Quand on n'est pas capable de garder le ballon devant et de se créer des occasions, on met son propre but en danger. " Kompany n'a pourtant pas montré l'ombre d'un doute. Ou plutôt : Vince donne l'impression que tout est sous contrôle. Quand on se promène à Neerpede, on n'a pas le sentiment qu'une crise couve, malgré la piètre récolte de points. Certains employés trouvent même étrange cette absence de pression interne. Du temps de Hein Vanhaezebrouck, beaucoup de membres du club sentaient venir son limogeage. Des joueurs mécontents ne prenaient même plus la peine de taire leurs critiques. Pour le moment, on ne perçoit que peu, voire pas de mécontentement quant au travail de Kompany. Ça pourrait indiquer que tout le monde soutient encore à 100% le fameux processus. Michael Verschueren ne perd pas non plus sa bonne humeur. Samedi, il a pris place à table avec les Espoirs. Il ne se cache pas à Neerpede. Le contraste avec Marc Coucke ne pourrait être plus grand : certains collaborateurs du club n'ont plus vu le président à Neerpede depuis deux mois.